Ce qui frappe au premier abord, c'est la compacité du boîtier. Celui est beaucoup moins haut que les principaux concurrents que sont les Samsung NX10, Panasonic GF1 ou Olympus Pen E-PL1 et si le boîtier reste assez épais, cela est en partie due à la présence d'un large écran LCD monté sur une charnière. Sony a vraiment réussi une belle miniaturisation du châssis du NEX-5 et même si la baïonnette est d'un diamètre moindre par rapport aux reflex de la marque, celle-ci est, par contraste, très imposante.

Sony NEX-5 et Samsung NX10
Sony NEX-5 et Samsung NX10.
Sony NEX-5, Samsung NX10 et Olympus E-PL1
Sony NEX-5, Samsung NX-10 et Olympus E-PL1.

Si le boîtier est très compact, les optiques le sont un peu moins. Si le 16 mm f/2,8 reste peu encombrant, le 18-55 mm devient une belle protubérance lorsqu'il est vissé sur le petit NEX-5. Avec l'optique pancake 16 mm, le NEX-5 peut tenir dans une grande poche de pantalon, une opération plus difficile à réaliser avec le 18-55 mm. Ainsi, les boîtiers Micro 4/3 qui proposent des optiques et des pancakes plus compacts s'avèrent au final plus faciles à ranger dans une poche ou un petit sac.

SI le NEX-3 est légèrement plus haut que le NEX-5, la nouvelle gamme Sony s'avère toutefois beaucoup moins encombrante que le plus petit reflex de la marque et surtout beaucoup plus léger. Un critère vraiment important qui permet d'avoir un NEX sur soi en permanence et donc de pouvoir photographier de plus nombreuses scènes de la vie. 

Sony NEX-5 test reviewx prise en mains ergonomie
Pas de flash intégré dans le NEX-5, mais une griffe propriétaire pour greffer un module externe.

Attention, la taille réduite d'un boîtier n'est pas obligatoirement synonyme de facilité d'utilisation. Le Sony NEX-5 évite l'écueil en proposant une courte poignée, mais bien marquée et recouverte d'un revêtement pour faciliter la préhension. Cette poignée est largement suffisante pour une utilisation avec les légers 16 mm ou 18-55 mm, il faudra sans doute plus d'effort avec un plus lourd et embarrassant 18-200 mm.

Sur le dessus, vous noterez la présence d'un cache entre les deux micros. Celui-ci recouvre la griffe flash. Avec un tel degré de miniaturisation, difficile en effet d'intégrer un flash dans le boîtier d'un NEX-5. Il faudra donc visser un module externe (NG7) sur la griffe. Une opération délicate aussi bien pour fixer que pour désengager le flash. Mieux vaudra ne pas être trop pressé avant d'utiliser le flash. Pour une utilisation plus confortable du flash, il sera sans doute plus sage de laisser icelui à demeure. 

Sony NEX-5 flash

Clairement taillé pour le grand public, le NEX-5 offre une interface plutôt légère : Pas de molette pour les modes d'exposition, pas de mémorisation de l'exposition, pas d'accès direct au réglage de la sensibilité ISO...
Sur ce point, le NEX-5 tient plus de compact évolué que de l'appareil expert, et c'est une vraie volonté de la part de Sony.

Sony NEX-5 test review dos écran

Vous retrouverez donc les réglages les plus communs à savoir la motorisation (rafale, retardateur), la correction d'exposition, les options d'affichage à l'écran et plus curieusement (puisque le flash n'est pas intégré) les modes pour le flash. Vous trouverez également une touche pour déclencher automatiquement l'enregistrement vidéo et deux touches qui réagissent différemment selon les menus et les options. 

Le NEX-5 propose un mode de prise de vue tout automatique assisté (iAuto) capable de déterminer quel mode scène utiliser. Remarquablement efficace, il devrait être largement employé par les débutants et les personnes qui ne veulent pas entrer dans les arcanes de la photo. 

Sony NEX-5 test review écran

Le dos du NEX-5 est en bonne partie occupée par un superbe écran LCD de 7,5 cm d'excellente facture. Il affiche 921 600 points dans un rapport 16/9. Les angles de vision sont larges et les images fluides. En basse lumière, l'affichage devient plus saccadé et plus granuleux, mais le NEX-5 reste parfaitement opérationnel. Pour une utilisation en plein soleil, la luminosité peut être augmentée manuellement pour atteindre 700 cd/m2.

Outre sa bonne qualité, cet écran réserve une botte secrète : il est monté sur une charnière ! Il est donc orientable sur 135° (plus vers le haut que vers le bas). Une belle prouesse technique (l'écran est très fin, tout comme la charnière) et une excellente initiative pour réaliser des cadrages originaux (au niveau de la ceinture, au ras du sol, au-dessus d'une foule...). Pour ma part, j'ai un petit faible pour les écrans montés sur rotule à la fois plus solides (mais aussi plus imposants) et plus polyvalents pour réaliser des cadrages verticaux notamment, ou des autoportraits.

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