Olympus E-PL1 recommandé

Sur le papier, le Pen E-PL1 est installé dans une position étrange : une sorte de compact haut de gamme, sans les réglages experts qui les caractérisent d'ordinaire (G11, GR Digital...). Son terrain, c'est le mode automatique, que l'on peut décaler ou retoucher par une interface qui évite soigneusement tout terme technique.

Cependant, son tarif et son statut d'appareil à objectifs interchangeables le destinent a priori plus à des photographes sinon expérimentés, tout au moins enthousiastes, qui risquent de vouloir rapidement passer à leurs propres réglages et se trouveront fort marris de l'absence de molettes. Le menu général, dans la grande tradition Olympus, sera d'ailleurs réservé à ceux qui savent ce qu'ils font, tant il est touffu d'options variées une fois activées les options personnalisées ("Menu écran").

Et puis, dès que l'on souhaite utiliser le flash, seuls les réglages photo traditionnels sont disponibles : l'interface simplifiée du iAuto devient inaccessible.

Quant à son positionnement dans la gamme Olympus, n'en parlons pas : quoi que clairement placé sous l'E-P2, il dispose d'atouts interdits à celui-ci, comme le flash intégré, le déclencheur vidéo et le mode iAuto amélioré !

Reste qu'à l'usage, l'E-PL1 s'est révélé fort agréable. Une fois calé en iAuto, il fait généralement bon usage de la scène visée et si une correction quelconque est nécessaire, on peut y accéder rapidement. La qualité d'image est sans surprise, conforme à ce que les autres 4/3 (micro ou reflex) peuvent fournir, et l'autofocus est plutôt bon (en particulier depuis le firmware 1.1).

Le E-PL1 devient donc un bon moyen de faire des images de qualité, sans se compliquer la vie avec les réglages. Certes, on peut privilégier une approche plus experte ou plus créative, mais cet appareil est peut-être le premier vrai compact grand public offrant le choix de l'objectif et un grand capteur.

Reste à voir comment il résistera à l'arrivée prochaine des Sony NEX, qui ciblent manifestement le même créneau mais proposent un style et une construction bien supérieurs...

Points forts

Points faibles

Prise en main agréable

Pas de molette de réglage

Mode auto intelligent efficace

Pas de logiciel pour Mac OS X (ni Linux)

Interface de réglages originale et sympathique

Menus toujours aussi austères et difficiles à comprendre pour le béotien

Qualité globales des imagesJPeg

Construction en retrait de celle des E-P1 et E-P2

Gestion du bruit électronique correcte pour un boîtier Micro 4/3

Carte mémoire inaccessible lorsque le boîtier est monté sur un trépied

Simplicité d'emploi au quotidien

Pas de prise micro stéréo et casque en standard

Stabilisation mécanique intégrée

Autofocus continu perfectible (souplesse et silence) en mode vidéo avec le 14-42 mm

Modes artistisques sympatiques

Manque de définition de l'écran LCD

Viseur électronique de qualité disponible, mais onéreux

Format raw propriétaire

Flash escamotable pour déboucher les ombres

Autonomie de la batterie un peu courte

Mode video 720p appréciable avec son mono

Stabilisation mécanique un peu décevante

Gestion de flashes distants sans fil

 

Bouton d'accès direct pour déclencher l'enregistrement vidéo

 

Autofocus de bon aloi, surtout avec le 9-18 mm

 

Caisson étanche disponible

 

Face à la concurrence


Olympus Pen E-P2

La comparaison avec son frère aîné est inévitable. Le E-PL1 s'adresse plus au grand public avec des automatismes soignés et un tarif contenu ; le E-P2 vise un marché plus expert, fan de molettes de réglage et peu regardant sur l'absence de flash intégré. Compatible avec les mêmes accessoires, le E-PL1 n'est cependant sans doute guère un concurrent du E-P2.

Olympus Pen E-P1 + 17 mm


Panasonic GF1

Le GF1 est l'autre adversaire incontournable. Le mode auto intelligent étant LA spécialité de Panasonic, celui-ci est légèrement meilleur, et son autofocus est également marginalement plus efficace. Il est mieux construit et dispose d'un écran deux fois plus défini...

Cependant, le PL1 est beaucoup moins cher et son interface façon téléviseur est un plus pour le public visé, alors que le GF1 s'adresse toujours un peu aux experts (molette de réglages notamment). L'absence de stabilisation intégrée est également un handicap : le E-PL1 propose, lui, cette fonction même avec l'objectif pancake — dont on sait qu'il donne tout leur sens à ces "systèmes compacts".


Panasonic GF1 + 20 mm

Sony NEX-3

À l'heure où nous écrivons, il est trop tôt pour se prononcer sur celui-ci, dont nous n'avons approché qu'un prototype pour une brève prise en mains. Néanmoins, on peut pronostiquer que ce sera lui, le véritable ennemi du E-PL1 : il cible lui aussi le non-technicien, sera proposé à un tarif comparable, mais avec un écran orientable et une construction globalement supérieure. Son zoom de kit stabilisé est un peu plus encombrant ; avec le pancake, ils feront jeu égal, mais le Sony n'aura pas de stabilisation...
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