Ambiance

Trop souvent décriée et considérée comme  comme une "sous-activité" de la photographie, la photographie de mariage n'est ni traitée comme une activité artistique ni comme du reportage (du moins par ceux qui ne la pratiquent pas). Yann Richard regrette ainsi qu'elle est soit souvent "envisagée comme une industrie rébarbative à but uniquement lucratif et sans intérêts artistiques". Pour Marc Lucascio, elle a été "salvatrice" et "lui a permis de vivre de sa passion photographique". Quant à Sophie Boulet, elle a tout simplement arrêté "la photo de presse après 15 ans à shooter les peoples" pour se consacrer en grande partie à ce type de photographie.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielQui a dit que les cadrages de la photo de mariage se devaient d'être classiques ? (Photo Y. Richard)

Non seulement il s'agit d'un métier à part entière (et certains photographes sont spécialisés sur ce créneau), mais elle apporte en plus son lot de sensations pour qui veut travailler avec inventivité et passion la prise de vue.

Car le photographe de mariage est d'abord un photographe social et le relationnel revêt une grande importance. Au-delà de l'accord simplement commercial, le photo de mariage sous-entend une sorte de contrat moral entre les mariés et le photographe, qui devient le garant des souvenirs de ces moments forts. À lui donc de savoir capter les émotions, mettre en scène les mariés et même s'improviser styliste photo (prévoir des accessoires) et varier les cadres, les plans, pour rendre à la fois l'événement dans son ensemble, mais aussi saisir la beauté d'instants plus fugaces.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielPour une image réussie, il faut composer, créer une dynamique, saisir la lumière et... diriger ses modèles. (Photo M. Lucascio)

La photographie de mariage ne s'improvise pas. Elle nécessite une connaissance parfaite de son matériel, mais aussi et surtout de savoir correctement capter la lumière.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielL'effet de lumière diffuse accentue l'aspect céleste du lieu... réussir à jouer avec la lumière est à la fois difficile et essentiel ! (Photo Sokebana)

Créer une relation

Il est préférable d'être à l'aise avec les mariés et de les mettre en confiance. Malgré tout l'attirail dont il est souvent affublé (1 ou 2 appareils avec de gros flashs, un sac photo...), le photographe doit savoir se fondre dans l'événement et être attentif aux moments d'exception. La sympathie, l'attention, l'écoute et la réactivité sont des qualités essentielles. Les conversations animées peuvent devenir d'excellents supports pour des portraits naturels et de belles expressions.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel
Être à l'aise avec les mariés permet de saisir les moments opportuns. Ici nul voyeurisme, juste de la délicatesse. (Photo I. Néry)

Une fois que le contact est pris, je vous recommande donc avant toute chose de rencontrer les mariés (au moins un des deux) et de faire connaissance autour d'un café. Essayez de vous faire préciser le déroulement de la journée. Il est essentiel de savoir quels vont être les moments forts, afin d'axer et d'organiser votre travail autour d'eux.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel
Être au premier plan de l'action sans gêner et saisir les moments forts de la journée.

Une fois que votre planning est établi, essayez de vous rendre en avance sur place. Personnellement, je recommande toujours aux mariés d'accepter de me laisser faire des photos de préparation. Outre le fait de faire mieux connaissance avec eux et de les mettre à l'aise, cela donnera une introduction à votre travail, vous permettra de peaufiner les réglages de votre appareil et vos éclairages, et bien sûr de vous familiariser avec les premiers invités ou la famille. Ici, il n'est pas exclu de se faire plaisir et de mettre un peu en avant son sens créatif, bien au contraire.




 
En couleur ou en noir et blanc, les préparatifs sont un des meilleurs moments
pour laisser parler son sens créatif. (Photos I. Néry et Y. Richard)

Marc Lucascio préfère parler de "vision personnelle" plutôt qu'artistique et rappelle qu'il faut "créer une dynamique dans la narration de la journée". D'ailleurs, précise-t-il, "il faut oser les prises de vue inhabituelles et rompre avec les poncifs un peu trop souvent rabattus". Pour apporter de belles images, "il faut mettre sa touche personnelle", nous confirme Isabelle Néry.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielS'éclater, c'est parfois oser jouer le décalage. Une friche, une posture de photo type "troisième œil", et l'ambiance se crée. Nous sommes loin du cliché mielleux, nos deux tourtereaux savent-ils ce qui les attend ? (Photo Sokebana)

Discrétion et efficacité

Travailler autour des mariés sans les accaparer, faire de belles photos sans être trop envahissant : ici réside toute la difficulté !

Il n'est pas question de monopoliser constamment les mariés au prétexte qu'on est leur photographe et qu'ils doivent se prêter au jeu. Si le jour du mariage est pour eux tant attendu, il n'en demeure pas moins stressant et fatigant. Il convient de tenter de se glisser dans la peau d'un reporter ou de quelqu'un qui travaille en sous-marin. Essayez de ne pas trop vous faire remarquer (difficile quand on a sur soi un 70-200 mm f/2,8 et un flash cobra monté avec le diffuseur...).

Deux écoles existent : le modèle anglo-saxon et les "journalistes à la française". D'un côté, les tenants de la photo posée, très cadrée, avec des portraits de groupe, des mariés, des invités. Dans un style relativement figé, mais traditionnel. De l'autre, ceux qui arborent le blason de la photo de reportage, de la photo prise sur le vif. Si Marc Lucascio ne fait pas poser les mariés, il attend quand même que "les mariés lui "donnent un peu de leur personne". Cependant, comme le rappelle Isabelle Néry, il faut rapporter de belles images et être polyvalent. Pas question de se laisser aller exclusivement à l'une ou l'autre voie : il faut toujours ouvrir l'œil, être sur le qui-vive et jongler entre les 2 méthodes — spontanéité et photos posées.

En tout cas, il y a un bien un point sur lequel tout le monde s'accorde : la photo de mariage est de la photo de reportage ! Pour Sokebana, outre le fait de capter l'ambiance, il est "primordial de se faire oublier, de regarder puis de déclencher".

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel
Saisir l'instant de la signature est tout aussi important que l'échange des alliances. C'est ce moment qui fait foi devant la loi !

Si vous êtes dans une pièce sombre et peu esthétique, parfois un rayon de lumière changera la donne et la tonalité d'une photo. Si vous devez prendre des enfants en photo, n'hésitez pas à vous mettre à leur hauteur. Il est important de diriger une scène et c'est à vous de maîtriser le sens d'une composition. Vous pouvez vous permettre de donner quelques directives, mais surtout essayez de ne pas être trop envahissant ni trop présent. Tout doit se faire en douceur et fluidité — exactement à l'image de ce que les mariés veulent voir comme photos. Le plus délicat est d'arriver à se projeter dans l'album photo final, dans ce que les mariés, eux, veulent voir.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielPour prendre les enfants en photo, se mettre à leur hauteur et... pourquoi pas une photo carrée pour un portrait ?

Techniques et styles

La difficulté de la photographie de mariage est qu'elle rassemble plusieurs techniques photographiques et plusieurs styles de photographie différents. S'il est bon de donner une tonalité d'ensemble à son travail et de trouver son style, la photo de mariage se divise en plusieurs sommes d'exercices et de difficultés.

La photo de mariage évoque très souvent le portrait. Pourtant, ce ne sera pas le seul axe de travail que vous aurez à aborder. Déjà, si vous utilisez un capteur APS-C, n'oubliez pas le facteur de conversion est de 1,5 en moyenne, 2 pour les capteurs 4/3. Du coup, un simple 50 mm peut devenir un 70 mm, voire un 100 mm : une focale bien suffisante pour le portrait dans ces conditions.

Ne négligez pas les "bonnes vieilles focales fixes". Outre leur encombrement réduit par rapport à votre classique trans-standard f/2,8, elles offrent l'avantage d'une ouverture encore plus lumineuse et permettent de jouer avec les profondeurs de champ (nous reviendrons sur ce point plus tard).

Pour autant, le trans-standard n'est pas à mettre de côté, au contraire ! Si vous avez la chance d'être équipé d'un modèle avec une ouverture constante, on peut dire qu'il sera votre principal outil durant toute la journée de reportage. D'ailleurs, Isabelle Néry ne travaille quasiment qu'avec des zooms, car "tout va très vite, nous n'avons pas le temps de changer tout le temps d'objectif". Attention cependant aux trop courtes focales grand-angle de type 18 mm (équivalent 24 mm si vous êtes en APS-C). Même si elles permettent de tout faire rentrer dans le viseur, elles induisent souvent des déformations géométriques et l'on doit parfois ajuster la distorsion en post-production. Cela peut devenir une question de style aussi : à voir avec les mariés ! Sophie Boulet aussi travaille beaucoup avec ses zooms, la plage totale allant du 16 au 200 mm.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielLe recours au 18 mm (APS-C) est ici d'un grand secours...

Cela dit, les équivalents 35 ou 50 mm (respectivement 24 et 35 mm en APS-C) restent des focales polyvalentes qui vous permettront non seulement d'embrasser les scènes dans leur ensemble, mais aussi les petites saynètes de la journée. Nous l'avons dit, la photo de mariage s'apparente à de la photo de reportage. Même s’il n'est pas question de se comparer à un grand journaliste de presse, il y a quelques similitudes. Vous effectuez un reportage sur les mariés et les photographies les plus réussies ne seront pas nécessairement les photographies posées : saisissez l'instant, ouvrez l'œil ! Les classiques focales de reportages auront ici toute leur place. À dire vrai, et c'est un point de vue personnel, un trans-standard lumineux et une focale fixe, comme un 50 ou un 80 mm (f/1,8 ou f/1,4) pourraient amplement suffire pour toute la journée.

Le choix du diaph

Ici encore, cela dépend de ce que vous voulez dire et des conditions de lumière dans lesquelles vous vous trouvez. Le diaphragme est la pièce qui laisse plus ou moins entrer les rayons lumineux sur votre capteur. Plus vous le fermez, plus la lumière est contrainte de se faufiler dans un trou plus petit, plus vous assombrirez votre scène et plus votre profondeur de champ sera importante. Accessoirement, jusque généralement une ouverture de f/10 ou f/11, plus vous gagnerez aussi en piqué (au-delà de f/11 apparaît souvent un phénomène de diffraction et la perte de piqué devient sensible).

À l'inverse, une grande ouverture entraîne certes une perte de piqué, mais rend l'objectif plus lumineux et fait baisser la profondeur de champ (la zone de flou avant et après la zone de mise au point). Cela permet souvent de créer des effets artistiques et de jouer sur l'étagement des plans.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielUne composition réussie grâce à la grande ouverture et l'étagement des plans. (Photo M. Lucascio)

Olivier Tops avoue : "J'aime les grandes ouvertures, ça permet d'être plus créatif, spécialement avec mon couple d'objectifs fétiches : les fameux 35 mm f/1,4 et le 85 mm f/1,2 de chez Canon", mais il prévient : "il faut manier les grosses ouvertures avec prudence"... En effet, la très faible plage de mise au point renforcera la zone nette. Évitez donc les zones moins gracieuses et moins expressives : le front, le nez, les joues. Il est souvent préférable de faire le point sur les lèvres, la commissure ou les yeux.

Sensibilité et vitesse

Avec les progrès des boîtiers en matière de gestion du bruit électronique, j'aurais tendance à énoncer une règle en ce qui concerne la photo de mariage : mieux vaut une photo bruitée qu'une photo floue. Effectivement, avec les nouveaux algorithmes de calculs de certains logiciels de débruitage (Noisewear, par exemple), il est possible de nettoyer une photo prise en haute sensibilité sans pour autant nuire au rendu de détail et à la lisibilité de l'image. On évitera bien sûr de photographier avec la sensibilité la plus élevée du boîtier, mais si votre appareil est suffisamment récent, vous pourrez facilement déclencher à 1 600 ISO sans flash pour préserver l'ambiance lumineuse.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel
Pour garder les teintes en se passant du flash et figer l'action : 1/100 s, f/2,8, 1 600 ISO.

En plein format, avec un Nikon D700 par exemple ou un Canon 5D Mk II, il est même tout à fait possible d'utiliser des images à 3 200, voire 6 400 ISO selon la destination des clichés (format d'impression, livre photo, diaporama...).

Beaucoup de nos interviewés n'hésitent pas non plus à shooter entre 800 et 1 600 ISO. À ces valeurs et en ouvrant en grand son diaphragme, à f/1,4 ou f/1,8, on peut se passer du flash et de ne jouer qu'avec la lumière ambiante. Sur son D700, Sokebana utilise même des valeurs dites "intermédiaires", entre 2 000 et 2 400 ISO. Idem pour Marc Lucascio, qui attend de pouvoir s'offrir un 5D Mk II pour pouvoir jouer "à 1 600 ISO sans vergogne". En effet, à ces valeurs, "ça granule et sur ces appareils haut de gamme, le grain n'est pas sans rappeler la finesse du grain argentique". Alors, pourquoi s'en priver ?

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

Certes l'image est un peu bruitée, mais la lumière est préservée et l'action figée : 35 mm f/1,8, 1/320 s et 1 600 ISO.

Enfin, j'aimerais rappeler une règle fondamentalement simple, mais toujours utile : pour limiter le flou de bougé du photographe, la vitesse de déclenchement ne doit pas être inférieure à l'inverse de la longueur focale. Ainsi, si vous utilisez un 50 mm, il est préférable d'éviter de descendre en dessous du 1/50 s ou 1/80 s (n'oubliez pas la conversion avec les "petits" capteurs APS-C). Cependant, une action, elle, est difficile à figer en dessous du 1/125 s. Pour des photos plus "rapides", il ne reste donc qu'une solution : le flash.

Le flash

En photo de mariage comme en photo de reportage, presque tous les photographes utilisent un flash cobra monté sur la griffe porte-accessoire de l'appareil. L'utilisation d'un flash est en soi une gageure photographique et comment souvent, il y a deux clans : ceux qui l'utilise avec aisance et les "puristes" qui ne "jouent" qu'en lumière naturelle.

Isabelle Néry travaille ainsi "le plus possible sans", Sokebana n'en utilise pas, Marc Lucascio considère même que "le flash est interdit" ; enfin, Olivier Tops crie au secours quand il en entend parler ! "J'en ai toujours un dans la sacoche, mais ne l'utilise que s’il n'y a pas d'autres solutions, étant donné qu'il y a obligation de résultat (et jamais en direct)". Henri Cartier-Bresson disait : "Je respecte trop la lumière, même s’il n'y en a pas, pour utiliser un flash". Nous ne trancherons donc pas sur point...

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

Quitte à monter en sensibilité ou descendre un peu en vitesse, certains préfèrent se passer du flash, même dans les endroits sombres (Photo M. Lucascio)

À l'inverse, Yann Richard "joue beaucoup avec le flash en indirect" et Sophie Boulet considère, elle, "qu'il n'y a pas de règles quant à son utilisation". À chacun d'être à l'aise. En tout cas, il est souvent d'un grand secours.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

Difficile dans certaines circonstances de se passer du flash... Bien orienté, on peut obtenir une lumière au rendu naturel.

Si vous êtes amené à faire des portraits des mariés ou des invités, n'oubliez pas d'activer la fonction anti-yeux rouges, sinon vous devrez les travailler en post-production. De même, à vous de voir si vous devez un peu sous-exposer votre scène et/ou votre flash. En ce qui me concerne, j'ai pris pour habitude de sous-exposer mon flash et ma scène, et bien sûr de le passer en indirect ou de monter une light-box qui permet d'atténuer la violence de l'éclair. Quoi qu'il en soit, quelques essais permettent vite de se rendre compte de la bonne exposition à adopter.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielFlash orienté vers le plafond et muni d'une soft-box : 50 mm 1/160 s, f/6,3, 400 ISO compensation du flash -0,7 Ev.

Regardez aussi si votre boîtier et votre flash vous permettent d'activer la fonction de synchronisation de vitesse rapide en manuel (FP), car elle est essentielle : elle vous permet de dépasser les 1/125 s ou 1/200 s de synchro flash couramment utilisé sur les modes priorité vitesse S et priorité ouverture A. Des vitesses utiles lorsqu'il y a des mouvements rapides — des danses, par exemple — ou tout simplement pour déboucher des ombres en plein jour avec une bonne vitesse afin d'éviter les surexpositions.

Par ailleurs, pour ceux qui tâtonneraient encore avec leur flash cobra (comme je les comprends !), j'ai dernièrement trouvé un réglage qui me permet d'utiliser le flash intégré et d'obtenir un rendu auquel je ne m'attendais pas du tout. Pour cela, passez en mode manuel, choisissez une vitesse qui permet de figer le mouvement (1/125 s, par exemple), fermez le diaphragme aux alentours de f/8, sous-exposez le flash entre -1,3 et -1,7 Ev et compensez avec le correcteur d'exposition le cas échéant. Enfin, passez en balance de couleur flash et réchauffez un peu en ajoutant un peu de magenta... C'est juste une base bien sûr, mais à partir de ces valeurs, amusez-vous et avec un peu d'entraînement, vous aurez des résultats assez naturels.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

Ici le rendu que je souhaitais a été obtenu avec 1/60 s, f/3,2, 320 ISO et compensation du flash -0,3 Ev.

Et le noir & blanc ?

Si tous les photographes interviewés ici reconnaissent volontiers post-traiter leurs images, ils ne le font que pour rehausser les contrastes ou les couleurs. Bien sûr, un petit effet de style comme la couleur sépia avec des contours vignetés donnera toujours une tonalité vieillotte sympathique... mais gare à ne pas trop en faire. De même en ce qui concerne la photo noir & blanc. Mettez-vous d'accord auparavant avec les mariés.

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielPour ne pas séparer le fond et la forme, le noir & blanc ici souligne le romantisme. (Photo I. Néry)

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

Pour souligner le romantisme de certaines scènes, mettre en valeur les liens qui unissent le couple, jouer sur les contrastes lors des préparatifs, le noir & blanc est un excellent moyen d'expression...


En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officiel

En pratique - La photo de mariage, côté photographe officielDe belles scènes de cette journée magnifiées par le rendu noir & blanc. (Photos O. Tops)

Le noir & blanc est également une bonne solution pour contourner le problème sensible de la peau rouge des mariés et des convives, surtout lorsqu'il fait chaud. Voilà qui vous évitera peut-être une bonne séance de retouche.

Et après ?

Il est important de soumettre ses clichés le plus rapidement possible aux mariés, ainsi qu'aux convives. S'il n'est pas toujours facile de transporter une imprimante A3 sur le lieu de mariage, il existe de petites imprimantes à sublimation thermique à la fois rapides et économiques (10x15, 13x18 ou 20x30 cm) qui permettent de proposer des tirages directement en fin de soirée.

Pour les mariés et la famille proche, n'hésitez pas à proposer la réalisation de livres photo (nous en avons testé plusieurs sur Focus Numérique et l'offre est désormais pléthorique). Ces ouvrages sont vraiment de qualité et offrent une autre dimension à l'événement et à vos photos, au-delà des "simples" tirages. Naturellement, la mise en page nécessite de consacrer un peu de temps à la fabrication de l'album, mais c'est une valeur ajoutée qui peut faire la différence. Enfin, n'hésitez pas non plus à proposer des tirages en grand format pour les plus beaux clichés.

Pour conclure

Même s’il y a des écoles très renommées, la photographie est en soi une école et s'apprend en pratiquant. Sophie Boulet ajoute qu'il "faut de la débrouillardise" et qu'elle préfère "des stagiaires photographes qui pratiquent l'école de la vie, sur le tas, plutôt que des lignes d'enseignement qui ne seront jamais mises en pratique". Marc Lucascio ajoute pour qui voudrait se lancer dans la photographie de mariage qu'il "faut d'une part oser, se laisser aller, et d'autre part que la photographie n'est pas de l'infographie !" Inutile en effet d'ajouter moult artifices si le cliché est vide de sens.

Olivier Tops explique qu'il se considère comme un "photojournaliste de mariage" : "C'est à chaque fois un challenge passionnant, pour capturer la magie et raconter l'histoire d'un mariage avec ma sensibilité. Il y a donc bien mille et une manières d'aborder la photo de mariage, l'essentiel étant que le photographe propose un travail qui lui est propre. Qu'il soit traditionnel, photojournalistique, branché, naturel, posé, ce sera au couple de trouver le photographe qui leur ressemble. Car ce type de photo revêt une importance toute particulière, mais est aussi une réelle responsabilité à ne pas prendre à la légère."

Nous remercions chaleureusement de leur témoignage :

> Sophie Boulet
> Marc Lucascio
> Isabelle Néry
> Rêve de Lune
> Yann Richard
> Sokebana
> Olivier Tops
Voir aussi :
> La photo de martiage : conseils aux photographes non officiels, par Pascale Brites
> La photo de mariage : gérer les invités photographes ! par Olivier Fréchard
> Le mariage, reportage photo par Thierry Gonzalez, éditions Eyrolles
> ISPWP - Les meilleures photos de mariage 2015 catégorie humour
> ISPWP - Les meilleures photos de mariage 2014 !

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