Prise en main

Relativement compact et léger, le HMC41 mesure 30 cm de long du pare-soleil jusqu'à l'oeilleton. Son poids de 1,4 kg peut paraître léger, mais il est déjà conséquent pour un caméscope qu'il faudra tenir à bout de poing durant 30 ou 60 minutes.

Le caméscope est vendu avec une poignée qui se fixe sur la griffe du caméscope et s'attache avec deux visses. On l'utilisera pour filmer plus facilement en contre-plongée ou pour porter l'appareil. Elle se détache rapidement si l'on souhaite gagner de la place dans un sac. Bien vu !

Sacoche avec le HMC41La finition du boîtier est un peu "cheap", entièrement en plastique avec un revêtement noir satiné.

La prise de vues s'effectue par le viseur, qui bien qu'équipé d'un large oeilleton, offre un orifice très étroit et une résolution moyenne (113 000 pixels) pour faire le focus manuel. Heureusement, Panasonic a intégré une fonction d'aide à la mise au point qui affiche une barre sur l'écran. Plus elle est grande et plus l'image est nette. Une fonction également présente sur le modèle grand public Panasonic HDC-HS300.

L'écran LCD sert essentiellement à paramétrer le menu grâce à son revêtement tactile. D'une diagonale de 6,8 cm pour 230 000 points, il offre une qualité d'affichage moyenne, mais suffisante. La navigation dans le menu est facile et intuitive. Tout est en français et les réglages sont classés par rubrique. Il suffit de valider son choix d'un coup de doigt comme sur les caméscopes grand public.

Bien sûr, de nombreuses fonctions sont accessibles directement sur le boîtier. C'est le cas du Focus qui s'effectue par une bague à l'infini non graduée. Celle-ci peut également régler l'iris en le spécifiant dans le menu. On dispose également de trois boutons USER auxquels on associe une fonction via le menu pour déclencher le gain, le diaphragme ou l'oscilloscope. Un bouton permet aussi d'activer ou non le stabilisateur d'image optique.

Point important, le HMC41 ne dispose que d'un seul emplacement de carte SDHC sachant qu'une carte de 4 Go autorise seulement 24 minutes de tournage. Mais rassurez-vous, le HMC41 peut recevoir des cartes allant jusqu'à 32 Go ce qui représente tout de même 3h20 d'enregistrement en qualité maximale (mode PH). C'est suffisant pour un tournage. Attention, seules les cartes SDHC de classe 4 minimum sont acceptées. La batterie fournie VW-VBG260 est particulièrement importante : environ 3 heures d'autonomie !

L'objectif Leica Dicomar renferme un zoom 12x. C'est un rapport suffisant pour faire des gros plans jusqu'à 10 mètres, mais la focale démarre à 40,8 mm en équivalent 35 mm ce qui est hélas loin d'un grand-angle. Dommage, car cela aurait marqué la différence avec le 39 mm du JVC GY-HM100. Quant au stabilisateur d'image optique, il est plutôt efficace. L'optique est devancée d'un pare-soleil et protégé par un capuchon rectangulaire peu esthétique, on attend avec impatience que Panasonic adopte une protection plus ergonomique comme Sony avec ses volets.
Panasonic AG-HMC41 test review

Connectique

Par défaut, le HMC41 est vendu en configuration "grand public", c'est-à-dire sans le bloc de connexions audio XLR et le micro. Vous disposerez donc uniquement des prises intégrées. À l'arrière : une sortie Composite (À/V), une sortie Composante,  une prise casque et deux prises Remote pour commander le zoom, le focus ou l'iris depuis une télécommande de trépied. À l'avant : une sortie HDMI, une prise USB, une entrée micro mini-jack et une prise DIN pour connecter le module XLR en option. Le HMC41 intègre aussi un micro 5.1 à l'avant, que l'on trouve sur les versions grand public du fabricant.

L'adaptateur XLR est le AG-MYA30 vendu 280 euros HT (335 euros TTC) avec lequel on vous conseillera le micro Panasonic AG-MC200 à 380 euros HT (455 euros TTC). L'adaptateur intègre deux prises XLR avec alimentation fantôme 48 Volts. Il se visse sur la poignée et dispose d'interrupteurs pour sélectionner le type de périphérique audio (Micro ou Line) et le canal (CH1/CH2). Des boutons permettent également de régler séparément le volume de chaque canal.

Note : Il est impossible d'enregistrer simultanément avec un micro mini-jack, un micro XLR et/ou le micro intégré. Vous devrez forcément choisir l'une des trois sources audio. Par ailleurs, la prise de connexion DIN reliant le module au caméscope s'est révélée assez difficile à retirer.

AG-MYA30 AG-MC200
Panasonic AG-MYA30

Panasonic AG-MC200















Format d'enregistrement

Le HMC41 filme au format AVCHD basé sur le codec H.264. Son avantage est de permettre l'enregistrement en haute définition sur un espace de stockage relativement restreint et de proposer différentes qualités grâce à un débit variable.

En mode HP (24 Mbps) :
- 1920x1080 (50i/25p)
- 1280x720 (25p/50p)

D'autres paliers de débits inférieurs sont disponibles pour augmenter le temps d'enregistrement :
- Mode HA : 1920x1080 en 17 Mbps
- Mode HG : 1920x1080 en 13 Mbps
- Mode HE : 1440x1080 en 6 Mbps

Les fichiers sont enregistrés sur une carte SDHC (classe 4 minimum). L'emplacement est situé sur le flanc gauche du caméscope avec un volet de protection.

Panasonic AG-HMC41 de dos test review

Qualité d'image

La variété des formats et des réglages permet d'obtenir de très bons résultats quelque soient les conditions de tournage. Pour un court-métrage on filmera par exemple en 1920x1080 / 25p avec un réglage Gamma "Cine-Like D". Pour un clip sportif contenant des plans en mouvement, un profil 1280x720 en 50p sera plus adapté. Cette souplesse des formats fait du HMC41 un caméscope plus polyvalent que certains modèles concurrents comme le Sony HDR-AX2000 prévu pour février à 4 400 euros et qui se limitera au 1080i.

Concernant la colorimétrie et le contraste, on bénéficie du traitement séparé des couleurs primaires RVB (rouge, ver, bleu) par les trois capteurs MOS. Le rendu dépend aussi des réglages de l'iris et de la balance des blancs que vous calibrez. En mode automatique (ATW), le caméscope est parfois débordé par les changements de lumières. On peut donc basculer en Manuel pour faire son blanc ou sélectionner une température prédéfinie (3200K / 5600K) en pressant successivement le bouton WHITE BAL.

À gauche, la balance des blancs est en automatique (ATW), à droite en valeur 3200K

Chose regrettable, il n'y a pas de filtre ND que j'aime surnommer les "lunettes de soleil" du caméscope. Il faudra donc gérer l'exposition uniquement avec la molette de l'iris situé sur le flanc du caméscope. Panasonic a néanmoins intégré une fonction baptisée DRS qui peut aider en contre-jour. Accessible dans le menu, le DRS est débrayable sur 3 niveaux et réduit le contre-jour. Voici un exemple en images :

À gauche l'image sans DRS, à droite l'image avec le DRS activé en niveau 3

En terme de sensibilité, les capteurs d'1/4 de pouce ne font pas des miracles. Le bruit est inévitable en basse lumière, mais le gain est débrayable jusqu'à 24 dB par incréments de 1 dB, et peut être associé à un bouton USER.

Le HMC41 possède également une fonction de détection des visages (très utile pour les films de mariage) et un mode Pre-Rec qui permet au caméscope d'enregistrer en continu grâce à une mémoire tampon qui se vide périodiquement. Celle-ci permet de mémoriser les 3 secondes qui précèdent l'enregistrement. En clair, si vous pressez le bouton rouge trop tard au moment où les mariés s'embrassent, le plan sera quand même enregistré (encore faut-il que les époux soient bien cadrés 3 secondes avant).

Post-production

Le HMC41 filmant sur carte SDHC, la récupération des clips est très facile. Il suffit de posséder un emplacement SD sur son ordinateur et de faire un glisser-déposer des fichiers pour tout récupérer et commencer son montage. La carte SDHC est en effet le support à mémoire flash le plus répandu aujourd'hui et presque tous les ordinateurs portables vendus sur le marché en possèdent un. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez toujours utiliser le câble USB pour connecter directement le caméscope au PC.

C'est après que les choses se gâtent. Le HMC41 enregistre au format AVCHD, un format issu du marché grand public qui donne bien du souci au montage en raison de son taux de compression élevé. Si les logiciels actuels acceptent sans broncher d'importer les clips du HMC41, la moindre manipulation des fichiers mobilise d'importantes ressources du processeur.

En pressant la barre d'espace pour lire un clip sur la timeline je constate un temps de latence de 1 à 2 secondes (le temps pour le PC de décoder le flux AVCHD). Un décalage assez consternant lorsqu'on travaille avec un PC sous Windows Vista 64 bits cadencé avec 4 processeurs de 2,5 GHz et 6 Go de mémoire vive.

Conscient du problème, Panasonic recommande l'achat du logiciel Edius Neo 2 Booster (229 euros) capable de lire un flux AVCHD en pleine résolution dans votre projet. Le logiciel est même offert si vous achetez le HMC41 avant le 30 avril 2010.

Cette option fait presque regretter le HDV si fluide au montage. Sur ce point, il faut noter l'avantage décisif du JVC GY-HM100 qui filme en 1080i et 720p sur carte SDHC tout en offrant une souplesse remarquable au montage grâce à un encodage Mpeg-2 encapsulé dans un fichier MP4 / MOV.
Edius Neo 2



L'interface du logiciel Edius Neo 2 capable de gérer le flux AVCHD

Note : On peut s'interroger sur l'intégration de l'AVCHD par Panasonic dans un caméscope professionnel sachant que ce format est une calamité en postproduction. Ce n'est d'ailleurs pas le premier modèle à en disposer puisque l'AG-HMC71 filmait déjà en AVCHD. Ce choix marketing peut s'expliquer par la dernière génération de chipset d'encodage exclusivement basé sur le MPeg-4/H264. Après avoir écoulé les anciens codecs MPeg-2, les fabricants de caméscopes doivent aujourd'hui intégrer des chipsets MPeg-4 dans leur production pour optimiser les coûts en usine et rester compétitifs. C'est sans doute ce qui explique l'adoption soudaine de l'AVCHD par Sony dans son nouveau format NXCAM après avoir vanté les mérites du Mpeg-2 Long GOP du HDV durant des années.

Certes, le montage est physiquement possible en AVCHD. En voici la preuve : une vidéo tournée en 1280x720/50p lors d'un défilé au salon du mariage et montée sur le logiciel Vegas Pro 9. Aucune retouche n'a été appliquée. Sur certains plans la balance des blancs était calibrée en automatique (ATW) et sur d'autres en manuel (AWB), la différence se voit très nettement.

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