
Quatre boutons se répartissent le long de l’écran LCD et permettent d’accéder rapidement aux réglages courants comme l’accès aux menus, la désactivation de l’écran LCD, l’annulation d’une prise de vue et la visualisation des images. L’Alpha ne dispose pas d’écran LCD sur le dessus de l’appareil, tout l’espace étant occupé par les deux molettes de réglages. Il faudra donc se « contenter » du bel écran arrière de 6,35 cm de diagonale pour paramétrer l’appareil. Celui-ci est très lumineux et bien lisible même par beau temps tout en offrant un champs de vision extrêmement large. Tous les principaux paramètres de la prise de vue sont donc affichés en permanence à l’arrière : nombre de vues, sensibilité, format image, correcteur d’exposition, mode couleur, balance des blancs, mode autofocus, mesure de la lumière…il ne manque pas grand-chose. Même la nouvelle fonction Dynamic Range (décrite un peu plus loin) est affichée.
Il repositionne automatiquement les photos dans le bon sens
Contrairement à Canon sur l’EOS 400D, l’affichage des paramètres est en blanc sur noir. Si cela ne gêne pas trop la lisibilité, ce procédé a le petit avantage d’être moins lumineux que son concurrent qui affiche en noir sur blanc. Un petit détail qu’apprécieront toutefois les photographes de spectacle qui perturberont moins l’ambiance générale. Tout comme sur les précédents Dynax 5D et 7D, l’Alpha 100 propose une rotation automatique de l’affichage écran en fonction de l’orientation du boîtier. Un vrai plus qui évite bon nombre de contorsions. Le principe n’est malheureusement pas suffisamment abouti et les menus ne profitent pas de cette option. Dommage, car une fois vissé sur un pied, les informations sont affichées à 90° comme sur tous les autres appareils. Sur la question des rotations automatiques, l’Alpha 100 inscrit dans les données Exif l’orientation de l’appareil. Ainsi, si votre logiciel est compatible, les images seront automatiquement positionnées dans le bon sens. Avec 230 000 pixels, l’affichage de l’écran est bien détaillé et les deux touches de zooming permettent de contrôler facilement la netteté d’une image. Petit plus appréciable, la molette de réglage permet de faire défiler rapidement toutes les images en conservant le niveau de zoom, idéal pour vérifier la mise au point sur une série de shoot. À noter également l’extrême rapidité de visualisation des images qui permet de naviguer avec aisance dans un grand nombre de photos. Pour autant, cet écran n’est pas exempt de critique et s’il permet de vérifier la mise au point, il est impossible de surveiller la colorimétrie tant le rendu est forcé. Les couleurs sont très saturées surtout dans les teintes chaudes. De fait, il est difficile de paramétrer les valeurs de la balance des blancs (les réglages sont pourtant nombreux et fins) et d’en vérifier le résultat sur l’écran. Autre point à revoir, l’affichage de l’histogramme qui se limite à l’exposition, alors que les valeurs sur les trois couches auraient été un plus non négligeable pour connaître les limites de récupération d’une photographie.
Les menus de l’Alpha 100 directement accessibles depuis le bouton ad hoc sont hérités des Dynax. Sans
être incompréhensibles, ils ne sont pas vraiment intuitifs et nécessitent un peu d’entraînement. Le formatage d’une carte,
fonction assez utilisée, nécessite le passage par 3 onglets. Ce point n’est toutefois pas vraiment primordial, les
principaux réglages s’effectuant par les molettes chromées aux menus beaucoup plus clairs.
Sur ce point, l’Alpha est sans doute encore un modèle de transition. Par défaut, le boîtier accepte les cartes Compact Flash de type I et II (Microdrive). Comme chacun le sait, Sony est assez tenace sur ses formats propriétaires (le MiniDisk est un bon exemple) et bien sûr, il est possible d’utiliser les cartes au format Memory Stick Duo et Duo par l’intermédiaire d’un adaptateur. Gageons, sans grand risque, que le prochain reflex Sony utilisera indifféremment les Compact Flash et les Memory Stick sur deux emplacements bien distincts. Il y a peu de chance de voir apparaître un slot SD sur les appareils de la marque. Dommage, car ce dernier format a, semble-t-il, plus d’avenir que le vieillissant (et honorable) format CF. Les spécificités SD viennent d’évoluer récemment et les nouvelles SDHC (High Capacity) atteindront prochainement 32 Go de capacité avec des taux de transfert toujours plus rapides. La Compact Flash est certes plus imposante (et donc plus facilement manipulable), mais les picots de connexion restent un des points de fragilité. Quant aux Memory Stick, elles ne rivalisent toujours pas en terme de taux de transfert.
Important fabricant de batteries, Sony ne pouvait que proposer ses accumulateurs Infolithium (7,2 V, 11,5 Wh) dans son premier reflex. Exit donc les batteries Konica-Minolta (qui ne seront pas compatibles avec ce nouveau boîtier). Pourtant, le remplacement de batterie semble avoir été un peu rapide et l’Alpha 100 ne dispose pas de la spécificité de ses batteries, à savoir l’affichage à la minute près de l’autonomie restante. Une autonomie relativement confortable, l’Alpha 100 autorisant entre 500 et 600 déclenchements avec une utilisation plus que modérée du flash et un Eye-Start en fonctionnement. Si vous n’avez pas la gâchette trop sensible, cela vous permettra de partir sereinement en week-end photo. Les autres seront sans doute tentés de glisser une seconde batterie dans leur sac, car malheureusement, il n’existe pas pour l’instant de grip d’alimentation pour l’Alpha 100. Un oubli fâcheux pour ceux qui veulent partir en reportage photo, le grip assure une bonne alternative aux batteries (il est souvent possible d’alimenter l’appareil via de simples piles AA) et un bon confort de prise en main