Sony alpha 100  

Un œil dans le viseur permet de positionner facilement le reflex : grand public. Avec un grossissement de 0,83x, la visée est malheureusement un peu étroite et à peu près équivalente à celle du Canon EOS 350D (et 400D…) ou du Nikon D70. Les nouveaux concurrents que sont les Nikon D80 et Pentax K10D avec un grossissement de 0,95x seront nettement plus séduisants. Le pentaprisme du Dynax 7D a été délaissé au profit d’un pentamiroir plus léger et moins encombrant, mais également moins lumineux. Pourtant, la visée de l’Alpha 100 est relativement claire et précise. Deux qualités imputables à l’excellent verre de visée Spherical Acute Matte qui utilise un fin réseau de microlentilles de 20 micromètre de diamètre. L’écran arrière présentant un grand nombre d’informations sur la prise de vue, l’affichage du viseur est finalement un peu pauvre. Toutefois, en plus des traditionnelles données sur la vitesse, l’ouverture et la compensation d’exposition, vous trouverez un indicateur d’activité de la stabilisation mécanique. Outre le côté sympathique de la chose (oui, c’est sympathique), cette information est également pédagogique et permet de trouver la position la plus stable (celle ou l’activité de la compensation de mouvement est la plus faible) avant de déclencher. Par contre, ne comptez pas sur le viseur pour vous indiquer la sensibilité ISO utilisée ou le nombre de vues restantes. On pourra également reprocher l’absence d’affichage de quadrillage dans la visée (comme sur les Nikon par exemple) en plus des traditionnels collimateurs autofocus.

Système Autofocus

Peu de changement concernant le système autofocus, vous retrouverez les 9 collimateurs déjà présents dans le Dynax 5D. Petite spécificité à Konica-Minolta (et donc Sony maintenant), les quatre collimateurs d’angle inclinés à 45° permettent de détecter plus facilement un sujet sur les bords de la visée. Les quatre autres collimateurs sont horizontaux sauf le 9e collimateur central en croix pour une réactivité accrue aussi bien pour des cadrages horizontaux que verticaux. Le système AF est assez discriminant et permet de faire le point même en conditions lumineuses délicates. Contrairement à Canon ou Nikon, l’Alpha 100 ne dispose pas de lampe d’assistance pour éclairer le sujet afin de faire rapidement le point dans la pénombre. À défaut, ce sont les éclairs du flash qui sont utilisés pour illuminer la scène pendant un bref instant laissant le système AF faire le point. Si le flash est moins discret (les éclairs sont plus violents), il est également moins commode, puisque celui-ci ne s’ouvre pas automatiquement, il faudra penser à le déployer pour réaliser la mise au point.


A. Les Objectifs
B. SAL DT 18-70 mm
    f/3,5-5,6
C. SAL 16-80 mm f/3,5
    Carl Zeiss
D. SAL 85 mm f/1,4
Les objectifs

En rachetant les activités reflex de Konica-Minolta, Sony assure désormais seul la pérennité de la monture Minolta AF et dispose immédiatement de la gamme actuelle de l’ancien opticien rebaptisée pour l’occasion SAL pour Sony Alpha Lense. L’Alpha 100 est livré en kit avec un SAL DT 18-70 mm f/3,5-5,6 qui correspond à une plage focale d’un 27-105 un peu plus intéressant que le classique 18-55 mm de Canon par exemple. Cet objectif se rapproche plus du Nikkor AF-S 18-70 mm f/3,5-4,5 à la différence près que l’objectif Sony ne possède pas de motorisation ultrasonic (le Nikkor 18-70 est Silent Wave Motor). Ce point est d’ailleurs l’un des points faibles de la gamme qui ne possède pas pour l’instant de motorisation interne (donc plus rapide que la motorisation du boîtier). Pour l’instant, car Minolta dispose déjà de cette technologie présente sur des objectifs pros (300 mm f/2,8 APO SSM pour Super Sonic Motorisation) et il est raisonnable d’imaginer une gamme complète d’objectifs adaptés au numérique (format APS) et dotés d’une motorisation interne. En effet, la motorisation actuelle est un peu plus lente que ses concurrents et surtout beaucoup plus bruyante. À noter que Pentax devrait également présenter ses premiers objectifs dotés d’une motorisation interne.

Si Sony hérite de l’ancienne gamme argentique (et numérique) de Konica-Minolta, il apporte également sa contribution à l’élargissement de l’offre avec de nouvelles références signées Carl Zeiss. Les revendeurs pourront bien présenter un SAL 16-80 mm f/3,5 Carl Zeiss (24-120 mm eq. 24x36) et quelques optiques d’exception comme un SAL 85 mm f/1,4 ou un 135 mm f/1,8 (1400 euros). Quoi qu’il en soit, l’Alpha 100 arrive avec une gamme assez complète d’objectifs (neufs ou d’occasion) allant du fish-eye au zoom transstandard 18-200 mm stabilisé par l’appareil. Comme nous le verrons dans la section Qualité des images, le 18-70 mm n’est pas un mauvais zoom : l’aberration chromatique est bien contenue, tout comme la distorsion et le vignettage. Seule la précision souffre un peu, il faut dire qu’un capteur 10 millions de pixels exige des optiques assez performantes.

Balance des blancs

Le réglage de la balance des blancs est l’un des plus complet disponible sur des reflex de cette gamme. En effet, vous disposez des désormais classiques balances pré-réglées (auto, soleil, nuageux, ombre, tungstène, fluo et flash) avec la possibilité de réchauffer ou refroidir les teintes. Il est également possible de déterminer la température des couleurs en degré Kelvin (pas de réglage assez fin) et définir manuellement la balance des blancs à l’aide d’une surface neutre. Complet et plutôt efficace.

Mesure de la lumière

Le système de mesure de la lumière a nettement évolué par rapport aux anciennes versions des Dynax numériques. Les incontournables modes de mesure spot, pondérée centrale et multizone sont bien sûr au rendez-vous avec pour ce dernier une mise à jour qui permet d’évaluer la lumière non plus sur 14 zones, mais sur 40, toujours en forme de nid d’abeille. Sur le terrain, le mode matriciel (multizone) est assez performant, les images sont bien équilibrées. Toutefois, certains clichés sont légèrement surexposés.

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