Le magazine féminin ELLE est partenaire depuis une dizaine d'années du festival Visa pour l'Image et organise à chaque édition une table ronde. Cette année, la thématique est « Femen : faut-il montrer ses seins pour se faire entendre ? »
Les actions chocs des Femen, qui utilisent la nudité comme une arme de contestation féministe, provoquent la polémique, suscitant parfois une répression violente comme en Tunisie.
La stratégie de ces amazones topless renouvelle-t-elle le combat féministe? Ou au contraire le réduit-elle au sensationnel? Le corps est-il une arme politique?

De gauche à droite Sondès Garbouj, CAroline Laurent-Simon Valérie Torania, Inna Chevchtchenko, Caroline Fourest et Lydia Guirous © K. Cordova

La table ronde était animée par Valérie Toranian, directrice de la rédaction de Elle, et par Caroline Laurent-Simon, grand reporter de l'hebdomadaire. Etaient présentes, une des porte-paroles des Femen Inna Chevchtchenko, l'essayiste et journaliste Caroline Fourest, Sondès Garbouj présidente de l'antenne tunisienne d'Amnesty International et Lydia Guirous présidente de l'association Future, au Féminin.

Si toutes ces invitées étaient loin d'être en accord, l'idée de faire de son corps le sujet du tabou et non plus que le désir de l'homme était le lien entre toutes.

De gauche à droite Valérie Torania, Inna Chevchtchenko, Caroline Fourest et Lydia Guirous © K. Cordova

Le support de l'expression de l'opinion politique des Femen, mouvement né en Ukraine dans une société patriarcale, met à proprement parlé le féminisme à nu par des actions extrêmes. Le corps nu comme un étendard avec trois fondamentaux : la dictature, l'industrie du sexe et la religion.
Utilisant une posture blasphématoire, ce mouvement athéiste au mode de combat féministe agressif tente de changer le sens du corps nu dans nos sociétés occidentales tout en combattant les considérations sexistes sur les femmes.
Avec le Femen, c'est une nouvelle génération d'activistes explosive qui choque et questionne car elles ont compris que le féminisme radical fait peur. Ces femmes ne sont pas contre les hommes, mais pour elles le féminisme c'est simplement dire je suis une femme et j'ai des droits.

Pour Caroline Fourest , très applaudie à chacune de ses interventions disait « Nous avons plus que jamais besoin de blasphémateurs. Qu'ils se nomment Charlie Hebdo, Taslima Nasreen ou FEMEN. On a le droit de les trouver excessifs et de craindre les foudres qu'ils vont susciter, de ne pas avoir leur courage, mais pas d'aller jusqu'à hurler avec les loups qui ne manqueront pas de se déchainer... »

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Table ronde autour des Femen à Visa



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