Fini l'exubérance des zooms à n'en plus finir. Le RX10 a des allures de reflex, mais techniquement c'est un bridge. Pour résumer à outrance, un RX100 II avec un bon gros zoom. Oh raisonnable, "seulement" 8,3x, avec une focale équivalente à un 24-200 mm. Mais ouvrant à f/2,8 en constant et offrant une distance de mise au point minimale de 3 cm en mode macro.  L'ensemble étant constitué de 14 éléments répartis en 11 groupes, dont 7 lentilles asphériques. Une formule optique plutôt avancée qui expliquera en partie le poids du bridge (813 grammes, soit 300 grammes de plus qu'un RH-300).
Sony  RX10 et son zoom 24-200 mm f/2,8 constant
Comme le RX100 II le RX10 est équipé d'un capteur 1 pouce BSI de 20.2 Mpx, associé à un processeur Bionz X. En terme de gestion du bruit électronique, le RX100 devrait être donc au moins aussi bon que le RX100 II (testé). Dans la catégorie bridges à gros capteurs, Sony a un petit passif avec notamment le fameux R1 révolutionnaire en son temps (2006) qui osait associer un capteur APS-C et une optique polyvalente 24-120 mm. Le temps de la relève est venu !

Optique d'exception

Comme souvent dans le haut de gamme chez Sony, l'optique est griffée Carl Zeiss. La firme allemande s'implique dès la conception de la formule optique et valide la qualité des résultats. Le zoom stabilisé comporte 15 éléments répartis en 11 groupes dont 7 sont asphériques. Pour cette optique, une nouvelle conception de lentilles asphériques a été utilisée : les lentilles AA pour Advanced Aspherical lens. Une Lentille AA peut remplacer 2 lentilles traditionnelles et permet donc de gagner beaucoup de place.

Côté autofocus, Sony affirme avoir travaillé sur la motorisation SSM (Super Sonic wave Motor) et les algorithmes pour accélérer la mise au point automatique. Si toute cette technologie tient ses promesses, le zoom du RX10 devrait faire oublier quelques optiques de reflex. La fabrication est de qualité avec une bague de diaphragme crantée ou non (pour la vidéo) et une bague pour la mise au point. Dommage que le zooming soit uniquement électrique.

La visée est confiée à un viseur électronique OLED de 1 044  000 million de points, et au dos se loge un LCD orientable de 3 pouces pour 1,2 million de points. 
Sony RX10 vue de dos
En terme d'ergonomie, Sony a oublié une seconde molette à l'avant de la poignée pour une utilisation un peu plus experte. Pour conférer au boîtier un look de reflex, les ingénieurs ont même placé un écran LCD de rappel monochrome sur l'épaule gauche.

En vidéo l'appareil promet de belles choses: enregistrement AVCHD HDTV 1080 à 60p/50p/25p et 24p avec prise de son stéréo, la possibilité de relier un micro au format mini-jack et même une entrée XLR sur la griffe porte-accessoire multi-interface. Une sortie casque est également présente. On croit rêver quand on apprend que la sortie HDMI n'est pas compressée pour un enregistrement externe. Enfin l'appareil embarque des connectivités sans fil NFC se Wi-Fi. 
Sony RX10 vue de côté
Bref pour un bridge c'est plutôt une belle alchimie. Un bon capteur, une optique lumineuse et attrayante sur le papier, une bonne bouille de petit reflex. Mais attention, le RX10 vous coûtera la bagatelle de 1 200€ TTC. Un sacré prix pour un bridge, que seule une qualité d'image hors pair saura justifier. 
Source : Sony France


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