Après Panasonic et Olympus avec le micro 4/3, et Samsung avec le format NX, c'est au tour d'un grand nom de l'électronique de présenter une gamme de compacts à objectifs interchangeables : Sony. Avec les NEX (la gamme se décline actuellement en deux modèles NEX-3 et NEX-5), la marque nippone propose un appareil ultra compact équipé d'un nouveau capteur APS-C (la même taille que ceux des reflex grand public) et d'une monture E pour monter différents objectifs. Nous avons pu prendre en main les Sony NEX-5 et NEX-3 et nous vous livrons nos premières impressions.

Sony NEX 5 prise en mains   Sony NEX 5 prise en mains

Les premiers contacts avec les NEX sont pour le moins surprenants : l'appareil est petit, très petit. Côte à côte avec un compact Sony HX5V, le NEX-5 ne dépareille pas, au contraire, ils sont même assez similaires. Les dimensions officielles sont de 110,8 x 58,8 x 38,2 mm (sans objectif) soit à peine plus long et plus épais qu'un HX5V (103 x 58 x 29 mm). Si les dimensions sont proches, la taille du capteur n'est pas du tout la même et le NEX-5 embarque un capteur APS-C de 23,5 x 15,6 mm contre un minuscule 1/2,4" (soit environ 6 x 4,6 mm) pour le HX5V et la plupart des autres compacts.

Sony NEX-3 prise en mains
Avec le 16 mm f/2,8, le NEX-5 se tient du bout des doigts comme un compact...

Le secret ? Comme sur  les autres micro 4/3 et autres NX, la disparition du miroir reflex. La cage du miroir disparait donc et le tirage optique diminue. Sur le NEX,  celui-ci passe de 44,5 mm à seulement 18 mm ! Au passage, le diamètre de la baïonnette (la monture s'appelle désormais E) se réduit pour atteindre 58,9 mm (contre 62,6 mm pour la monture Alpha). Au final et malgré la réduction de taille, la baïonnette E reste imposante sur un NEX-5 et la monture en métal "déborde" de l'appareil et donne un style vraiment singulier à l'appareil. Avec le 18-55 mm monté, la disproportion de l'optique n'est sans évoquer le Sony F828 (et sa fameuse optique orientable). Un bon point pour les nostalgiques. Petit détail, le bouton de déblocage de la baïonnette est situé sur la gauche et il est possible de désengager l'optique de la main gauche tout en maintenant bien l'appareil avec la main droite.

Sony NEX-5 monture eLe Sony NEX-5, la monture E et le 16 mm f/2,8 Panecake.

Prise en main

Malgré la petitesse du corps du NEX-5, le compact tient bien en main grâce à une poignée certes courte (on tient l'appareil avec 3 doigts) mais bien dessinée et bien marquée. Le déclencheur est facilement accessible et la mise sous tension se fait par l'intermédiaire d'une commande spécifique. Le dessus de l'appareil (comme le reste d'ailleurs) est assez dépouillé. Vous noterez la présence des deux micros, la touche pour la lecture des images et une commande pour lancer l'enregistrement vidéo. 

Sony NEX-5 poignée

Vous remarquerez une trappe sur le dessus de l'appareil. Celle-ci recèle une griffe de connexion propriétaire pour brancher un flash (livré avec le boîtier), un viseur optique (FDA-SV1, pour le 16 mm, 180 euros) ou un micro stéréo.

Sony NEX-5 griffe
Sony NEX-5 flash
Le flash livré avec l'appareil (un emplacement dans la bandoulière est prévu pour le transporter facilement) est de nombre guide 7 et permettra de déboucher les ombres d'un contrejour. Pour autant, un flash à visser n'est vraiment pas aussi pratique qu'un flash intégré...

Le dos du NEX-5 est en bonne partie occupée par un superbe écran LCD de 7,5 cm d'excellente facture. Il affiche 921 600 points dans un rapport 16/9. Les angles de vision sont larges et les images fluides. En basse lumière, l'affichage devient plus saccadé et plus granuleux, mais le NEX-5 reste parfaitement opérationnel. Pour une utilisation en plein soleil, la luminosité peut être augmentée manuellement pour atteindre 700 cd/m2.

Outre sa bonne qualité, cet écran réserve une botte secrète : il est monté sur une charnière ! Il est donc orientable sur 135° (plus vers le haut que vers le bas). Une belle prouesse technique (l'écran est très fin, tout comme la charnière) et une excellente initiative pour réaliser des cadrages originaux (au niveau de la ceinture, au ras du sol, au dessus d'une foule...). Pour ma part, j'ai un petit faible pour les écrans montés sur rotule à la fois plus solides (mais aussi plus imposants) et plus polyvalents pour réaliser des cadrages verticaux notamment, ou des autoportraits.

Sony NEX-5 prise en main écran lcd sur charnière
Seule petite crainte : la résistance de la charnière (très fine) dans le temps au fur et à mesure des manipulations.
Sony NEX-5 prise en mains
NEX-5 : une interface pour le moins dépouillée...

L'interface du Sony NEX-5 reste assez dépouillée. Au dos du compact vous trouverez une roue codeuse qui permet de naviguer rapidement dans les menus et les options avec un bouton central pour valider les choix. Le reste ? Deux boutons qui réagissent en fonction des fonctionnalités activées et c'est tout. Pour le reste, il faudra passer par les menus et utiliser une interface graphique plutôt réussie et simple d'utilisation. Les NEX de Sony sont donc clairement orientés grand public et seront sans doute utilisés en mode Automatique intelligent (reconnaissance automatique des scènes). Dans ce cadre, les NEX s'avèrent plutôt performants. Il est bien possible de basculer l'appareil dans un mode à priorité (À ou S) afin de pouvoir jouer avec l'ouverture ou la vitesse d'obturation (le NEX conserve les réglages lors de l'extinction) et la roue codeuse permet de régler les paramètres rapidement et facilement. Pour autant, si vous souhaitez maîtriser la sensibilité ISO, changer le mode de mesure de lumière, il faudra impérativement passer par les menus, ce qui peut vite agacer...La mémorisation de l'exposition (que certains photographes affectionnent tout particulièrement)  n'est également pas présente sur le boîtier.

Sony NEX-5 et Samsung NX10
Les Sony NEX-5 et Samsung NX10 côté à-côté : même taille capteur, baïonnette pratiquement identique, mais concept radicalement  différent. Samsung conserve des allures de petits reflex avec une bonne poignée et un "faux" prisme. Il saura séduire le photographe qui recherche un appareil qui fait "sérieux". À l'opposé, Sony à réduit la taille du boîtier pour ressembler à un compact et ne pas effrayer le débutant. Deux philosophies donc et pour l'instant pas de véritable réponse.

Les NEX sont-ils vraiment moins encombrants que les autres modèles de compacts à objectifs interchangeables ? Si le boîtier NEX est vraiment compact, les optiques le sont nettement moins. Ainsi, avec 16 mm f/2,8 (un 24 mm alléluia !!), le NEX-5 tient à peine dans une grande poche et la manipulation est quasiment impossible avec un 18-55 mm. La remarque est identique pour le Samsung NX10. Pour l'instant, le format Micro 4/3 conserve un léger avantage, la taille des optiques étant plus réduite, l'encombrement est globalement moins important.

Sony NEX-5 Olympus E-PL1 et Samsung NX10

NEX-5 / NEX-3 quelles différences ?

La gamme NEX de Sony se compose pour l'instant de 2 boîtiers, les NEX-3 et NEX-5. À première vue, peu de différences. Il faut prendre en mains les deux appareils pour percevoir les nuances. Le NEX-3 est légèrement plus haut (la baïonnette ne dépasse pas du boîtier), mais surtout la poignée est beaucoup moins creusée. La préhension est un peu moins aisée. La finition est également différente, le NEX-3 est un boîtier en polycarbonate, alors que le NEX-5 est en magnésium. Au touché, la différence est sensible, mais pas flagrante. On note également que la commande de mise en route est située autour du déclencheur. Pour le reste, c'est une copie conforme du NEX-5 : même capteur, même écran et seul le mode vidéo est différent, le NEX-3 filmant en 720p (MPeg-4) alors que le NEX-5 propose du HDTV 1080i (AVCHD)

Sony NEX-5 NEX-3 différence

Un grand capteur, mais pas de stabilisation

Si la compacité est un atout primordial, la grande taille du capteur est sans doute l'argument le plus important des compacts à objectifs interchangeables. En effet, les NEX intègrent un capteur de taille APS-C (les mêmes qui équipent les reflex grand public et experts) largement plus grand que les plus grands capteurs des compacts numériques (2/3"). Les photodiodes sont plus grandes (environ 5,1 µm) et donc plus sensibles. La gestion du bruit électronique est généralement plus performante. 

Sony NEX-5 capteur prise en mains

Pour les NEX, Sony a développé une nouvelle gamme de capteurs APS-C ( 23,5 x 15,6 mm) intégrants plus de 14 millions de pixels. Malheureusement, il ne s'agit pas d'un CMOS inversé (Backlit), mais ce Exmor est nouveau, puisqu'il ouvre la voie de l'enregistrement vidéo sur les NEX et les reflex Sony. 

Nous avons eu entre les mains un boîtier non définitif, mais nous avons toutefois examiné quelques images (impossible pour nous de les publier puisque le firmware n'est pas définitif) sur toute la plage de sensibilité (200-12800 ISO) et les résultats sont d'ores et déjà très intéressants avec un bruit bien maîtrisé jusqu'à 3200 ISO et un 6400 ISO exploitable. Nous attendons avec impatience les premiers exemplaires testables pour confirmer notre première impression.
Un grand capteur, c'est également la possibilité de jouer avec la profondeur de champ, ce qui est beaucoup plus délicat, voire impossible à faire avec un capteur de compact. 

Sony NEX-5 NEX-3
Le 18-55 mm est stabilisé (gauche avec le NEX-3) alors que le 16 mm ne l'est pas (droite avec le NEX-5).

Pour des raisons de place et probablement de coût, la stabilisation du capteur, pourtant le fer de lance de la gamme reflex Sony, n'est pas disponible sur les premiers produits de la gamme NEX. Un message qui sera sans doute délicat à faire passer après un discours marketing qui mettait en avant les qualités de la stabilisation intégrée dans les boîtiers Alpha. En outre, tous les objectifs en monture E ne seront pas stabilisés à l'image du 16 mm f/2,8 et de toutes les optiques Alpha actuellement disponibles. Dommage.

Gamme d'optiques

Pour le lancement de la gamme NEX, Sony propose 2 optiques : un 18-55 mm f/3,5-5,6 stabilisé et un 16 mm f/2,8. Cette dernière optique est dans un format "compact" dit panecake et correspond à un véritable grand-angle 24 mm (ô joie!). Au mois d'août, un 18-200 mm sera également proposé et pour l'instant, la gamme devrait se limiter à ces trois objectifs. Pour un usage grand public, ces 3 optiques sont suffisantes, même s'il manque une véritable optique macro pour parfaire la panoplie. Des compléments optiques sont d'ores et déjà disponibles pour transformer le 16 mm f/2,8 en fisheye (VCL-ECF1, 10 mm, 150 euros environ) ou en ultra grand-angle (VCL-ECU1, 12 mm 150 euros environ).

Il est bien sûr possible d'utiliser une bague d'adaptation (LA-EA1 : 200 euros) pour visser les optiques Alpha sur les NEX; malheureusement, cette bague fait perdre à la fois l'autofocus (mise au point manuelle obligatoire) et aucune optique Alpha n'est stabilisée. 

Optiques panecake Olympus 17 mm f/2,8, NEX 16 mm f/2,8 et Samsung NX 30 mm f/2Les optiques panecake Olympus 17 mm f/2,8 (34 mm en 24x36), NEX 16 mm f/2,8 (24 mm en 24x36) et NX 30 mm f/2 (45 mm en 24x36). L'optique NEX offre l'indéniable avantage d'être un véritable grand-angle.

Autofocus et discrétion

L'absence de miroir oblige également les ingénieurs à utiliser un système autofocus par détection de contraste sur le capteur principal. Ces systèmes sont réputés être plus lents que le système autofocus des reflex par corrélation de phase. Pourtant, les progrès réalisés dans le domaine sont considérables et les autofocus des compacts à objectifs interchangeables sont désormais performants et peuvent rivaliser avec ceux des reflex d'entrée de gamme. 

Sur les NEX et avec le 16 mm f/2,8, l'autofocus s'est montré très véloce (il s'agit encore d'une version non définitive). Avec le 18-55 mm et en mode télé, le système est un peu plus hésitant. Il faudra, une fois de plus, se forger une opinion sur un modèle de série. Mais les premières impressions sont vraiment rassurantes. Pour les ambiances délicates, les NEX disposent d'une lampe d'assistance.

Le système autofocus propose 25 collimateurs en mode automatique et il est possible de sélectionner manuellement une zone de mise au point sur l'ensemble du cadre (spot flexible).

La motorisation des optiques est très silencieuse et spécialement développée pour ne pas troubler l'enregistrement des vidéos. 

Pour autant, les NEX ne sont pas vraiment silencieux comme en atteste l'enregistrement ci-dessous.

Sony NEX-5 son déclenchement

En effet, les NEX ont toujours un obturateur mécanique pour le moins bruyant. Pour des photos en toute discrétion, il faudra repasser. En outre, le système de vibration (pour nettoyer le capteur) totalement nouveau
émet un chuintement peu agréable à chaque extinction de l'appareil.
Sur les reflex, c'est le système de stabilisation qui sert également de système de vibration pour décoller les poussières. Sur le modèle que nous avons eu en main, il n'est pas possible de désactiver totalement l'écran LCD (il est pourtant possible de greffer un viseur optique) et là aussi, l'appareil manque sérieusement de discrétion pour des photographies dans la pénombre.

Vidéo et autres caractéristiques

Les NEX proposent "naturellement" de filmer en haute définition. C'est une première pour un capteur APS-C chez Sony. Le NEX-3 délivre des vidéos en 720p (MMPeg-4 9 Mbps, 30 i/s) alors que le modèle plus haut de gamme propose du HDTV 1080i (AVCHD). Oui, le format 1080 est entrelacé (17 Mbps, 25 i/s) et étrangement, il ne semble pas possible de réaliser des clips en 720p, l'autre définition restant en 1440x1080 (MP4, 12 Mbps, 25 i/s). Une caractéristique qu'il faudra vérifier sur un exemplaire définitif.
Le son est stéréo (les deux micros sont placés sur le dessus de l'appareil, MPeg-4, AAC). La mise au point en continu fonctionne et s'avère très silencieuse.

La mesure d'exposition repose sur un système matriciel de 49 zones et il est possible de compenser la mesure par +/- 2 IL. C'est peu, mais relativement classique. Le bracketing d'exposition autorise, quant à lui, 3 vues successives. Vous retrouverez sur les NEX les technologies maison comme le D-Range Optimizer qui équilibre les zones denses des images et le mode auto HDR apparu avec la série Alpha 550. Celui-ci évolue notablement  avec une rafale de 3 images (contre 2 sur le reflex) à 150 millisecondes d'intervalle avec une exposition différente, l'appareil s'occupant par le suite de fusionner les clichés. Au niveau du mode rafale, les NEX offrent une cadence de 7 i/s (sans AF, ni mesure de la lumière) qui tombe à 2,3 i/s en mode normal sur 16 vues en JPeg et 7 vues en Raw.
Les NEX sont capables d'enregistrer des fichiers JPeg, mais également des fichiers bruts propriétaires.
Comme sur les compacts, les NEX disposent de la fonction panorama par balayage, le boîtier assurant la prise de vue en rafale et l'assemblage des images pour réaliser des clichés jusqu'en 12416x1856 pixels.

NEX-5 Sony prise en main connexions

Au niveau des connexions, vous trouverez une sortie USB standard (merci!) et une sortie mini-HDMI. Pas de prise casque ou micro pour la vidéo. Dommage. Comme la nouvelle gamme de compacts Sony, les NEX acceptent indifféremment les cartes SD/SDHC/SDXC et les Memory Stick. La transition vers le format SD est donc en bonne voie. La carte mémoire se loge dans le compartiment batterie qui s'ouvre en dessous de l'appareil. Vous ne pourrez donc pas changer de carte mémoire lorsque l'appareil est fixé sur un pied. La batterie (1080 mAh) infolithium est annoncée pour 300 vues (norme CIPA) et vous pouvez toujours contrôler la capacité en pourcentage sur l'écran LCD.

Sony NEX-5 prise en mains batterie

Et la 3D !

Lors de notre interview de Hidenori Toyoda (Sony Japon), le responsable marketing, nous avions annoncé l'arrivée prochaine de produits capables de produire des images en 3D. Comme le montre la boîte ci-dessous, les NEX seront les premiers compacts de la marque à proposer cette fonctionnalité. Nous n'avons hélas pas pu tester cette fonctionnalité. En effet, elle sera proposée par une mise à jour du firmware au mois de juillet (les NEX devraient être disponibles au mois de juin). Pour créer des images en 3D, les NEX utilisent la fonction panorama par balayage et il faudra déplacer l'appareil pendant la prise de vue afin de photographier la scène selon différents points de vue. Les images seront enregistrées dans le format standard .MPO et seront directement lisibles sur les téléviseurs 3D Sony.

Sony NEX 5 3D

Les prix

Le NEX-3 sera proposé en gris, noir et rouge :
- en kit avec le 16 mm f/2,8 à 500 euros,
- en kit avec le 18-55 mm à 550 euros,
- en double kit (16 mm + 18-55 mm) à 650 euros.

Le NEX-5 (gris et noir) est proposé à 100 euros de plus soit :
- 600 euros avec le 16 mm
- 650 euros avec le 18-55 mm
- 750 euros en double kit.

Notre premier avis :

Après Panasonic et Samsung, c'est un encore un grand nom de l'électronique grand public qui vient gonfler les rangs des compacts à objectifs interchangeables. Sony arrive sur ce nouveau segment de marché avec des produits très compacts et clairement orientés grand public. Les NEX proposent des caractéristiques innovantes par rapport aux modèles déjà existants comme le mode  panorama par balayage, les images 3D, le mode  vidéos en HDTV 1080, un écran orientable de 7,5 cm et une optique fixe grand-angle (16 mm f/2,8 éq. à un 24 mm en 24x36).
Les NEX sont en outre très compacts et avec l'optique 16 mm panecake, ils tiennent assez facilement dans une grande poche. De nombreux arguments en faveur des deux modèles NEX-5 et NEX-3 qui, sur un plan technique surclassent les concurrents comme les Panasonic GF1, les Olympus PEN ou encore le Samsung NX10. Si nous devons encore attendre les modèles définitifs pour valider ces premières impressions, les premiers essais réalisés avec les NEX sont très enthousiasmants : l'autofocus s'est montré très réactif (principalement avec le 16 mm f/2,8) et très silencieux. Le capteur de taille APS-C semble délivrer de belles images jusqu'à 1600 voire 3200 ISO et l'écran LCD orientable d'excellente facture. Dommage que Sony n'ait pas réussi (ou voulu) à intégrer la stabilisation par déplacement du capteur pour faciliter la visée avec des optiques exotiques ou le 16 mm f/2,8.

Reste le positionnement grand public des NEX-5 et NEX-3. L'interface est très dépouillée et les compacts sont clairement pensés pour être utilisés en mode tout automatique. Bien sûr, il est possible de passer les NEX en mode à priorité (À ou S), la roue codeuse permettant de changer rapidement les valeurs, mais le passage obligatoire par les menus pour changer la moindre option devient vite rébarbatif. Dommage que Sony ne propose pas une version plus "expert" de son nouveau compact, car pour moi, la possibilité de changer l'objectif ou l'utilisation d'une focale fixe ne sont pas des critères grand public. Difficile de comprendre qu'un NEX-5 ou NEX-3 ne propose pour l'instant qu'un zoom 3x alors que les compacts affichent sans vergogne des chiffres bien plus impressionnants (12x sur le Panasonic TZ10, 15x sur le Samsung WB650...) avec un vrai mode macro.

Le positionnement tarifaire est par contre très alléchant avec des produits qui débutent à 500 euros et donc nettement moins chers que la plupart des concurrents. Voilà qui devrait assurer un vrai intérêt aux NEX de Sony.


Nous avons rencontré Édouard Schmitt en charge des produits Alpha chez Sony France et nous lui avons demandé de nous présenter les nouveaux NEX-5 et NEX-3.


L'interview d'Édouard Schmitt est également consultable sur Dailymotion
 
> Les fiches techniques des NEX-5 et NEX-3 sur le site de Sony France

Sony NEX-5 face
Sony NEX 5 prise en mains dos
Sony NEX-5 écran orientable
Source : Sony France
PARTAGER

Vos réactions sur le forum :
Sony NEX-5 et NEX-3 : déjà la prise en mains



Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation