Suite au salon IBC (audiovisuel professionnel) qui se tenait début septembre à Amsterdam, Sony a annoncé la sortie de deux caméscopes 3D. La marque entend bien occuper le segment de la production en relief, mais pas n'importe comment. Le marché de la stéréoscopie s'est en effet beaucoup "refroidi".

Norbert Paquet Sony France avec le caméscope Sony PMW-TD300
Norbert Paquet avec le caméscope Sony PMW-TD300

L'engouement pour la 3D lancé par le film Avatar en 2009 semble s'effriter depuis le début de l'année 2011. La déferlante du relief "à toutes les sauces" n'a en effet pas engendré que des chefs d'œuvre, loin s'en faut.

"Beaucoup de films ont subi une conversion 3D à leur sortie alors qu'ils ne s'y prêtaient pas. Le résultat a été parfois très médiocre et a suscité de grosses déceptions dans le public, mais aussi chez les producteurs", explique Norbert Paquet, responsable marketing de la 3D chez Sony.

Face à ce constat, la marque mise sur la qualité des produits et de la formation des techniciens. "La 3D n'est pas morte contrairement à ce que l'on entend. Simplement la demande se réduit, car la production en relief est complexe et nécessite une formation spécifique pour les opérateurs, mais aussi toute la chaîne de réalisation depuis l'écriture. On revient donc à une approche plus rationnelle de la 3D" analyse Norbert Paquet.

Pour encadrer le segment de la 3D, Sony commercialise deux caméscopes positionnés aux extrémités du marché professionnel :

Le HXR-NX3D ouvre la gamme avec un boîtier de paume qui se veut la déclinaison du caméscope grand public Sony HDR-TD10. Tout de noir vêtu, il dispose d'un écran en relief sans lunettes (assez impressionnant), d'une double optique Sony G (f/1,8) avec zoom 10x et de deux capteurs CMOS Exmor R 1/4 de pouce. La parallaxe (point de convergence des deux vues) s'effectue automatiquement ou manuellement. Les deux flux (droite et gauche) sont ensuite encapsulés dans un même fichier MTS au format AVCHD (rebaptisé NXCAM chez Sony Pro). L'enregistrement se fait en Full HD (1920x1080/50i) sur une mémoire flash. Le HXR-NX3D se distingue de la version grand public par la présence d'un bloc XLR et d'un micro Sony ECM-XM1. Il sera vendu à partir d'octobre au prix de 3 460 euros HT (4 138 euros TTC). Il sera vraisemblablement en concurrence avec le Panasonic Z10000 qui nous a été présenté récemment.

Le second modèle  est le PMW-TD300. Ce caméscope d'épaule 3D marque l'arrivée de Sony sur la production en relief "tout-en-un" jusqu'alors monopolisée par le Panasonic AG-3DA1. Le TD300 est doté d'un écran 3D sans lunettes et filme en FullHD Side-by-Side (images côte à côte) sur des cartes SxS ("S-by-S" pour les intimes) dans la série XDCAM EX de Sony. S'inspirant du caméscope PMW-320, le PMW-TD300 est doté de deux capteurs tri-CMOS 1/2 pouce et offre un entraxe de 45 mm seulement ce qui permet de filmer en 3D de très près (à une distance d'à peine 1,2 m). Le réglage de la parallaxe s'effectue à l'aide d'une grosse molette sur le flanc qui assure aussi la mise au point et le zoom. La sortie du PMW-TD300 est prévue en novembre 2011 au prix de 27500 euros HT (32 890 euros TTC).

Sony HXR-NX3D Sony PMW-TD300
Sony HXR-NX3D Sony PMW-TD300

Avec ces deux caméscopes, Sony répond à deux applications bien différentes. Le NX3D ciblera les productions  d'amateurs passionnés qui sont nécessairement limitées. Le TD300, lui, vise les productions plutôt broadcast.
Source : Sony Professionnel
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Sony dégaine ses caméscopes 3D



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