Sony présente aujourd'hui deux nouveaux boîtiers, les Alpha 33 (600 euros) et Alpha 55 (750 euros) qui ont la particularité de présenter un miroir semi-transparent fixe. Un procédé déjà connu du temps de l'argentique, mais totalement novateur en numérique et surtout exploité ici de manière totalement différente. Les principaux avantages : la possibilité d'utiliser un système autofocus par différence de phase rapide même pendant l'enregistrement vidéo, un mode rafale rapide sans mouvement du miroir, moins de bruit au déclenchement et donc diminution des vibrations suite aux déplacements du miroir. Techniquement, il n'est pas juste d'appeler ces nouveaux boîtiers des reflex (il n'y a plus de visée optique par l'intermédiaire d'un miroir). Toutefois, et pour des raisons de praticité (il est probable que le grand public continue à nommer ces appareils des reflex), nous parlerons ici de reflex en attendant de trouver une autre dénomination.

Sony Alpha 55

Pellix, c'était hier

Si la visée reflex à l'aide d'un miroir qui se relève au moment de la prise de vue est la plus répandue, il faut retourner en 1965, année de présentation du Canon Pellix, le premier reflex à utiliser un miroir fixe semi-transparent. 
Canon Pellix

Le concept est alors totalement nouveau et le reflex utilise un miroir semi-transparent extrêmement fin qui permet de renvoyer dans le prisme en toit environ 1/3 de la lumière pour la visée optique, les 2/3 restants traversant le miroir pour imprégner la pellicule lors de l'exposition. Ce principe est exploité ensuite sur les Canon EOS RT et EOS 1n RS, mais également chez Nikon à la fin des années 70 avec les F-1 HS, F2 H et F3 high Speed. 
 


Le Canon EOS RT (Real Time) et son miroir semi-transparent.

Les avantages de cette technologie sont évidents : elle supprime les mouvements du miroir, limite donc les vibrations lors de la prise de vue et accélère le processus de prise de vue. Il est alors possible d'atteindre des cadences rafale en argentique à 10 i/s (Canon EOS 1-n RS). Revers de la médaille, le miroir fixe diminue sensiblement la luminosité du viseur (30% de la lumière seulement) et nécessite des pellicules plus sensibles. Le miroir fixe, très fin, est également très fragile . Certains photographes estiment également que le miroir semi-transparent dégrade légèrement la qualité des images. Tous ces reflex (Canon, Nikon) n'ont pas vraiment connu un succès commercial.

Sony Alpha 55 prise en mains

Sony Alpha 33 et 55 : c'est déjà demain !

Lors de la présentation des nouveaux  Alpha 33 et 55, Sony n'hésite pas à qualifier ses nouveaux boîtiers de "reflex de demain". En effet, l'utilisation d'un capteur à la place d'une pellicule change radicalement la donne en inversant le schéma classique du cheminement de la lumière dans la cage reflex. Sony utilise le miroir semi-transparent à la fois pour assurer une visée électronique directe permanente, mais également pour profiter de la réactivité d'un système autofocus par différence de phase, lui aussi permanent.
 

Traditionnellement, le miroir reflex renvoie la lumière vers le haut pour assurer la visée optique et il dispose d'un second miroir qui dirige une partie de la lumière vers le bas pour assurer l'autofocus. Le schéma ci-dessus, illustant le brevet déposé par Sony au mois de février, montre clairement qu'une partie de la lumière est dirigée vers le haut vers un capteur AF et que le reste de la lumière traverse le miroir pour venir éclairer le capteur principal. Ainsi, il assure la visée directe sur l'écran LCD arrière, mais également dans le viseur électronique. Principal avantage, le système autofocus par corrélation de phase est disponible en permanence pendant la visée directe et cela change tout...ou presque.

Enfin un "vrai" caméscope

Toutefois cet avantage n'est pas vraiment nouveau puisque la marque propose déjà des reflex avec visée sur écran LCD et autofocus à corrélation de phase rapide sur ses précédentes gammes (Alpha 350, Alpha 450 et 550) avec l'aide d'un second capteur logé dans le viseur optique. L'apparition du miroir semi-transparent change pourtant les résultats, puisqu'avec les Alpha 33 et 55, c'est le capteur principal qui est utilisé pour la visée directe avec une bien meilleure définition à la fois sur l'écran (920 000 points) et sur le viseur (1,4 millions de points). La visée électronique dans le viseur est donc l'un des premiers changements visibles. Le second changement, nettement plus important, est la possibilité de conserver l'autofocus à corrélation de phase pendant l'enregistrement vidéo.

Sony enterre donc l'un des principaux problèmes de la vidéo sur les reflex : l'autofocus par différence de contraste poussif et finalement inexploitable dans une utilisation grand public. Même si les modules AF par contraste présents sur les Panasonic G, Samsung NX et sur les Sony NEX sont de plus en plus rapides, l'autofocus par corrélation de phase reste notablement plus réactif (le système sait dans quel sens il doit réaliser la mise au point) et surtout plus précis sur un sujet en mouvement.
Sony Alpha 55 miroir relevé
Sony Alpha 55 miroir semi-transparent relevé.
Sony Alpha 55 miroir semi-transparent
Le Sony Alpha 55 avec le miroir semi-transparent en place. On devine le capteur derrière et les 3 reflets des ouvertures pour le capteur AF à corrélation de phase.

Sony Alpha 55 capteur AF
Habituellement logé dans le bas de l'appareil, le capteur AF du Sony Alpha 55 est situé en haut à la place du dépoli qui sert à la visée optique.

Malgré notre exemplaire non définitif, il est difficile de résister à la tentation d'utiliser le mode vidéo avec ce nouvel autofocus. Les résultats sont conformes à notre attente : l'autofocus est réactif, mais la mise au point reste souple et fluide grâce aux nouveaux objectifs SAM (Smooth Autofocus Motor) et il n'y a pas d'effet de pompage ! Ceux-ci sont toutefois encore trop bruyants (c'est une des différences avec la motorisation SSM). Il est désormais possible de suivre une personne en mouvement sans aucun problème et le mode vidéo devient pour la première fois réellement utilisable sur un reflex numérique. 

Nous avons comparé la réactivité de l'autofocus en mode vidéo entre un EOS 550D de Canon et le nouveau Sony Alpha 55.


Côté technique, les deux reflex Alpha 33 et 55 disposent des mêmes options pour la vidéo que les compacts NEX-5 : les boîtiers délivrent des fichiers .MTS (encodé en AVCHD, High Profil 4.0, débit 17 Mbits/s, enregistrement entrelacé à 25 i/s) dans une structure blu-ray. Le son est en stéréo (AC-3, 256 Kbps).
Il est également possible d'enregistrer les clips dans un fichier .MP4. Dans ce cas, on reste dans un codec AVC (Main Profil 4.0, enregistrement progressif à 25 i/s), mais la définition est en 1440x1080 pixels et le débit passe à 13 Mbits/s. En outre, les reflex disposent d'une prise micro mini-jack 3.5 pour relier un micro. Par contre, et comme tous les reflex actuels, les nouveaux Alpha ne disposent toujours pas de sortie casque pour le retour audio. Voilà qui est bien dommage.

Nouveau système AF

Les deux nouveaux Sony disposent en outre d'un nouveau module AF sur 11 points (3 en croix au centre) + 4 points d'assistance au centre, tous sélectionnables en mode visée directe. La répartition des collimateurs est largement différente des précédents modèles. Celle-ci est plus classique (en forme de losange) alors que le précédent arrangement permettait de réaliser une mise au point rapidement sur les zones des tiers.

Sony Alpha 55 prise en mains collimateurs af
La nouvelle répartition des collimateurs AF.

En théorie, le module AF des nouveaux Alpha 55 et 33 devrait être assez performant en basse lumière, les capteurs recevant un peu plus de lumière (environ 1/3 sur pour l'autofocus et 2/3 pour le capteur principal). Dans les faits, l'autofocus de l'Alpha 55 se montre particulièrement réactif. En basse lumière, il réagit vraiment bien. La fiche technique indique une plage de sensibilité de -1 à 18 IL. Quand la lumière vient à baisser, l'autofocus de l'Alpha 55 reste encore rapide. Sur ce plan, les progrès sont indéniables.

Exit la mesure de la lumière sur 40 segments en nid d'abeille. La disparition de la visée optique oblige à trouver une autre solution. Les nouveaux Alpha proposent donc une mesure sur le capteur principal sur 1200 points. Lors de nos premiers essais, la mesure nous a semblé plutôt fiable dans les situations les plus classiques. 

Prise en mains

Le Sony Alpha 55 et le 33 sont d'un petit gabarit et sont notablement plus compacts que les Sony Alpha 560 et 580 présentés ce jour ou que le Canon EOS 550D. La différence est surtout sensible sur la hauteur du reflex. La prise en mains est, du coup, un peu délicate : la poignée est vraiment courte, mais heureusement le galbe est bien creusé ce qui facilite la préhension. Toutefois, la faible hauteur de la poignée rend l'accès à la molette de réglage relativement difficile. Si le revêtement de la poignée est de bon aloi, la carcasse du boîtier est un peu légère et le plastique d'une qualité toute relative. 

L'interface du boîtier évolue un peu, notamment sur le barillet des choix des modes d'exposition qui s'enrichit de plusieurs options. Vous retrouverez ainsi les classiques modes P,S,A, M et Auto, mais également un mode Auto + dit "intelligent" qui analyse l'image afin de sélectionner le mode scène adéquat, met en route les systèmes de reconnaissance (visage, sourire) et combine également le mode anti-flou et nuit à main levée et le mode auto HDR. Vous disposez bien sûr d'un mode scène et, plus intéressant, d'un mode panorama par balayage ou d'un mode rafale à 10 i/s. Avec une carte SanDisk Extreme class 10, nous avons pu enregistrer 29 images JPeg Fine avant de saturer l'écriture sur la carte et 19 images en mode Raw + JPeg. Attention, pendant la rafale, l'autofocus et la mesure de la lumière restent actifs. La fonction panorama 3D est également au programme (les options sont déjà présentes dans les menus), mais pour l'instant inactive.

Sony Alpha 55 test review panorama
Le nouveau capteur CMOS autorise des rafales à 10 i/s, mais également une fonction panoramique par balayage extrêmement simple à mettre en œuvre !

Les menus évoluent peu, mais l'on note 2 nouveaux onglets qui permettent de gérer plus facilement la carte mémoire et l'heure de l'appareil. La touche Fn renvoie sur une interface graphique sous la forme de deux colonnes d'options qui bordent le cadre de l'image. Vous avez ainsi un accès rapide aux principaux réglages de l'appareil (ISO, rafale, flash, AF, mesure, balance des blancs...). Une aide contextuelle est également disponible pour renseigner sur les différents pictogrammes utilisés. On pourra juste regretter que les menus ne comportent pas un onglet spécifique pour le GPS pour un accès plus rapide.

La fin de la visée optique ?

Vous l'aurez sans doute compris, les Sony Alpha 33 et 55 ne disposent donc plus de visée optique. Celle-ci est purement et simplement remplacée par un viseur électronique capable d'afficher 1,4 millions de pixels à 60 i/s. Des spécificités techniques qui rappellent le viseur du Panasonic G2. Effectivement, Sony utilise la même technologie LCoS qui affiche vraiment 480 000 points, mais ceux-ci sont alternativement rouges, verts et bleus, la persistance rétinienne recomposant l'image complète. Les personnes sensiblement aux effets "arc-en-ciel"  en seront malheureusement pour leur frais.

Sony Alpha 55 prise en mains affichageSony Alpha 55 prise en mains affichage
Les différents affichages sur la visée (ici, l'écran LCD, mais l'affichage est en tout point identique dans le viseur) : informations sur les paramètres de prise de vue, horizon artificiel et histogramme d'exposition.

Toutefois, la visée électronique apporte quelques avantages et notamment la possibilité d'afficher de nombreuses informations en superposition (histogramme d'exposition, horizon artificiel...), une couverture de 100% du champ visé et  une amplification du signal lorsque la lumière vient à manquer afin de conserver une bonne luminosité. Ci-dessous, vous pouvez consulter une vidéo de la visée électronique qui montre l'horizon artificiel ainsi que le rendu sous différents éclairements lumineux (150, 35 et 3 lux). En basse lumière, l'affichage est toutefois moins fluide et présente beaucoup de rémanence et de bruit. La balance des blancs est également directement appréciable au moment de la visée. En outre, le grossissement est relativement important (1,1x de grossissement brut) et la visée assez large.


La visée électronique permet surtout de pallier le principal défaut du miroir semi-transparent : le manque de luminosité. En effet, le miroir laisse ici environ 2/3 de la lumière arriver sur le capteur principal, le reste étant renvoyé sur le capteur AF. Une baisse de luminosité non négligeable qu'il est alors facile de compenser en visée électronique.

Malgré la débauche de pixels, le viseur électronique reste en retrait par rapport aux viseurs optiques des reflex d'entrée de gamme : la précision est moindre et la dynamique nettement inférieure. Sur des scènes très contrastées, la perte d'information est importante comme vous pouvez le constater sur les deux exemples ci-dessous, même si l'effet est ici un peu exagéré, la prise de vue d'un écran LCoS n'étant pas très évidente.

Canon 550D exemple visée optique
Canon 550D visée optique

Sony Alpha 55 visée électronique
Sony Alpha 55 visée électronique

Au final, si un viseur électronique présente quelques avantages, il est assez étonnant que Sony propose ce système sur un modèle à 700 euros qui vise les photographes experts toujours soucieux d'avoir une bonne visée. Sur ce point, Sony risque de décevoir de nombreux clients. Mais cette orientation technologique pour la visée n'en est qu'à ses prémisses. Il est probable que tous les constructeurs travaillent sur ce point pour remplacer une visée optique difficile à mettre en place lors du montage. Depuis quelques années, les progrès de la visée électronique sont fulgurants et les prochaines générations risquent probablement de nous surprendre !

Vous pouvez bien sûr utiliser le confortable écran arrière monté sur rotule (une vraie cette fois). Il est donc possible d'articuler l'écran dans pratiquement toutes les positions. La rotule est placée en dessous de l'appareil, une position que je trouve moins pratique qu'un placement sur le côté à l'instar des Canon PowerShot G ou Panasonic G, notamment pour viser à hauteur de ceinture, le viseur (assez proéminent) venant partiellement masquer l'écran. Celui-ci s'avère de bonne qualité tout en restant trop brillant pour une utilisation en plein soleil.

Sony Alpha 55 écran rotatif prise en mains

D'autres avantages et des inconvénients

La présence d'un miroir fixe semi-transparent induit plusieurs autres avantages et notamment moins de vibration à la prise de vue et surtout un déclenchement moins sonore. Vous pouvez comparer ci-dessous les sonorités d'un Canon 550D et d'un Sony Alpha 55 en mode rafale. Attention, si la cadence du reflex Canon plafonne ici à 3,7 i/s, celle du Sony atteint allégrement 10 i/s. Vous pouvez cliquer sur les vignettes ci-dessous pour écouter l'enregistrement sonore.

Canon 550D audiio rafaleCanon EOS 550D rafale.

 

Sony Alpha 55 rafaleSony Alpha 55 rafale.

L'absence de mécanisme pour la remontée du miroir a également deux autres conséquences : une meilleure fiabilité (pas de pièces en mouvement) et un risque moindre de projection de lubrifiant sur le capteur (les fameuses tâches grasses que nous maudissons tous...). Pour autant, le problème de la poussière n'est pas réglé pour autant. Si le miroir ne fait plus de mouvement, le capteur n'est pas derrière une pièce hermétique. Pire encore, la poussière risque de s'accumuler sur le miroir qui ne bouge pas. Heureusement, celui-ci est situé assez loin du capteur et les poussières devraient en toute logique être moins visibles. Sony donne toujours la possibilité de relever manuellement le miroir afin de nettoyer le capteur. Le fin miroir semi-transparent est sans doute plus fragile que le miroir classique d'un reflex, il faudra donc prendre beaucoup de précautions avant de le nettoyer. 

Reste le problème de la qualité des images. Ce miroir semi-transparent ne viendra-t-il pas diminuer la précision des images ? Nous n'avons pas poussé les tests sur notre exemplaire non définitif, mais les premières impressions sont plutôt rassurantes. 

Sony Alpha 33 et Alpha 55 : quelles différences ?

Les deux boîtiers partagent le même châssis et, à l'intérieur, les différences sont finalement assez minimes. Certes, l'Alpha 33 embarque un capteur à 14 Mpix alors que l'Alpha 55 arbore fièrement un tout nouveau capteur à 16 millions de pixels. Autre différence, le mode rafale qui passe de 7 i/s sur le premier modèle à 10 i/s sur le haut de gamme. Enfin, une puce GPS est présente uniquement sur l'Alpha 55.

Un GPS intégré

Autre première, l'Alpha 55 est le premier boîtier "look" reflex a embarquer une puce GPS. Une bonne nouvelle pour ceux qui aiment classer et retrouver leurs images par la géolocalisation. Pour ma part, je reste assez sceptique sur l'utilisation grand public d'un GPS. Celui-ci ne fonctionne qu'en extérieur et augmente considérablement la consommation électrique. Sur ce dernier point, le Sony Alpha 55 limite les dégâts en désactivant le système une fois la position GPS établie, lorsque l'appareil est en veille. Au réveil, le rafraichissement des données est plus rapide mais, attention, pas immédiat. La première recherche des satellites n'est pas très rapide (comptez facilement 2 minutes) et il est inimaginable de débrayer le GPS à chaque extinction de l'appareil. Le boîtier ne dispose pas d'un commutateur physique pour activer/désactiver cette option, il faut impérativement passer par les menus. Autre point, l'Alpha 55 n'intègre pas de boussole contrairement au compact HX5V de la marque. Dommage. Le boîtier n'intègre pas de cartes, vous ne pouvez donc visualiser vos images sur un plan directement en mode lecture, seules les coordonnées GPS sont lisibles.
Pendant nos essais à Paris, le GPS n'a tout simplement pas été en mesure de trouver les satellites pour la triangulation. Une  recherche infructueuse très gourmande en énergie : en moins d'une demi journée, la batterie est passé à 50% de sa capacité. Sur un terrain découvert, le module GPS a fonctionné correctement permettant de localiser facilement les différents clichés réalisés à l'extérieur.

Sony Alpha 55 test review GPS
Les Nymphéas de Monet...Une photo réalisée dans le jardin de la maison de Claude Monet !

Et la gestion du bruit électronique ?

Difficile de se prononcer sur un boîtier non définitif. Pourtant, il n'est pas difficile d'estimer la qualité des images des nouveaux reflex. L'un des capteurs (celui qui équipe l'Alpha 33) est bien connu, puisqu'il équipe déjà les NEX-3 et NEX-5 de la marque. La qualité du traitement du signal devrait alors être très proche voir identique, c'est-à-dire très bon. Le nouveau capteur de l'Alpha 55 doté de 16  millions de pixels est pour l'instant inconnu, mais il utilise la même technologie que les capteurs utilisés par les NEX. La qualité devrait donc être assez proche. Pour l'instant, nous pouvons seulement présenter une série d'images réalisées avec un modèle de présérie. Gageons toutefois qu'à quelques semaines de la commercialisation des boîtiers, les différences avec un modèle définitif devraient être minimes. Il est intéressant de noter qu'en plus des progrès réalisés sur les capteurs, les algorithmes de traitement des fichiers sont de plus en plus performants. Les photographes qui utilisent le format Raw en savent quelque chose. Ainsi, le nouveau Adobe Lightroom 3 donne d'excellents résultats comme en atteste le non moins excellent test réalisé par Patrick Moll sur Alpha-Numérique.fr.

> Consulter la montée ISO du Sony Alpha 55

Notre premier avis :

Après les NEX-5/NEX-3 que l'on nomme compacts à objectif interchangeable (les anglo-saxons parlent désormais de System Camera), Sony nous met une fois de plus dans l'embarras pour dénommer leurs nouveaux boîtiers qu'il n'est plus possible d'appeler reflex même si les apparences sont trompeuses...Au final, techniquement les Alpha 55 et 33 s'apparentent davantage à des bridges dotés de grands capteurs et d'une monture pour changer les objectifs. 

Devant cette nouvelle technologie, difficile de rester de marbre. Le nouveau capteur CMOS de 16 Mpix ouvre de nouveaux horizons : panorama par simple déplacement, rafale à 10 i/s. Des possibilités inédites sur un reflex de cette catégorie. Le nouvel autofocus tient toutes ses promesses et l'Alpha 55 se montre réactif dans la plupart des situations et notamment en basse lumière. Il ne manque plus qu'un mode suivi plus performant pour parfaire le tout. Ce nouvel autofocus est également très appréciable en mode vidéo. Celui-ci est actif pendant le filmage et permet une mise au point rapide et silencieuse en permanence. Voilà qui change des autofocus à contraste présents sur les autres reflex. Pour la première fois, un reflex propose un véritable mode vidéo complètement fonctionnel. Ce système autofocus par corrélation de phase se montre particulièrement performant au point de faire jeu égal ou mieux que les AF des caméscopes. Nous avons également apprécié le bel écran LCD (920 0000 points) monté sur rotule, la stabilisation mécanique et le module GPS intégrés, la prise micro et la sortie HDMI.

Pour autant, l'Alpha 55 n'est pas exempt de défauts. Ainsi, la visée électronique, aussi bonne soit-elle, reste encore bien en retrait par rapport à une visée optique : dynamique réduite, effet arc-en-ciel, flou lors du suivi d'un sujet...Les photographes experts, souvent accros à de bons viseurs optiques, seront sans doute un peu surpris par ce choix. Les avantages de la technologie suffiront-ils à le faire oublier ? Au tableau des regrets, on pointera l'absence de sortie casque pour vérifier le niveau sonore lors de l'enregistrement, un module GPS peu sensible et une finition un peu légère pour un boîtier à 750 euros nu.

Au final, l'Alpha 55 est plutôt séduisant et a le mérite d'apporter une vraie solution au problème d'autofocus en mode vidéo. La porte est enfin ouverte pour de nouveaux usages.
Source : Sony France
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Sony Alpha 33 et 55 : déjà une prise en mains

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