Quelques jours après la photokina, Sony dévoile l'hybride A6500 doté d'un processeur plus rapide, d'un capteur APS-C stabilisé sur 5 axes et... et... d'un écran tactile ! L'addition de ces nouveautés est toutefois salée : 1 700 € nu.

Sony A6500 présentation

La famille A6xxx s'agrandit. Il faudra désormais compter avec un nouveau vaisseau amiral, l'Alpha 6500, qui vient se placer au-dessus de l'A6300 que nous avons testé (et approuvé) en mars dernier. 

Pas de changement au niveau de la forme : l'A6500 reprend le design des précédents modèles, leur corps très compact, leur large poignée et leur viseur électronique intégré. L'écran LCD est toujours monté sur charnière permettant une inclinaison vers le haut à 90° et vers le bas à 45°. La dalle ne change pas de définition et reste sur 921 000 points, mais... elle devient tactile ! Enfin ! C'est une fonctionnalité que nous demandons depuis des années. Il sera donc possible de naviguer dans les menus et les images au doigt, et de transformer l'écran en trackpad géant pour déplacer les collimateurs AF tout en utilisant le viseur électronique. Ce dernier est malheureusement identique à celui de la précédente version, à savoir une dalle Oled de 2 359 296 points et un grossissement de 0,7x. Ce viseur est certes déjà confortable, mais nous aurions aimé une petite amélioration sur ce point.

Sony A6500 équipé de l'optique 16-70 mm f/4

L'A6500 reconduit également le module autofocus hybride à détection de contraste et corrélation de phase qui ne déploie pas moins de 425 points. Un record pour ce type de système autofocus qui permet de couvrir pratiquement l'intégralité de la zone photographiée. Sony annonce une version plus rapide, épaulée par un tout nouveau processeur de traitement des données Bionz X associé à une nouvelle puce. Toutefois, le chiffre avancé pour la durée de mise au point, de 0,05 s, est exactement le même que sur l'A6300. Il conviendra de le vérifier lors de nos tests, même si le module autofocus de l'A6300 est l'un des plus rapides sur ce segment d'appareils photo (hybride APS-C). Le système de suivi High Density Tracking est toujours présent.

Sony A6500 double processeur de tratitement des données

L'A6500 utilise un capteur similaire à celui de l'A6300 : un capteur APS-C à 24,2 Mpx. La plage de sensibilité ISO ne change pas (limitée à 51 200 ISO), mais Sony annonce une meilleur traitement du bruit électronique. Le nouveau processeur, associé à une mémoire tampon de grande capacité, apporte un mode rafale à 11 ips (avec suivi AF et mesure d'exposition) sur 307 images, soit plus de 36 secondes de rafale. La cadence descend à 8 ips en visée liveview. Notez qu'il est possible de déclencher de manière totalement silencieuse en utilisant un obturateur électronique. Très pratique pour la photographie de spectacle.

Sony A6500 vue de dos

Stabilisation mécanique sur 5 axes

L'une des améliorations attendues est la stabilisation mécanique du capteur sur 5 axes (roulis, lacet, tangage et mouvements verticaux et horizontaux). Pour la première fois, un hybride APS-C Sony dispose d'un tel mécanisme. Sony annonce un gain de 5 IL en photo — ce qu'il faudra bien sûr vérifier — et le fonctionnement de la stabilisation pendant le filmage en 4K.

La vidéo, justement, reste un point fort de la série : l'A6500 propose l'enregistrement UHD en 3 840 x 2 160 px à partir d'une portion du capteur équivalente à de la 6K (6 000 x 3 376 px), avec un rééchantillonnage des données et sans regroupement des pixels. Ce léger recadrage dans le capteur implique un facteur multiplicateur de 1,9x en équivalent 24x36.

Par ailleurs, l'A6500 conserve les fonctionnalités déjà présentes sur l'A6300 comme les zébras, le focus peaking, la possibilité d'enregistrer en S-Log(2/3)/S-Gamut et une sortie HDMI non compressée en 4:2:2 / 8 bits. Pas de changement non plus au niveau des cadences d'enregistrement. L'A6500 est limité à l'enregistrement UDH 30/25p (XAVC-S 100 Mbps) et HDTV 1080 120/100p.

Solide et durable

Bâti sur un châssis en alliage de magnésium, l'A6500 profite d'une finition à l'épreuve des poussières et des projections d'eau. L'obturateur mécanique est également garanti à 200 000 déclenchements — un chiffre élevé, mais bienvenu lorsque l'appareil est capable d'une rafale à 11 ips. L'hybride propose toujours une puce Wi-Fi afin de communiquer avec un smartphone ou télécharger des applications spécifiques.

Chassis en alliage de magnésium du Sony A6500

Prix et disponibilité

Le Sony A6500 sera disponible au mois de décembre, en noir ou argent, au tarif conseillé de 1 700 €. Un kit avec l'optique 16-70 mm f/4 sera également proposé à 2 800 €.

Notre premier avis

Bien que la stabilisation mécanique sur 5 axes et l'écran tactile (nous l'avons tellement demandé !) soient des fonctionnalités intéressantes, l'A6500 nous laisse pour le moment un peu sur notre faim, en reprenant trop d'éléments techniques déjà présents sur l'A6300. En fait, c'est plutôt la hausse de prix — pratiquement 400 € par rapport à l'A6300 pour ces deux innovations — qui est difficile à comprendre, puisque l'A6500 reconduit le même module autofocus, le même capteur, le même viseur électronique, la même cadence rafale...

Difficile de juger l'amélioration des performances promise par Sony et le nouveau processeur. Pour cela il faudra patienter jusqu'à décembre et attendre les premiers tests. Toutefois, et pour justifier la hausse tarifaire, nous aurions aimé un nouveau viseur plus précis et affichant une meilleure dynamique, un enregistrement vidéo UHD en 60/50p, et, tant que nous y sommes, une sortie casque, un double emplacement SD, un obturateur mécanique au 1/8 000 s, une solution pour le partage des images via Bluetooth comme SnapBridge (la connexion existe) et une meilleure autonomie, sachant que les concurrents ont déjà bien progressé dans ce domaine...

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