Mise à jour : nous avons pu prendre en mains un Samsung EX1 de présérie. 

Les amateurs des anciens Canon G devraient être aux anges : Samsung a décidé de ressuciter l'APN expert avec écran orientable (carence du GX200), objectif ultra-lumineux (qui manque au G11) et molettes de réglages (absentes du LX3). Bienvenue donc au Samsung EX1, qui réunit sur le papier ce qui se fait de mieux en matière de compacts experts.


La pièce maîtresse du EX1 est là, sous vos yeux. Oui, l'objectif équivalent 24-72 bat le record de luminosité pour un zoom de compact moderne : f/1,8-2,4, contre "seulement" f/2-2,8 sur le LX3. Il va jusqu'à grappiller symboliquement sur le record pour une focale fixe de compact : le GR Digital III n'ouvre qu'à f/1,9.

Pour profiter pleinement de cet objectif, Samsung recourt à un capteur de plus grande taille que ceux ordinairement vus sur les compacts : un CCD 10 Mpx de 1/1,7". En pratique, nous ne serions pas étonnés qu'il soit apparenté à celui des GR Digital III et G11, ce qui serait plutôt une bonne nouvelle : l'un comme l'autre marquaient de vrais progrès en basse lumière par rapport à leurs prédécesseurs.

Et bien entendu, un mode Raw sera proposé, comme c'est la règle sur ce segment.


Vu de dessus, le EX1 laisse voir un ensemble assez classique pour un compact expert : une molette des modes, avec les PSAM et la reconnaissance automatique de scènes, le déclencheur et la commande de zoom concentrique, une griffe flash à quatre contacts (comme celle du NX10, donc, mais différente de celle de feus les GX). On note une seconde molette réglant le mode d'entraînement (rafale, bracketing, retardateur), et une bague concentrique à l'objectif qui ressemble beaucoup à celle du Canon S90 : on espère qu'elle aussi permettra de jouer sur les réglages, et qu'il ne s'agit pas d'une simple décoration comme sur certains autres appareils.


Ceci étant, même si la bague d'objectif était décorative, le EX1 ne manquerait guère de commandes de réglage : la molette avant (visible sur la première image) est secondée par une roue codeuse, autour du trèfle.

On note tout de même une petite faute ergonomique : le EX1 revient à une disposition des commandes étroitement dérivée de celle du WB1000, en désaccord donc avec la nouvelle interface inaugurée sur le NX10. La commande de flash, reléguée au menu Fn sur le NX10, est cette fois à gauche du trèfle ; la sensibilité, en bas sur le NX10, passe à droite, la mesure d'exposition dégage sur un bouton extérieur, etc...
La faute a donc été commise au lancement du NX10, qui cumulait le handicap de ne reprendre l'organisation ni de feus les reflex GX, ni des compacts de la marque. On aurait pu espérer qu'il s'agirait du nouvel étalon, mais non : on refait un pas en arrière. Pas de quoi inquiéter ceux pour qui le EX1 est un remplacement d'un WB1000, mais ceux qui l'envisageront en complément d'un appareil plus encombrant (NX10, au hasard) devront jongler entre deux dispositions de touches différentes...


NX10 à gauche, EX1 à droite... Pourquoi ne pas s'assurer un minimum de cohérence ergonomique ?

Très bon point en revanche : le EX1 reçoit bien entendu un écran AMOLED, comme tous les hauts de gamme Samsung, mais celui-ci est monté sur rotule, comme sur le Canon G11. On devrait ainsi obtenir le meilleur des deux mondes, avec un écran au contraste et aux angles de vision impressionnants et la possibilité de viser dans n'importe quelle position. On espère que Samsung a prévu cette technologie dans un prochain appareil NX...


En résumant, le EX1 réunit à peu près tout ce que l'on a vu de bien sur les compacts experts depuis deux ou trois ans. Principale exception : la vidéo, qui reste limitée au VGA, situation paradoxale au moment même où Samsung lance un compact amateur filmant en Full HD. Voilà qui pourrait hélas freiner certains utilisateurs.

Les autres, bien entendu, attendront avec impatience les tests. S'il tient toutes ses promesses, notamment sur le plan optique, ce petit monstre noir au physique particulier pourrait bien être un de nos coups de cœur de l'année... Dans le cas contraire, la déception serait proportionnelle : sur ce coup, Samsung n'a pas le droit à l'erreur.


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