Avec le K-S1, Pentax propose une nouvelle vision pour le moins originale du reflex — d'un point de vue esthétique du moins, si on en juge par les lignes du boîtier qui semblent tenter de marier celles d'un hybride et celles d'un reflex. Le plus étonnant est sans doute la profusion de LED sur le boîtier. Nous reviendrons sur leur utilité plus loin, car non, elles ne servent pas juste à faire joli.
 
Pentax K-S1, de trois quarts face

Outre son design, le boîtier présente quelques nouveautés, à commencer par un nouveau capteur APS-C CMOS de 20 Mpx. Comme toujours chez Pentax, ce capteur est stabilisé. Il est également dépourvu de filtre passe-bas. Couplé au capteur, on trouve un nouveau processeur, le Prime M II, dont on ne sait pas encore grand-chose.

Pentax K-S1, vue de dessus

Côté sensibilité le K-S1 pourra opérer entre 100 et 51 200 ISO. La visée est confiée à un pentaprisme couvrant 100 % du champ et doté d'un grossissement de 0,95x.

Pour le reste, l'intérieur du K-S1 reprend la majorité des arguments techniques déployés dans les boîtiers Pentax déjà en service, comme le K50. On retrouve la mesure d'exposition sur 77 segments ainsi que l'AF confié au Safox IX i+ et à ses 11 collimateurs, dont 9 en croix. On retrouvera également l'obturation à 1/6000 s, ainsi que l'écran LCD 3 pouces (7,6 cm) affichant 921 000 points. 

Pentax K-S1, vue de profil

Enfin en vidéo, comme le K50, le K-S1 est capable d'enregistrer des flux full HD, mais se voit limité à 30p, avec une prise de son stéréo sans possibilité de brancher un micro externe. Autre limite, la rafale qui plafonne à 5,4 images par seconde avec 20 vues maximum en JPEG, et 5 en RAW.

En somme, les nouveautés techniques "se limitent" au duo capteur-processeur, une charnière cruciale dont nous sommes impatients de voir la qualité de la production photo et vidéo. Et ce, d'autant plus que ce 20 Mpx sera très certainement l'ossature de l'entrée / milieu de gamme de Pentax dans les mois à venir, probablement en remplacement des actuels 16 Mpx.

Mais avouons que nous aurions aimé en avoir un peu plus : vidéo limitée au 30p, Wi-Fi disponible via une carte SD Wi-Fi optionnelle, pas de GPS intégré, écran ni tactile ni orientable... et par-dessus tout, le KS1 n'est pas tropicalisé. Dommage pour une marque qui avait fait de cette caractéristique l'un des piliers de ses gammes.

Pentax K-S1 vue de dos

Quoi qu'il en soit, Pentax ne positionne pas le K-S1 comme un boîtier expert, mais plutôt comme un modèle de transition entre le smartphone et le reflex. Pour séduire l'utilisateur de mobile, Pentax a en effet conçu une interface hyper simple, pourvue d'un guide intégré pour mieux comprendre les réglages. Une approche simplifiée que certaines LED peuvent contribuer à aider.

Ces diodes sont en effet la nouveauté la plus visible — et la moins discrète. Les premières LED se situent sur le grip et peuvent avoir plusieurs significations : indicateur du nombre de visages détectés lorsque le mode adéquat est utilisé pour la prise de vue, indicateur de temps lorsque le retardateur est utilisé, etc. Curieusement par contre, il semble qu'elles ne servent pas de jauge de batterie.

Au dos du boîtier, la molette est également lumineuse. Le mode choisi est automatiquement illuminé en vert, alors que le bouton "OK" devient bleu lorsque le déclenchement est possible. Le bouton de déclenchement est lui aussi rétroéclairé et et change de couleur selon le mode : vert en photo, rouge en vidéo. Enfin, pour les fans de couleurs, et conformément à ses habitudes, Pentax a pensé à décliner le K-S1 en une douzaine de coloris. Avec toutefois 3 dominantes standard : bleu, noir et blanc. 

Pentax K-S1, les différents coloris

Ce tout nouveau boîtier nous promet donc quelques belles surprises, et nous avons hâte de pouvoir prendre en main.

Côté tarif, le Pentax K-S1 est annoncé à 649 € nu, et à 699 € avec un 18-55 mm, soit peu ou prou le prix du K-50.

PREMIER AVIS

Voilà un boîtier bien surprenant. Le marché de la photo est morose, tous les constructeurs cherchent la formule magique, tous tâtonnent pour trouver la bonne recette de l'ère post-compact, et ce K-S1 semble être l'une des pistes explorées par Pentax.
La volonté de simplification est explicite, et le positionnement en tant qu'étape transitoire entre le smartphone et le reflex est intéressante. 

Reste que le K-S1 est un produit un peu déstabilisant. Face à la concurrence, d'abord : les D3300 et EOS100D ont un design moins osé et peut-être plus rassurant pour certains. Mais la concurrence vient également des gammes Pentax, l'ennemi numéro 1 risquant d'être le K-50 qui, pour un tarif légèrement inférieur, est tout aussi bien équipé et doté d'une finition tout temps.

Quant aux LED... que dire... Certes nous passons notre temps penser que certains boîtiers gagneraient beaucoup à avoir des touches rétroéclairées (comme les boîtiers pro, tels que les D4 par exemple), mais l'utilisation des LED par Pentax va peut-être un peu loin. Si certaines peuvent avoir leur utilité (molette, déclencheur), leur profusion risque de surprendre, voire de gêner à la prise de vue. Quant à la discrétion, oubliez. Heureusement, il semble que ces éclairages soient désactivables, à défaut de pouvoir en régler la couleur et l'intensité. Bref, le K-S1 tente de briser certains codes du DSLR conventionnel. Reste à savoir si le public sera au rendez-vous. 

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