Cette année, Adobe Photoshop souffle ses 25 bougies ! Pour inaugurer notre nouvelle rubrique Rétro Photo, nous avons demandé à Lionel Colbère de revenir sur l'histoire du logiciel devenu incontournable pour les photographes et de faire une prise en main de la toute première version...

Je vous propose ici le "pourquoi du comment" de Photoshop et vous recommande de lire ce qu'en dit un photographe proche des créateurs de Photoshop : Jeff Schewe, auquel j'ai emprunté certaines images. Vous trouverez aussi un autre exposé des faits par Camille Gévaudan dans Libération du 19/02/2015.

1990 : la naissance de Photoshop

Les débuts de l'image numérique

Après avoir présenté en 1980 le premier prototype d'appareil photo numérique, le Mavica, Sony s'était trouvé incapable de le produire en série. Mais cela avait poussé les fabricants de matériel photo et informatique à travailler d'arrache-pied à la mise au point d'appareils sans film. En 1986, Canon lança le le RC-701, un reflex doté d'un capteur couleur de 380 000 px. Une version noir et blanc, le RC-701BW, suivit aussitôt et, l'année suivante, le Canon RC-760 bénéficiait d'un capteur de 600 000 px.

La photokina 1988 révéla des prototypes de numériques dans la plupart des grandes marques, et Canon y présenta un logiciel qui permettait d'effectuer des modifications sur les photos en cliquant sur des icônes. Effectivement, entre la prise de vues numérique et l'usage à l'écran ou pour l'impression, il fallait un logiciel.

Or les bons logiciels d'imagerie étaient davantage orientés dessin. Illustrator, dont nous faisons état plus loin, mais aussi Aldus SuperPaint (1986-1992) : il permettait de combiner pixels et courbes vectorielles, mais sur deux "couches" distinctes, et autorisait des dessins magnifiques. Le concept a été repris avec des calques séparés vecteurs et pixels par Photoshop 6 et ultérieurs, et par l'excellent logiciel de dessin BD Manga Studio EX (alias Clip Studio Paint EX).

De Display à PhotoShop

John Knoll, photographié en 2007 par Bonnie Burton
Thomas Knoll photographié par Jeff Schewe à l'époque de la création de Photoshop.

En 1987, un doctorant en Computer Vision ("Vision informatisée") âgé de 27 ans, l'Américain Thomas Knoll, écrit un petit logiciel destiné à visualiser des images en niveau de gris sur l'écran, également noir et blanc, de son Mac Plus, modèle sorti l'année précédente. Ce logiciel ne pèse que 745 ko, afin de tenir sur la petite disquette de l'époque. Thomas Knoll le nomme Display, c'est-à-dire "Afficheur".

Fenêtre de démarrage de Display
Fenêtre de démarrage de Display.

Thomas parle de sa trouvaille à son frère de deux ans plus jeune, John, véritable génie lui aussi, qui a déjà entamé une brillante carrière chez Industrial Light & Magic, filiale de Lucasfilm. John Knoll deviendra en effet le superviseur des effets spéciaux de la trilogie Star Wars.

John perçoit immédiatement le potentiel de Display et achète un Macintosh II, le premier Mac doté d'un écran couleur. Les deux frères se mettent alors à réécrire Display pour lire et ré-enregistrer des images couleur depuis et vers différents formats. Tandis que John ajoute des routines de traitement qui seront renommées "Filtres", Thomas met au point des outils de sélection progressive permettant d'agir sur certaines zones de l'image.

Puis Thomas ajoute une fenêtre afin de visualiser les niveaux d'exposition des pixels et d'optimiser les densités. Il crée d'autres fenêtres pour régler couleur, teinte et saturation. Enfin il ajoute des outils pour peindre. Mais à l'été 1988, il est perplexe : Display reste un prototype, et en faire un logiciel de série lui semble une tâche longue et ardue. "Mais, insiste John, te rends-tu compte de combien d'argent on pourrait se faire avec ça ?"

Jennifer in Paradise

John Knoll, 'Jennifer in Paradise', première photo retouchée avec Display, futur Photoshop I

En partant en vacances, John trouve un argument de choc : la première photo couleur retouchée avec Photoshop sera celle de sa future femme Jennifer Walters, posant topless (mais de dos) sur une plage de Bora-Bora ! La photo "Jennifer in Paradise" deviendra célèbre.

photoshopChacun retourne alors à ses occupations, mais continue à travailler sur ce petit logiciel qui s'annonce si prometteur. Thomas cherche un nom, mais tous ceux auxquels ils pensent sont pris, sauf un que lui suggère une connaissance : PhotoShop. Avec un S majuscule au milieu.

Cette sorte de version bêta ne pèse que 364 ko et son icône, comme son nom l'indique, ressemble à une boutique avec le marchand à l'intérieur. Nommée aussi 063b, on arrive à la télécharger sur Internet, mais je ne suis pas arrivé à la faire fonctionner sur mon Mac G4.

John encourage son aîné à ajouter des fonctionnalités, écrit un mode d'emploi et intéresse un fabricant de scanners : Barneyscan. Celui-ci produit PhotoShop sous le nom de Barneyscan XP. Mais 200 copies seulement seront distribuées, en bonus des scanners. Thomas s'adresse alors à Apple et leur fait des démonstrations qui auront le fâcheux effet de provoquer les premiers piratages. Mais par chance, John est entré en relation avec Adobe qui, en 1987, avait lancé un remarquable logiciel de dessin vectoriel : Illustrator.

Photoshop 1.0

À partir de 1988, John et Thomas Knoll se mettent au travail avec deux ingénieurs d'Adobe, Fred Mitchell et Russell Brown, et le résultat est la version 1.0 de Photoshop, en février 1990. Cette version est si bien conçue que son succès est immédiat.

Adobe Photoshop
Par la suite, John continuera sa carrière de génie mondialement reconnu des effets spéciaux, tandis que Thomas pilotera avec énergie et une rigueur exemplaire durant 14 ans, sous l'emblème Adobe, l'équipe Photoshop. Depuis 2004, il s'est recentré sur Camera Raw.

Prise en main d'Adobe Photoshop 1

Bien sûr, chacun de vous aujourd'hui pratique Photoshop, ou a du moins quelques connaissances sur ce logiciel de retouche et de création d'images emblématique, qui fête cette année ses 25 ans. Mais laissez-moi vous proposer ici une prise en main de son glorieux ancêtre, la fameuse version 1.07.
Dominique Legrand, fondateur du site Wisibility et l'un des spécialistes mondiaux les plus réputés du logiciel, a effectué un excellent test vidéo.

Photoshop 1

Sortie en février 1990 sous la houlette d'Adobe, la version 1.07 de Photoshop, la première véritablement produite en série, est disponible publiquement depuis qu'Adobe en a livré le code. Elle permet de mesurer, en 745 ko, le génie de Thomas Knoll et de son frère John, mais aussi des ingénieurs d'Adobe qui l'ont parrainée : Steve Guttman et Russell Brown.

Photoshop 1Son icône est encore un gros œil noir, souvenir du doctorat de Thomas Knoll en Computer Vision. Elle subsistera jusqu'à Photoshop 6, en 2000. Toutefois, en 2002, Adobe en présentera une version modifiée avec l'œil d'une jeune Asiatique vu de 3/4.



Photoshop 1

Pour faire fonctionner cette version 1.07 collector, il faut un Mac doté d'un processeur de la série G ou plus ancien, mais c'est facile à trouver et peu cher. Photoshop 1.07 fonctionne sous Classic Mac OS 9, en tâche de fond de Mac OS 10 jusqu'à la version 10.4.11, mais pas sous 10.5 et ultérieurs qui empêchent Classic de fonctionner.

Curieusement, le logiciel n'ouvre pas les JPEG de nos numériques actuels. Il faut au préalable les réenregistrer en Tiff (les plus basiques possibles et en version Mac de préférence).

On découvre une interface dépourvue de palettes, mais déjà avec une belle barre d'outils que l'on peut déplacer à volonté. Au passage, notez un outil Texte qui permet d'écrire sur l'image de façon simple. Les outils cachés n'apparaîtront qu'ensuite.

Photoshop 1

En cliquant sur la petite icône tout en bas et à droite de la barre d'outils (flèche rouge), on peut faire apparaître l'image sur un fond noir. En cliquant sur l'icône du centre, elle se place sur fond gris. Bien sûr, il n'y a pas de Navigateur, aussi l'échelle de reproduction de l'image à l'écran se règle par valeurs entières : 1 (100 % de la taille des pixels), 2 (1/2), 3 (1/3), etc.

Photoshop 1

Le logiciel présente déjà un très riche ensemble de menus. Il peut ouvrir (et enregistrer sous) de nombreux formats, mais il ne faut pas se faire d'illusions, car les fichiers modernes sont loin d'être identiques à ceux d'il y a 25 ans. Les Tiff avec des couches Alpha ne fonctionnent pas plus que les Jpeg de tout type (donc on ne peut pas enregistrer pour le web)... Quant aux Raw... pour mémoire !

Photoshop 1

Le menu "Window" ("Fenêtre") donne accès à l'échelle d'affichage, à l'apparition de règles graduées (mais pas encore des "Repères") et de fonctions simples de peinture, grâce à une palette de couleurs et à des pointes de pinceau rondes, carrées ou linéaires de différentes tailles. C'est fruste, mais l'essentiel est là. Une petite case permet de fermer ces palettes flottantes et on peut les déplacer. Les vieilles versions d'Illustrator (avant la version 7) avaient des palettes similaires. Enfin, on peut afficher l'histogramme.

Photoshop 1

La fenêtre "Taille de l'image" ("Resize") permet un ré-échantillonnage en conservant ou non les proportions, mais aussi de modifier la taille de la zone de travail ("Stretch/Shrink"), fonction qui dans les versions plus récentes sera dévolue à une fenêtre séparée. On note l'absence de mention de taille en centimètres et de résolution en points par pouce. Pour imprimer (avec une imprimante compatible Mac OS 9), il faut aller dans "Fichier > Disposition de page".

Photoshop 1  Photoshop 1

Le menu "Image" permet de retourner l'image droite-gauche, la faire tourner, la ré-échantillonner, et dans le sous-menu "Réglages" ("Adjust"), d'ajuster les niveaux, la luminosité et le contraste, la balance des couleurs, la teinte et la saturation. C'est sensationnel ! Mais attention : ce Photoshop n'a qu'un seul niveau d'annulation, tout comme les anciens Poser ou QuarkXPress. D'où deux méthodes : soit vous n'enregistrez que de temps à autre, quand vous êtes sûr de ce que vous avez fait, soit vous faites des suites d'"Enregistrer sous", le mieux étant d'ailleurs de combiner les deux méthodes. Au final, vous supprimez tous les fichiers intermédiaires.

Le sous-menu "Map" permet de créer un négatif, d'égaliser, de faire un seuil (passer en tout noir et tout blanc, c'est-à-dire bitmap), de postériser ou de transformer l'image à sa guise selon une courbe (Arbitrary).

Photoshop 1 Photoshop 1

Le sous-menu "Image > Calculate" donne accès aux modes de fusion, c'est-à-dire à la recombinaison de deux images superposées. Mais comme le logiciel est dépourvu de calques, ce n'est pas simple à gérer.

Le sous-menu "Image > Filtre" génère quantité d'effets gadget, mais aussi, grâce aux sélections nettes ou progressives déjà présentes, de transformer tout ou partie de l'image, de flouter ou d'accentuer la netteté pour compenser un petit déficit de mise au point, une petite aberration optique ou un très léger bougé. Entre de bonnes mains, les possibilités sont impressionnantes.

Photoshop 1

Voici l'image de notre trompettiste en voie de postérisation sur quatre niveaux. Du plus bel effet ! Notez que la fenêtre vous propose un Aperçu (Preview) avant de vous décider... ce qui n'est pas un luxe !

Photoshop 1

Photoshop 1 ne permet que la vision des images en RVB ou en niveaux de gris. Les images peuvent déjà être converties en CMJN pour l'impression quadri, mais elles ne peuvent alors se visionner que sur l'une de leurs couches : soit la noire (par défaut), soit l'une des couches cyan, magenta ou jaune.

Photoshop 1
 
Accessible par le menu "Fenêtre > Histogramme", le graphique des "Niveaux" évalue la qualité d'exposition de l'image. Cette fenêtre bloquante donne des indications précises, soit en niveaux de gris, soit dans l'une des couleurs rouge, verte ou bleue lorsque l'on déplace le curseur sur la courbe. Elle a été quasiment conservée à l'identique jusqu'à Photoshop 7, car dans Photoshop CS et ultérieurs, c'est devenu une palette qui permet de travailler en continu sur l'image. Il ne faut pas confondre cette fenêtre informative avec celle des réglage des niveaux qui, elle, vous permet d'intervenir sur l'image.

Photoshop 1

Voici la preuve que même sans calques, Photoshop 1 permet de faire un vrai petit photo-montage ! Je me suis choisi comme décor quelques marches à Noisy-le-Grand, près de Paris, et une montgolfière pour touristes s'envolant dans le ciel de Cappadoce. En cliquant dans le ciel avec l'outil "Baguette magique", on sélectionne d'un coup presque tout le ciel, mais si le décor avait été moins homogène, il aurait fallu recourir au "Lasso", de préférence avec une tablette graphique Wacom ou autre (qui existait déjà à l'époque). Notez qu'en double-cliquant sur l'outil "Baguette Magique", une fenêtre vous permet de régler ses options... Comme la nacelle au-dessus des touristes piège un peu de ciel, il faut sélectionner celui-ci avec le menu "Sélection > Identique" ("Select > Similar") pour inclure les pixels non contigus. Ensuite, faire "Sélection > Intervertir" ("Inverse") pour sélectionner la montgolfière.

Photoshop 1

Le fichier de départ et celui de destination étant ouverts, on fait un copier-coller... parce qu'il n'y a pas encore d'outil "Déplacement". Or en se retrouvant avec la montgolfière posée sur le décor (et restant sélectionnée), et en plaçant la "Baguette magique" dans la montgolfière, on peut la déplacer puis, à l'aide du menu "Image > Rotation" ("Rotate"), on peut même la faire pivoter. Attention, une seule action peut être annulée, erreurs de manipulation comprises !

et ensuite...

Photoshop 3
 
Voici, quatre ans plus tard, l'écran de démarrage de la version 3.0. Nettement plus luxueux... et plus lourd : 3,8 Mo.

Photoshop 3

L'environnement devient quand même plus confortable, avec des "Calques", des "Pinceaux à bords flous", un mode CMJN vraiment supporté, une prévisualisation de la conversion dans le mode RVB et un aperçu des couleurs non imprimables en gris argent. Hélas il n'y a toujours qu'un seul niveau d'annulation, pas de navigateur, des palettes trop rares, non assorties et non magnétisées.

Photoshop 6

Voici la même fenêtre d'application dans Photoshop 6. Par rapport à la version 5.5 qui, par l'entremise des versions 4 et 5, est une 3 (très) améliorée, c'est le rêve ! Autant que ces charmantes jeunes femmes !

J'ai adoré cette version de par sa rationalité d'utilisation et sa vélocité... alors que dans le même temps, j'enseignais des versions largement postérieures. Cependant aujourd'hui elle a pris des rides : sous Mac, elle ne fonctionne pas sous 10.5 et ultérieurs, elle ne lit pas les fichiers Raw, elle est dépourvue de la fonction "Tons foncés/Tons clairs" apparue avec la CS, et son système de pinceaux reste fruste.

On peut rêver aujourd'hui d'un Photoshop 6, 7 ou CS "Light" (un peu façon Photoshop Elements 1 ou 2), avec le support du CMJN bien sûr, un Camera Raw simplifié, et qui serait vendu (et non sur abonnement) quelques 150 à 200 € TTC. Après tout, Smith Micro fait pour la BD et la 3D des logiciels selon ce principe. Adobe relèvera-t-il le défi ?

Historique des différentes version de Photoshop

Inspiré d'un article Wikipedia...

0.07 (01/1988) : version prototype, dite Bond, utilisée en démo par Thomas Knoll lui-même sur des stands de matériel informatique. Nom public : Display ("Afficheur"), puis PhotoShop.

0.87 (03/1989) : version de pré-série vendue par Barneyscan sous le nom de Barneyscan XP.

1.07 (02/1990) : premier Photoshop de série vendu par Adobe pour Mac OS jusqu'à la version 9 et Classic. Elle tenait sur une disquette et disposait déjà de remarquables fonctionnalités. Fait l'objet de notre prise en main.

2.0 (06/1991) : support du CMJN, introduction des tracés vectoriels et pixellisation des fichiers EPS (vectoriels).

2.5 (11/1992) : introduction d'une version Windows, du support du 16 bits par couche. Version de luxe vendue sur CD.

3.0 (9-11/1994) : Introduction des calques. Palettes flottantes.

4.0 (11/1996) : calques de réglage et scripts (en anglais : "Actions").

5.0 (05/1998) : profils de couleur, annulations multiples (en passant par l'Historique), lasso magnétique, polices éditables (c'est-à-dire modifiables a posteriori : auparavant, les textes se pixellisaient dès qu'ils étaient tapés).

5.5 (02/1999) : enregistrement pour le web, couplage avec ImageReady. Une version déjà assez complète mais à l'interface tortueuse, très utile sur les ordinateurs "collector" mais inutilisable avec les équipements actuels.

6.0 (09/2000) : première version moderne et encore profitable actuellement, mais incompatible avec les processeurs Intel/Mac (meilleure compatibilité en version Windows) et sans support des Raw actuels. Calques de forme (délimités par des courbes de Bézier), interface modernisée avec Navigateur. Styles de calque, options de fusion, filtre Fluidité.

7 (02/2002) : en version Mac, seule version bi-compatible Mac OS 9 et 10 (utilisable jusqu'à 10.6 avec Rosetta). Outil "Pinceau" modernisé (nettement plus riche, mais un peu différent de l'actuel inauguré avec la CS), outil "Correcteur", outil "Texte vectoriel". Mise à jour 08/2002 avec le plug-in Camera Raw 1 vendu en option (rarement compatible avec les numériques récents).

CS, dite parfois 8 : palette "Histogramme" en remplacement de la fenêtre. Réglage "Tons foncés/Tons clairs" très pratique. Support complet du 16 bits pour la peinture et les réglages. Support d'images géantes (jusqu'à 300 000 px en hauteur ou largeur) et très lourdes (jusqu'à 2 Go). Version très stable et économe en ressources, que certains usagers préfèrent aux versions plus récentes en raison de sa rapidité (mais sur Mac, tout comme les CS2-CS4, incompatible avec 10.7 et ultérieurs car requiert Rosetta). Fonction "Photomerge" pour créer des panoramas (bien moins bonne que sur les versions CS5 et plus). Couplage avec Illustrator, InDesign et GoLive pour former la Creative Suite 1. Fournie avec Camera Raw 2.

CS2 (04/2005) : objets dynamiques, fonction de distorsion, outil "Yeux rouges", filtre "Correction d'objectif", "Point de fuite", support du HDR, sélection multicalque. Première version nécessitant une activation en sus du numéro de série et ne pouvant être fonctionnelle sur plus de deux machines à la fois. Cette activation a été annulée récemment par Adobe, de telle sorte que les propriétaires légaux de la CS2 peuvent installer des exemplaires sur autant de machines qu'ils le souhaitent avec juste un numéro de série... bel exemple de fair-play commercial.

CS3 (04/2007) : interface différente avec palettes monobloc et rétractables et barre d'outils au choix en une ou deux rangées. Outil "Sélection rapide". Filtres dynamiques agissant un peu comme des calques de réglage (mais aboutissant à de fichiers fâcheusement lourds). Optimisation pour les écrans de tablettes et smartphones. Compatibilité des fichiers PSD parfois un peu problématique avec les versions antérieures.
La version "luxe" CS3 Extended a en plus la capacité de figurer des objets 3D dans des calques spéciaux (grâce à une caméra et à des éclairages intégrés), de les texturer et de les intégrer à des photos ou dessins 2D. Magnifique version sous Mac OS 10.4 à 10.6 sous processeurs G4, G5 et Intel et sous Windows XP et plus, même sur des ordinateurs un peu faiblards.

CS4 (10/2008) : légère amélioration de la CS3 et dernière version qui, sur Mac, est compatible sous Mac OS 10.4 avec les processeurs G5 les plus puissants (mais qui auquel cas "rame" tellement qu'il faut lui préférer, et de très loin, la CS3). Support de l'Open GL, outil de rotation du plan de travail (qui, étrangement, n'est toujours pas intégré à Illustrator).
En version Extended, peinture directement sur les modèles 3D. Amélioration des outils "Densité +" et "-" et de l'"Éponge". Placement des fichiers ouverts dans une fenêtre où l'on navigue par onglets. Redimensionnement de certains éléments avec "Échelle" basée sur le contenu. Amélioration du traitement HDR désormais compatible avec les images JPEG. Fusion automatique d'images prises du même endroit et présentant des mises au point différentes. Support du 64 bits, mais uniquement sur Windows. Camera Raw 5 désormais utilisable avec les formats Tiff, JPEG et PSD.

CS5 (04/2010) : nouveaux pinceaux en complément des précédents, dont un pinceau mélangeur. Remplissage basé sur le contenu. Correction automatique des défauts d'objectif (mais attention aux excès parfois). Meilleurs contrôles des sélections et du masquage. Support du 64 bits désormais aussi sur Mac. Fonctions 3D améliorées. C'est une version bien finalisée, qui fonctionne parfaitement sur des machines de puissance moyenne (1,7 GHz et plus) et bien dotées en RAM (au moins 2 Go) sous Mac OS 10.5 et plus, Windows XP et plus.

CS6 (05/2012) : ultime version vendue. Interface noire, mais personnalisable par l'usager. Compatible à partir de Mac OS 10.6 et XP (si PC récent). Détection des tons chair et du visage. Outils de redressement, de recadrage et fonctions 3D améliorées. Styles de caractère et de paragraphe. Outil "Pièce" basé sur le contenu. Objets vectoriels en dégradé. Lignes pointillées. Filtre grand-angle. Filtre de flou progressif afin d'imiter des photos à grande ouverture ou avec un basculement d'objectif (comme avec les chambres à plan-film).

CC (09/2013) : version uniquement disponible à la location, compatible Mac OS 10.7 ou Windows 7 et plus. Amélioration de la netteté des images bougées (malheureusement pas du flou de mise au point). Gestion des objets dynamiques liés. Déformation de perspective.
Version Extended incluse dans la version de base, avec support de l'impression 3D.

CC 2014 (06/2014) : galerie d'effets de flou de mouvement. Amélioration des objets dynamiques et de Camera Raw (désormais version 8). Requiert Mac OS 10.7 ou Windows 7.
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