Le plateau de l'émission Adobe Live sur la Vidéo
L'émission Vidéo everywhere diffusée en direct le 11 mai à 12h sur le site adobelive fut l'occasion de faire un point sur le marché de la vidéo en pleine mutation. Animée par Benjamin Vincent (journaliste et fondateur de teknologik.fr), l'émission réunissait des professionnels de l'audiovisuel utilisant les solutions Adobe qui sort sa Creation Suite 5.5.

Le premier thème abordé fut celui des reflex type Canon 5D Mark II qui ont envahi le marché de la vidéo depuis 2009 au point de concurrencer les caméras de cinéma grâce à leur capteur grand format. Tout le monde s'accorde à dire que le reflex a largement dépassé l'effet de mode et qu'il est désormais tout à fait crédible de filmer avec un reflex lors d'un tournage de clip, de court-métrage ou de film d'entreprise. Le réalisateur Eric Magnan, qui est spécialisé dans les prises de vues aériennes, précise qu'il a d'ailleurs utilisé un reflex pour tourner la dernière publicité de Breitling et qu'il aurait volontiers utilisé un 5D Mark II pendant le tournage des Chevaliers du ciel en 2005 : "Outre l'image, la compacité des boîtiers est aussi un avantage. Nous avions installé des caméras 35mm dans les réservoirs des Mirages 2000 à l'époque ce qui n'était pas évident. Je pense qu'il serait beaucoup plus simple de loger des boitiers de reflex aujourd'hui".

Dans une interview diffusée pendant l'émission, Sébastien Devaud, réalisateur et auteur d'un ouvrage remarquable sur le 5D Mark II, ajoute "que le reflex s'est imposé sur les tournages de séries américaines comme Docteur House ou 24 heures et que personne n'a vu la différence avec les images en 35mm". On corrigera juste son affirmation selon laquelle "Premiere 5 est le seul logiciel à monter les fichiers du 5D Mark II en natif". Vegas Pro 10 de Sony le fait depuis l'automne 2010, et plus récemment Edius 6 de Grass Valley. Le seul logiciel de montage qui nécessite une conversion préalable des fichiers MOV est Final Cut Pro.

A noter aussi l'enthousiasme de Gareth Edwards, réalisateur de Monsters (2010) pour l'outil de stabilisation d'image de Premiere 5.5. Le résultat est en effet assez bluffant : des plans filmés à la main avec 5D Mark II semblent tournés au steadycam : "Il suffit d'appuyer sur un bouton pour stabiliser une image, c'est assez inquiétant, car la concurrence peut désormais réaliser un film pour un budget dérisoire", ironise le cinéaste.

Second thème de l'émission : la 3D. L'image stéréoscopique est ancienne, mais elle revient à la mode depuis la sortie d'Avatar en 2009. "Pour l'instant la technologie 3D apparait principalement au cinéma. Certains films sont très bien faits, mais d'autres comme Thor font de la fausse 3D en convertissant un film 2D en stéréoscopie pour un résultat très moyen", explique Sylvain Grain, secrétaire général de UP3D. "Du coup, on aperçoit des affiches de films estampillés "3D" comme s'il s'agissait d'un argument promotionnel", s'amuse-t-il. Les caméras ? Elles ont évolué vers la simplicité et des fabricants proposent aujourd'hui des caméras 3D binoculaires (avec deux objectifs intégrés) comme le Panasonic AG-3DA1. Côté grand public, la 3D reste marginale. Le port des lunettes est un obstacle au confort de visionnage et les caméscopes stéréoscopiques comme le Sony HDR-TD10 ou le JVC GS-TD1 sont peu nombreux et assez coûteux (comptez entre 1500 et 2000 euros).

Visionnez l'émission Video Everywhere sur http://live.adobelive.fr
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