Jeff Jacobson et Alex Webb, de l'agence Magnum, nous présentent une courte histoire de la célébrissime Kodachrome : un film argentique couleur original et célèbre.

Kodachrome
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WIkipedia explique :

"L'obtention des couleurs se fait au moyen d'une synthèse soustractive. De façon simplifiée, on peut dire que la Kodachrome consiste en trois films noir et blanc superposés (un pour chaque couleur fondamentale ; trichromie) - ceci se retrouve dans le grain particulier de ce film (visible surtout avec la Kodachrome 200), plus consistant et sec que ce qu'on voit avec les films inversibles ultérieurs (de type Ektachrome) ou avec les films négatifs couleur.

Le procédé de développement a évolué et est aujourd'hui appelé K-14. Complexe, il n'est pas accessible à un amateur : par exemple, il faut répéter trois fois (une fois pour chaque couleur fondamentale) un traitement délicat dans lequel les couleurs finales de l'image sont apportées chimiquement (chaque couche argentique à l'origine monochrome prenant alors sa couleur adaptée)

Jusqu'en 2010, il ne restait qu'un seul laboratoire dans le monde qui se chargeait de ce traitement2, celui-ci était donc toujours effectué par correspondance. Les films Kodachrome vendus en Europe étaient d'ailleurs livrés avec une enveloppe permettant un développement sans frais supplémentaires, ce qui relativisait le prix élevé lors de l'achat. Ce laboratoire a définitivement arrêté le développement du Kodachrome le 30 décembre 2010.

Le rendu du Kodachrome se caractérise par un contraste important, des couleurs vives et saturées. Le rouge est sa couleur dominante. À l'inverse des films inversibles E-6 qui se déclinent en plusieurs versions ; des couleurs les plus vives aux couleurs les plus neutres. Ce rendu atypique associé à une certaine époque, combiné à un grain très fin, a fait les beaux jours de la presse illustrée et de bien des cinéastes au cours du XXe siècle.

Utilisé pour l'archivage avant l'avènement du numérique, en particulier dans de nombreux Musées, le film Kodachrome a longtemps présenté une durabilité des teintes exceptionnelle, bien supérieure à toutes les émulsions couleurs concurrentes d'une certaine époque. Bien que cette réputation de durabilité a longtemps fait un mythe, il s'est avéré qu'après plusieurs années, les couleurs finissent tout de même par virer (l'argentique n'est pas éternel). La recherche et le développement des derniers traitements E-6, si les bains sont biens préparés et selon le type de film, ont permis une durabilité accrue qui n'a plus rien à envier au K-14. "

Le court documentaire Photographie : le dernier  Kodachrome


Pour terminer, voici une chanson de Paul Simon en hommage à la Kodachrome ...



 
> L'article complet sur la Kodachrome

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Une petite histoire de la Kodachrome



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