Photokina : Très silencieux depuis le début d'année, Pentax annonce coup sur coup deux reflex pour compléter sa gamme jusque là quelque peu indigente . Ainsi, après un K-r plutôt sympathique, Pentax présente le K-5, un boîtier reflex haut de gamme qui devient le vaisseau amiral de la nouvelle flotte du fabricant nippon.

Pentax K-5 face

Un nouveau capteur CMOS !

Si le K-7 est un boîtier très intéressant (très compact, traitement tout temps, viseur 100%, ergonomie étudiée, mode vidéo...), sa principale lacune réside dans son capteur CMOS 14,6 Mpx développé par Samsung aux performances médiocres. Alors que les boîtiers concurrents évoluent sans vergogne jusqu'à 6400 ISO, le reflex expert de Pentax doit encore se limiter à 1600 ISO pour conserver des images honorables. 

Aujourd'hui, le K-5 reprend les grandes lignes de son petit frère et évolue par petites touches. Mais le grand changement attendu est bien là : à l'intérieur du K-5, vous trouverez désormais un CMOS 16 Mpx (probablement le modèle Sony qui équipe déjà l'Alpha 55 et le Nikon D7000). Nous avons pu essayer un boîtier de présérie et nous n'avons pas hésité à pousser la sensibilité ISO lors de nos déclenchements. Impossible de se prononcer définitivement sur la qualité des images (le firmware était vraiment....), mais les résultats observés sont plutôt rassurant. La gestion du bruit électronique est largement au-dessus de ce que produit actuellement un K-7. Les ingénieurs de chez Pentax sont même confiants et offrent une plage de sensibilité assez importante qui s'étend de 80 à 51200 ISO dans le mode étendu (80 - 12800 en standard).

Prise en mains

Le K-5 reprend les atouts du K-7 avec un boîtier très compact, mais assurant une bonne prise en mains (la poignée est un exemple d'ergonomie). Il dispose d'une fabrication de haute volée tout-temps, d'un viseur 100%, de deux molettes pour les réglages, d'un écran LCD de rappel et de nombreux accès directs à certaines fonctionnalités. Le K-5 propose toujours un écran VGA de 7,6 cm

Pentax K-5 dos

L'obturateur mécanique est toujours aussi silencieux et le K-5 est finalement l'un des boîtiers les plus discrets sur ce segment expert face au Nikon D7000 ou Canon 60D. Vous pouvez télécharger l'enregistrement sonore en cliquant sur l'image ci-dessous.

Pentax K-5 son déclenchement

L'ergonomie générale du boîtier évolue peu donc et vous retrouverez la possibilité de personnaliser facilement le K-5 comme vous l'entendez afin d'avoir un reflex qui réponde à vos moindres sollicitations.

Pentax K-5 dessus

A l'intérieur, l'électronique évolue un peu avec notamment un nouveau module autofocus Safox IX+ dont les avantages ne sont pas précisés. Il conserve donc 11 collimateurs et nous espérons que la réactivité en basse lumière est améliorée. Dans tous les cas, il faudra vérifier lors de nos tests. La mesure d'exposition est toujours effectuée à partir d'une cellule à 77 zones. Le traitement des informations est toutefois un peu plus rapide et le K-7 est capable d'avaler pas moins de 7 i/s sur 40 vues JPeg ou 15 Raw. Pour les fichiers bruts, vous disposez toujours du choix de format : PEF (propriétaire Pentax) ou DNG.

La vidéo HDTV 1080 aussi

La nouvelle puce de traitement des images autorise désormais la vidéo dans un format HDTV 1080 à 25 i/s. Toutefois, Pentax conserve un fichier AVI avec un encodage Motion JPeg. Certes ce codec est plus simple à utiliser sur de petites configurations informatiques, mais il est globalement de moins bonne qualité et délivre des fichiers plus volumineux. Concernant l'autofocus par contraste, nous n'avons noté que peu de différences avec le K-7 : la mise au point est lente, bruyante et donc pratiquement inutile pour une utilisation grand public.

Notre premier avis :

Le K-5 est un boîtier sans réelle surprise et globalement réussi. Les atouts du K-5 sont indéniables :  boîtier compact, fabrication tout-temps, stabilisation intégrée, déclenchement silencieux, viseur 100% agréable, bel écran de 7,6 cm (921 000 points). , mode vidéo 1080, obturateur au 1/8000 s, ergonomie soignée, gestion de flashes distants sans fil...Les points faibles sont également bien identifiés : l'autofocus est en retrait par rapport aux principaux concurrents (Nikon, Canon) et le kit de base 18-55 mm ne dispose toujours pas d'une motorisation ultrasonique (SDM) pour une mise au point plus rapide et plus silencieuse. On regrettera également le choix du codec Motion JPeg pour l'enregistrement vidéo et le peu d'amélioration de l'autofocus par contraste durant le filmage. En réalité, son plus gros défaut est d'arriver en même temps que deux autres boîtiers très concurrentiels. Les affrontements vont être très intéressants.

Face au Nikon D7000 : Le boitier de Nikon frappe un grand coup avec des arguments identiques au K-5 : capteur 16 Mpx, visée 100%, écran LCD 920 000 points, gestion des flashes distants sans fil, une rafale pratiquement similaire (en légère faveur pour le K-5), un mode vidéo 1080 et une construction d'excellente facture. Le K-5 prend le dessus concernant la stabilisation intégrée alors que le Nikon doit utiliser des optiques spécifiques. Pourtant, le Nikon D7000 une belle série d'avantages sur le K-5 : autofocus rapide doté de 39 collimateurs et d'un suivi 3D performant, 2 emplacements pour les cartes, mode vidéo 1080p H.264 avec un autofocus permanent plus rapide, nouvelle cellule d'exposition et de balance des blancs sur 2016 points.

Nikon D7000
Nikon D7000

Face au Canon 60D : Le Pentax K-5 propose une stabilisation intégrée et une visée 100% qui n'existent pas sur le modèle Canon. Le boîtier est également plus compact et plus silencieux. Toutefois, le Canon 60D propose des caractéristiques intéressantes. Son mode vidéo est plus complet et plus performant (l'autofocus est mauvais sur les deux reflex) et le 60D dispose d'un écran LCD monté sur rotule très pratique pour le filmage. Naturellement, le 60D conserve une petite avance en terme de définition (18 contre 16 Mpx) et il faudra juger sur le terrain les performances de la gestion du bruit électronique, mais également comparer la réactivité du nouvel autofocus Safix IX+ par rapport au déjà connu 9 points du 60D. 


Canon 60D

Source : Pentax France
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