L'excellent Pentax K200D tire sa révérence et laisse place à son successeur le Pentax K-x (599 nu) qui débarque au mois d'octobre en divers coloris : noir, blanc laqué, rouge et bleu.

Pentax K-x


Commençons par la mauvaise nouvelle : le K-x n'est pas tropicalisé (contrairement au K200D). L'arrivée du nouveau modèle annonce donc l'arrêt des reflex d'entrée de gamme tout temps, une spécificité Pentax qui faisait la singularité de la gamme.
Il faudra donc se "contenter" d'une fabrication plus classique pour l'entrée de gamme, le modèle expert (K-7) conservant une construction à l'épreuve de l'eau et de la poussière.

Oublions ce détail d'importance et intéressons-nous à la fiche technique. Sur ce point, les nouveautés sont plutôt nombreuses et bienvenues.
Sur le K-x, le CCD 10 Mpix laisse sa place à un CMOS de 12,3 Mpix (qui ressemble furieusement à celui qui équipe les Nikon D90, D300) plus performant. En effet, Pentax annonce une plage ISO affolante de 100 à 12800 ISO en mode étendu (soit 3 IL de plus par rapport au K200D). Il ne reste plus qu'à espérer que le processeur de traitement des images (PRIME II) tienne le coup.

L'arrivée du CMOS a d'autres heureuses conséquences comme la possibilité de filmer en HDTV 720p. Si le K-7 propose déjà cette fonctionnalité, le K-x est un peu moins performant avec une cadence à 24 i/s. En outre, Pentax conserve un format AVI avec une compression Motion JPeg moins performante que le H.264 que l'on trouve chez certains concurrents. Pas d'autofocus pendant le filmage, il faudra donc user de la mise au point manuelle pour les changements de plan. Avec la présence d'un mode vidéo, il est toutefois surprenant que le K-x ne dispose pas d'une sortie HDMI pour profiter à la fois des images et des vidéos sur un écran HDTV.
La visée directe fait également son apparition dans l'entrée de gamme Pentax. En studio, le photographe appréciera la loupe pour ajuster la mise au point et la possibilité de faire apparaître quelques informations sur l'écran comme un histogramme d'exposition, un quadrillage ou les alertes de sur/sous exposition. La documentation ne fait pas mention d'un horizon, dommage. En mode autofocus (par détection de contraste), il sera possible de détecter jusqu'à 16 visages. En plus de la mise au point par contraste, le K-x propose également d'utiliser le module AF classique (avec un va-et-vient du miroir).

Pentax K-x dos
Plus rapide, le CMOS couplé au PRIME II autorise une intéressante rafale à 4,7 i/s (sur 17 vues en JPeg et 4 vues en Raw). De quoi contenter les amateurs de photo sportive par exemple. Il est également intéressant de noter que l'obturateur évolue sensiblement avec une plage de vitesse de 30 à 1/6000 s alors que la plupart des reflex concurrents viennent butter à 1/4000 s.

Le système autofocus conserve le module AF SAFOX VIII avec 11 collimateurs (dont 9 en croix) sélectionnables. Le K-x n'hérite pas du nouveau système d'exposition sur 77 segments, mais conserve l'ancien modèle (16 segments) qui donne déjà pleine satisfaction.
L'écran LCD ne change pas avec une diagonale de 6,9 et une définition 230 000 points. Une définition supérieure aurait rendu plus confortable la visée directe. Le viseur optique reste identique à celui du K200D (couverture 96% et grossissement 0,85x) qui est l'un des plus agréables sur cette gamme de reflex.
Globalement l'interface et le boîtier reprennent les spécificités du K-m : compact et simple à utiliser.

Héritage du K-7
Bien sûr, vous retrouverez dans le K-x, les technologies spécifiques à Pentax : la stabilisation par déplacement du capteur, qui selon le constructeur permet de gagner jusqu'à 4 IL et un système antipoussière par traitement de surface et vibrations. Vous retrouverez également des fonctionnalités héritées du K-7 comme la possibilité de réaliser de micro ajustements pour la mise au point afin d'éviter les problèmes de front/back focus. Le K-x propose également de corriger à la volée la distorsion et les aberrations chromatiques des optiques DFA et DA et la fonction HDR (par assemblage de 3 images) est également présente. Vous apprécierez également la possibilité, très agréable, de choisir le format RAW (12 bits, avec convertisseur A/N sur 14 bits) PEF ou DNG.

Pentax K-x

Dans les petits plus toujours sympathiques, vous trouverez 16 nouveaux filtres numériques (Toy camera, Rétro, Contraste élevé, Extraction de couleur, Doux, Scintillement, Fish-eye...), la fonction DRE pour équilibrer les ombres ou une nouvelle balance des blancs pour les couchers de soleil. Moins anecdotique, un nouveau circuit électronique augmente l'autonomie de l'appareil à 1900 vues avec 4 piles AA rechargeables (chargeur livré) et il est toujours possible de piloter des flashes distants sans fil à partir du flash pop-up.

L'arrivée du K-x est accompagné d'un nouveau télézoom : Pentax DA-L 55-300 mm f/4-5,6 ED. Vous pouvez télécharger la fiche technique du Pentax K-x (PDF) sur le site du constructeur.

Le Pentax K-x sera disponible au mois d'octobre selon les configurations et les tarifs suivants :
Boîtier nu : 599
Kit simple avec l’optique 18-55mm D-AL : 649
Kit double avec les optiques 18-55mm D-AL et 50-200mm D-AL : 799

Notre premier avis : Le Pentax K-x arrive avec une fiche technique bien actualisée et un prix concurrentiel : mode vidéo, visée directe sur l'écran, capteur CMOS 12 Mpix, rafale nerveuse. Toutefois, le terrain est déjà bien occupé sur le segment et le nouveau reflex vient se positionner face à des rivaux également bien armés. Ainsi, le Nikon D5000 propose le même capteur et le même mode vidéo, mais dispose d'un écran LCD orientable bien pratique et son traitement du bruit électronique est remarquable. En contrepartie, il ne dispose pas d'un système de stabilisation intégré au boîtier et n'est réellement compatible qu'avec des objectifs AF-S motorisés (le K-x accepte pratiquement toutes les optiques à baïonnette K). On préféra également le viseur du nouveau Pentax plus agréable et la possibilité de piloter des flashes distants sans fil, le D5000 étant plus limité. Le K-x se trouve être plus rapide en rafale, mais l'autofocus du Nikon D5000 reste sans doute plus réactif et surtout doté d'un suivi 3D fonctionnel. La mise au point est, en outre, plus silencieuse.

Côté Canon, le K-x vient se frotter au 500D. Là encore, le nouveau reflex Pentax offre une stabilisation qui fonctionne avec toutes les optiques, une rafale plus intéressante, une zone AF plus couverte (11 collimateurs, contre 9), la possibilité de gérer des flashes distants sans fil et une autonomie supérieure grâce aux 4 piles AA. Le Canon 500D affiche quant à lui une liste d'atouts non négligeable comme l'écran LCD de 7,6 cm affichant 920 000 points, un viseur légèrement plus confortable (meilleur grossissement), un mode vidéo 1080 (20 i/s) et 720p (30 i/s) et un capteur mieux défini à 15 millions de pixels.

Enfin, le K-x devra compter avec le tout récent Sony Alpha 500. Tout comme le K-x, le reflex de Sony propose une stabilisation par déplacement du capteur qui fonctionne avec toutes les optiques, mais propose une visée directe sur écran LCD un peu différente qui permet de conserver un AF par différence de phase plus rapide contrairement au K-x qui utilise une détection de contraste plus lente ou l'AF classique avec un mouvement du miroir. En outre, l'Alpha 500 intègre un écran LCD orientable, plus agréable pour la visée directe. Le nouveau reflex Sony a une rafale légèrement plus rapide (5 contre 4,7), mais son viseur optique est moins confortable (grossissement moins important) et la visée directe moins précise (95% contre 100%). Ironiquement, le Sony qui ne filme pas, possède une prise HDMI, alors que le Pentax qui peut réaliser des vidéos en est dépourvu. Dernier point, on est également tenté de privilégier le format Raw DNG du Pentax par rapport au format propriétaire des autres modèles.

 Nikon D5000
Nikon D5000
Canon EOS 500d
Canon 500D
sony Alpha 500
Sony Alpha 500
Source : Pentax France


Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation