Et de 10. Un an après la publication d'Optics Pro version 9, DxO vient de passer sa solution de dématriçage en version 10. Avec la version 9, DxO avait fait sensation en inaugurant Prime, de nouveaux algorithmes de débruitage hyper performants, mais sacrément chronophages. La version 10 apporte son lot de nouveautés, mais pense d'abord à l'optimisation du code. Et Prime est le premier à en profiter puisque, DxO le promet, les traitements sont désormais jusqu'à 4 fois plus rapides.

DxO Optics Pro 10 test review plus rapide

On ne doit pas en être loin si on en juge par le temps nécessaire pour réaliser cet export : 1 minute 38 pour un RAW de D800. Il nous avait fallu 6 minutes 60 l'an dernier sur le RAW d'un même boîtier, et sur le même ordinateur. Bref, l'amélioration est sensible et rendra Prime bien moins exclusif qu'avant. Autre gain de vitesse : le chargement des dossiers se fait 10 fois plus vite (d'après les données DxO) et le dématriçage fonctionne 1,5 fois plus vite.

Côté interface, on a droit à quelques améliorations... sans réelle révolution. On évolue en douceur, avec par exemple un explorateur d'images simplifié (les modules optiques n'apparaissent que s'ils doivent être téléchargés), la balance des blancs et la correction de poussières en une image, etc.

DxO Optics Pro 10 test review interface

Toujours au rang des améliorations bien pensées, on signalera que la palette de débruitage bénéficie désormais d'une fenêtre élargie. Si l'activation de Prime se fait toujours sans prévisualisation à l'écran, on pourra toutefois se faire une meilleure idée du travail effectué grâce à une prévisualisation plus confortable. La fenêtre occupe désormais la totalité de la largeur de la colonne, alors qu'elle n'en occupait en gros qu'une moitié dans la version précédente.

DxO Optics Pro 10 test review palette bruit

D'autre part, l'accentuation gagne en précision, et ce, de plusieurs manières. L'outil de netteté de l'optique a gagné en accentuation, en produisant moins d'artéfacts et en préservant mieux les couleurs. De même, l'accentuation par défaut a été augmentée afin de rendre immédiatement des images plus nettes.

DxO Optics Pro 10 test review accentuation

Les autres classiques de la marque sont également peaufinés, tel le Smart Lightning dont les curseurs agissent plus finement. De même, les fichiers DNG issus de RAW convertis sont désormais pris en charge (ce qui est pratique en sortie de Lightroom) si leur RAW d'origine est supporté. Ce qui semble exclure les RAW Fuji, dont rien ne stipule qu'ils le soient.

Mais DxO ne s'est pas contenté d'optimiser les algorithmes et de faire évoluer un peu l'interface. De nouvelles fonctions font leur apparition. Ainsi "Clear View" permet de gommer le voile atmosphérique qui vient souvent opacifier un paysage. Ce phénomène trouve son origine dans la dispersion de la lumière par les particules contenues dans l'air, et sa manifestation augmente avec la distance.

DxO Optics Pro 10 test review clearview

Pour compenser la chose, Optics Pro va analyser les composantes de couleur afin d'établir une carte de profondeur de l'image, puis amplifier le niveau de noir sur les éléments éloignés. Le processus est entièrement automatique. Il suffit d'activer la fonction et d'en moduler l'intensité au curseur. Et le résultat est saisissant !

Avant :

DxO Optics Pro 10 test review clearview avant

Après :

DxO Optics Pro 10 test review clearview après

Avant :

DxO Optics Pro 10 test review clearview avant

Après :

DxO Optics Pro 10 test review clearview après

Ce dernier exemple est particulièrement révélateur de la puissance du traitement. Pour "récupérer" la forêt, il aurait fallu un traitement bien plus complexe qu'un simple clic sur un bouton. Pour les paysages un peu voilés, la fonction marche du tonnerre. Le traitement fait aussi merveille dans bien d'autres cas que le seul traitement du voile atmosphérique...

Dans la pratique, c'est par exemple un excellent moyen de donner un peu de "peps" à une scène nocturne...

Avant :

DxO Optics Pro 10 test review clearview avant

Après :

DxO Optics Pro 10 test review clearview après

Vous pouvez aussi donner un petit côté "dramatique" à une scène en un clic...

Avant :

DxO Optics Pro 10 test review clearview avant

Après :

DxO Optics Pro 10 test review clearview après

... Ou donner plus de teneur à une scène urbaine...

Avant :



Après :



... Ou encore pour gommer l'atténuation due à la prise de vue à travers une vitre...

Avant :



Après :



Des algorithmes plus fins, des traitements plus rapides, une nouvelle fonction vraiment bien pensée : Optics Pro 10 aurait tout pour lui... si seulement DxO l'enrichissait d'un module de traitement local, à l'instar de ce que propose la concurrence, que ce soit chez Adobe avec Lightroom ou chez PhaseOne avec Capture One Pro dont la version 8 nous avait fait si forte impression.

Certes, Optics Pro permet depuis peu de transférer ses images vers Lightroom pour y poursuivre l'édition. Mais à quoi bon empiler les solutions logicielles quand celles-ci ont 90 % de leurs fonctions en commun ? Or il ne manque vraiment qu'une meilleure gestion des catalogues et, surtout, une retouche localisée pour qu'Optics Pro devienne une solution à part entière, aussi excellente (par ses algorithmes et la finesse de leur traitement) qu'autonome (par l'exhaustivité des fonctions proposées).
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