Photokina 2016 – Alors qu'il sera disponible à la vente avant la fin de l'année, nous avons pu essayer un prototype du nouvel hybride Micro 4/3, l'Olympus OM-D E-M1 Mark II : bluffant !

Première prise en main de l'Olympus OM-D E-M1 Mark II (Mark 2)

Sur le stand d'Olympus, le nouveau boîtier se fait désirer. S'il est présent sous cloche ou en version holographique, il n'est pas possible d'essayer l'E-M1 Mark II. Il faut donc se rendre dans les coulisses pour essayer un modèle — loin d'être définitif, nous précise-t-on.

Une poignée plus agréable

Et pourtant, les premiers contacts avec le modèle haut de gamme de la série OM-D sont impressionnants. Le boîtier, toujours tropicalisé, présente une superbe finition avec des matériaux de qualité et des commandes bien proportionnées, aux mouvements fluides et souples. La poignée redessinée, plus imposante, permet une meilleure préhension, ce qui est très agréable, car le boîtier reste très petit et les deux derniers doigts de la main passe facilement sous la semelle.

Prise en main de l'Olympus OM-D E-M1 Mark II (Mark 2) : comparaison avec E-M1
L'Olympus E-M1 premier du nom à gauche et le nouveau Mark II à droite. Ce dernier est sensiblement plus épais.

Mais la poignée n'est pas la seule à avoir pris de l'embonpoint et le boîtier lui-même a gagné un peu de coffre par rapport à son aîné l'OM-D EM1 premier du nom. Le boîtier nu reste sous la barre symbolique des 500 g, auxquels il faudra toutefois ajouter le poids d'une optique, et le verre est toujours assez lourd. Surtout qu'Olympus propose désormais une optique ouvrant à f/1,2 : un 25 mm équivalent à un 50 mm en 24x36, sur lequel nous reviendrons. Un très séduisant et polyvalent 12-100 mm f/4 est également de la partie et devrait faire des envieux chez les photographes équipés en reflex.

Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) prise en main photokina 2016
L'Olympus OM-D E-M1 Mark II équipé du M.Zuiko 25 mm f/1,2 : un beau combo.

Un autofocus très prometteur

Lors de la présentation de l'OM-D E-M1 Mark II, nous avons été particulièrement impressionnés par les annonces concernant l'autofocus et la rafale. C'est donc la première chose que nous essayons, encore une fois sur un boîtier non définitif.

Pour mémoire, l'E-M1 Mark II dispose de 121 points pour le système autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste. Plus fort que les reflex professionnels Nikon et Canon, l'intégralité des collimateurs est de type croisé. Nous sommes clairement en présence d'un boîtier haut de gamme. Le Mark II dispose d'ailleurs de nouveaux algorithmes de reconnaissance et de suivi de forme. Pour faire fonctionner tout ce beau monde, le système AF peut compter sur un processeur TruePic VIII à deux modules quadricœurs, dont un est spécifiquement dédié à la mise au point.

Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) vue sur le capteur
Un nouveau capteur 4/3" dans le ventre de l'E-M1 Mark II. Sa définition est de 20,4 Mpx, mais il est différent de celui qui équipe le Pen-F et devrait être plus rapide et moins gourmand en énergie. 

Il n'est jamais simple d'évaluer les performances d'un boîtier sur un salon, mais la piètre qualité des lumières constitue un bon test que l'E-M1 Mark II passe sans problème. La mise au point est très rapide. Avec le nouveau 25 mm f/1,2, le passage d'une distance de mise au point de 1 m à l'infini est très rapide.

Le module AF se montre également très à l'aise sur les surfaces peu contrastées et le suivi du sujet est très convaincant. Une fois de plus, il n'est pas possible de nous prononcer de manière définitive sur l'E-M1 Mark II, mais les premiers déclenchements sont d'excellent augure.

Prise en main de l'Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) à la photokina 2016
Un écran LCD sur rotule et tactile : le top. Les autres commandes de l'E-M1 Mark II n'évoluent pas beaucoup.

Le deuxième quadricœur animant l'E-M1 Mark II est dédié quant à lui à la "fabrication" des images. Nous poussons un peu le boîtier dans ses retranchements en essayant la rafale "high" à 15 ips avec l'obturation mécanique, mais sans suivi AF. La rafale est impressionnante.

En mode AF-C, la cadence n'est finalement que de 10 ips. Une fois l'obturation électronique enclenchée, le boîtier est totalement silencieux, donc bien moins impressionnant au déclenchement, mais la rafale atteint alors 18 ips et on pourra monter à 60 ips sans suivi AF, toujours en pleine définition et en RAW !
Reste une question : sur combien de vue sera-t-il possible de tenir cette cadence ? Réponse dans les semaines à venir.
Un mode Pro Capture fait son apparition et permettra d'enregistrer jusqu'à 14 images (JPEG/RAW) avant le déclenchement afin de saisir l'action au bon moment.

Viseur

Avec de telles cadences, l'E-M1 Mark II se destine à la photo d'action (mais pas seulement) ; il faut donc que le viseur électronique soit à la hauteur pour suivre les déplacements des sujets. Le grossissement déjà important, du viseur ne change pas, mais la cadence de rafraîchissement passe de 60 à 120 ips. Là encore, il faudra juger sur pièce, mais la visée se montre pour l'instant très agréable.

Prise en main Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) cartes mémoire scellées
Impossible de glisser une carte mémoire dans l'E-M1 Mark II pour subtiliser des clichés, les deux cartes sont scellées dans le boîtier.

La stabilisation mécanique améliorée

Est-il vraiment possible d'améliorer une stabilisation mécanique déjà annoncée avec un gain de 5,5 IL ? Difficile à croire. C'est pourtant ce qu'annonce Olympus avec l'E-M1 Mark II. Attention, le gain de 6,5 IL n'est atteignable qu'avec le 12-100 mm f/4 qui dispose également d'une stabilisation optique. C'est donc bien la combinaison des deux stabilisations qui permet une telle performance. On attend là encore de pouvoir tester dans notre studio.

La haute définition toujours disponible. 

Le mode multi-shot qui permet d"empiler" 8 photos pour augmenter la définition est reconduit sur le Mark II. Il sera donc possible de sortir des fichiers JPEG en 50 Mpx et  même des images RAW en 80 Mpx.

Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) avec écran ouvert
Pas de changement au niveau de la définition de l'écran LCD.

Vidéo

Les cartes mémoire devront supporter l'enregistrement vidéo UHD jusqu'à des débits de 237 Mbps. Il sera également possible de filmer en 4K (4 096 x 2 160 px), mais le boîtier que nous avions ne proposait pas encore ce format. Toujours pour la vidéo, la sortie HDMI devrait permettre de fixer un enregistreur externe pour une captation en 4:2:2 / 10 bits.

Mémoire, connectique et alimentation

Il faudra également que les cartes supportent les débits d'écriture. Le boîtier comporte deux emplacements pour cartes SD, mais un seul est compatible UHS-II — l'autre ne pourra pas dépasser la norme UHS-I. Pourquoi un tel choix ? Étonnamment, c'est le manque de place qui semble avoir guidé cette restriction, le contrôleur UHS-II étant a priori plus volumineux.

Toujours du côté des connecteurs, l'E-M1 Mark II prend de l'avance et propose une prise USB 3 au format de type C. Pour l'instant, nous ne savons pas si elle permettra de recharger l'appareil, mais nous croisons les doigts. Vous trouverez également une sortie HDMI de type C, une entrée micro stéréo (3,5 mm) et une sortie casque.
Malheureusement, et comme sur le GH4 de Panasonic, ces connecteurs sont situés sur le flanc gauche de l'appareil. Une fois les différents accessoires reliés, il sera donc difficile d'utiliser la rotule de l'écran LCD. Vous trouverez naturellement une puce Wi-Fi pour un pilotage distant et le transfert des images vers un smartphone.

Prise en main Olympus OM-D E-M1 Mark II (Mark 2) connecteurs
Une connectique complète derrière les protections en caoutchouc. 

L'un des talons d'Achille des hybrides reste l'autonomie des batteries et les constructeurs multiplient les solutions pour l'améliorer. Fujifilm, avec le X-T2, propose un grip d'alimentation qui permet d'embarquer jusqu'à 3 batteries ; quant au Panasonic G80, il s'appuie sur un mode veille plus performant qui réduit de manière drastique la consommation.
Olympus a choisi d'utiliser une nouvelle batterie qui permet de gagner jusqu'à 30 % d'autonomie (soit environ 450 vues selon la norme CIPA, dont 50 % de prises de vue avec l'écran). Cette batterie serait également plus rapide à charger. Et bonheur ultime, le niveau de batterie est désormais indiqué en pourcentage. Un nouveau grip d'alimentation sera également disponible pour embarquer deux batteries.

Prise en main Olympus E-M1 Mark II (Mark 2) batterie
La nouvelle batterie est impressionnante et occupe une bonne partie de la semelle du boîtier (1 720 mAh).

Un prix, une disponibilité, et un service pro

C'est bien sûr et malheureusement la grande inconnue. L'Olympus OM-D E-M1 Mark II sera probablement plus cher que l'E-M1 premier du nom, qui était proposé au tarif conseillé de 1 600 €.
Nous aurons probablement un peu plus d'infos au Salon de la Photo en novembre. La disponibilité est également assez vague, mais l'atterrissage est prévu avant la fin de l'année. Nous avons hâte !

La sortie de l'E-M1 Mark II s'accompagne d'une mise à jour du service Pro sur trois paliers : il permettra d'obtenir de l'aide via une hotline, de bénéficier d'un service de réparation rapide (3 jours) avec la possibilité, selon le niveau souscrit, d'avoir un boîtier de courtoisie ; enfin, un programme de maintenance (nettoyage complet, changement des petites pièces d'usure) sera également proposé.

> Test complet de l'OM-D E-M1 Mark II

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