Fin août à la rédaction de Focus Numérique, alors que l'appel des vacances et de la fare niente se faisait pressante, quelques membres de l'équipe ont eu le plaisir de recevoir Anna Alix Koffi, fondatrice d'un nouveau magazine photo indépendant : OFF THE WALL.

Magazine OFF THE WALL

Contrairement à Fisheye, qui est un magazine photographique orienté lifestyle mais au format classique (A4, papier glacé, disponible en kyosque), OFF THE WALL  cherche à révéler la "photographie émergente et [à] réveiller les images méconnues". Plus proche de l'album photo que du magazine, avec son épaisseur conséquente (2 cm pour 186 pages), son papier mat et texturé rappelant certains barytés jet d'encre, il offre une vraie expérience tactile.

C'est un bel objet sur lequel il faut revenir encore et encore, se dévoilant chaque fois au lecteur, loin des magazines classiques à dévorer d'un coup et jeter aussitôt. Difficile d'imaginer que derrières cette qualité d'exécution se cache un travail iconographique majoritairement bénévole à l'exception de l'impression.



OFF THE WALL ? Beaucoup penseront au cinquième album de Michael Jakson en 1979 "Off the Wall" et ils auront bien raison, Anna Alix nous le confesse elle même : "je suis d'un tempérament déterminé, le fait de monter un magazine en format papier sur la photographie surtout à l'heure actuelle demande beaucoup de ténacité." Logique, du coup, qu'elle ait choisi de suivre le précepte du premier titre de l'album  "Don't Stop 'Til You Get Enough" (N'arrête pas avant que tu sois satisfait ).

Le contenu mêle clichés argentiques, numérique, extraits de courts métrages, smart photographies, à la fois images inédites ou oubliées. Parmi cette riche sélection visuelle, le photozine offre la possibilité de découvrir le travail de quelques photographes qui accrochent le regard, comme Omar Victor Diop qui détourne à la sauce africaine des scènes cultes du cinéma américain, telles que Americain beauty, Blow Up ou Telma & Louise. Avec une sélection aux teintes un peu délavées dont les sujets naviguent entre underground  et vernaculaire, ce premier tome fait voyager onirisme et brutalité du quotidien. 

Lorsque nous avons rencontré Anna Alix, le numéro 2 était  prêt à être présenté à Visa pour l'image avec pour thème "L'émergence russe." Le numéro 3 quant à lui en était déjà à la correction de textes et à la mise en page.



OFF THE WALL est  pensé et réalisé comme un album durable. Sa fondatrice espère aller jusqu'au bout du projet en réalisant une collection complète, car chaque exemplaire est tiré à 1000 exemplaires, tous numérotés. Le petit plus est que chaque nouvelle édition est associée à une lettre inscrite sur la tranche. A terme, posséder la collection complète permettra de recomposer OFF THE WALL dans son entier. Ce premier opus portant fièrement un "O", il faut souhaiter que les neuf prochains numéros connaissent un succès à la hauteur du travail fourni. 

OFF THE WALL est vendu à 27 euros sous forme de trimestriel : avril, juillet, octobre, janvier.

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