Répétez après nous : "backlit". Ça pourrait bien être le mot à la mode cette année : les capteurs CMOS inversés s'étendent. Nikon présente le Coolpix P100, premier bridge d'un grand constructeur utilisant cette technologie.

Nikon Coolpix P1000


"Je suis l'appareil ultime", nous dit le Nikon P100 en ouverture de sa fiche produit. Pourtant, à première vue, il ne s'agit que d'une évolution de détails du précédent P90 : le boîtier est quasiment identique — en même temps, ce n'est pas cette partie de l'appareil qui avait peiné à nous convaincre.

On notera tout de même la présence d'un micro stéréo derrière le flash, un déclencheur dédié pour la vidéo et le passage de l'écran (toujours orientable) à 460 000 points, ce qui améliore nettement le confort.

À l'intérieur, tout change. L'objectif tout d'abord : le zoom passe à 26x, équivalent 26-676 mm, ouvert à f/2,8-5. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, ce sont précisément les caractéristiques de l'Olympus SP-590 UZ, dont le zoom 26x était fortement apparenté aux 24x de la concurrence. On espère que quelques boulons auront été resserrés, cet objectif n'étant pas le mieux fini de ces dernières années...

Le capteur également subit une évolution drastique. Exit le CCD 12 Mpx, place à un CMOS 10 Mpx. Celui-ci est rétro-éclairé, comme les Exmor R chers à Sony ; cependant, Nikon, comme Casio, annonce une taille de 1/2,3", contre 1/2,4" chez Sony. 10 Mpx au lieu de 12 Mpx, on y perd un peu en définition — ce qui n'est pas forcément grave, les objectifs peinant de toute façon à fournir des images assez précises pour des capteurs aussi denses —, mais on devrait y gagner nettement en sensibilité.

Nikon Coolpix P100 dos

Côté électronique, Nikon profite des possibilités du CMOS haute vitesse et réunit des fonctions vues sur les Sony HX1 et Casio FH20.

La vidéo tout d'abord : le P100 filme en Full HD 1080p à 30 images par seconde, avec son stéréo et zoom actif. Le codec retenu est le H.264, un peu gourmand mais très efficace. Un mode haute vitesse à 240 im/s est également proposé, dans une définition réduite.

Le HDR ensuite : le P100 peut prendre deux images en rafale avec des expositions différentes et les assembler pour augmenter la plage dynamique de l'image. Autre exemple de composition, le P100 peut simuler des poses longues en prenant une rafale de 8 images sous-exposées, permettant de dépasser les limites de la stabilisation mécanique.

Nikon Coolpix P100

La rafale atteint 10 images par seconde en 10 Mpx, sur une durée non précisée, et grimpe à 120 im/s... en 1 Mpx — utile pour décomposer parfaitement un mouvement, mais n'espérez pas en sortir un tirage photo.

Sur le papier, le Coolpix P100 est donc bien armé pour détrôner le FZ38, et nous sommes impatients d'en torturer un exemplaire pour voir ce qu'il donne en vrai. Il arrivera début mars pour 399 €.
Source : Nikon France
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