
© Chung Kwang- Hwa
Tiens! J'ai retrouvé ma voiture
Comment modéliser le fonctionnement de notre mémoire, ses mouvements propres, perpétuels et insaisissables ? Le travail du jeune photographe coréen
Chung Kwang-Hwa en est une réponse.
En entrant dans la galerie
Maria Lund, nous sommes immédiatement attirés par ce caisson noir d'où sortent des volutes blanches de poudre de plâtre. Par cette installation, une seconde se situe au sous-sol de la galerie, l'artiste modèle ainsi un paysage en constant changement, nous plonge dans un univers fumant, incandescent, recouvert d'une épaisse poussière blanche.
© Chung Kwang- Hwa
Est-ce là le constat d'une catastrophe ? Ces petites voitures dans des montagnes, collines imaginaires, telles des épaves échouées sont-elles le témoin de la perte de notre perception.
Ces « caissons de mémoire » sont retranscrits dans un travail photographique, comme en résonance, afin de capter, capturer ces instants fugaces où nous n'avons aucune prise.
Brouillard, flou, obscurité, pleine lumière...le tout enfoui, enseveli un instant, pour être dévoilé l'instant suivant par cette brume vaporeuse questionnant sur la véracité du souvenir de ce qui était auparavant.
C'est là le propos de
Chung Kwang-Hwa : rendre compte de ce qui nous échappe, saisir l'insaisissable, le fil d'une pensée, ou un souvenir sur le point de s'évanouir.
Une promenade visuelle et sensorielle qui nous accompagne longtemps après l'avoir vue.
Chung Kwang-Hwa, né à Séoul en 1974, vit et travaille à Paris depuis 2001.
© Katia Cordova
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