© Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.

Vous avez jusqu'au 20 janvier pour courir et vous immerger dans l'univers du père de la photographie mexicaine, Manuel Alvarez Bravo.
Les commissaires, Laura Gonzalez Flores et Gerardo Mosquera, nous invitent à une relecture de l'œuvre de ce photographe emblématique, mort centenaire en 2002.
A travers un parcours en huit volets, ponctué de 150 tirages, de films expérimentaux, d'archives, de polaroïds, c'est une vision moderniste de ce regard multiple qui nous est donné de voir ou de découvrir.


© Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.
© Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.

Comptable de profession, la photographie occupe déjà, à cette époque, son quotidien dans sa manière de voir. D'une feuille de papier pliée ou roulée, il transforme/ découpe le réel en quelque chose d'autre, de créatif. Pour lui la photographie est le moyen, non pas de dire autrement, mais de dire autre chose. Par l'usage de cadrages, d'échelles et une perception formelle graphique - proche de Rodchenko ou Moholy-Nagy - certaines photographies sont l'objet de jeu visuel à l'intérieur de l'image, comme par exemple dans « Parabole optique ».
Des films expérimentaux présentés dans l'exposition, certaines photographies apparaissent comme des esquisses de films en devenir.
© Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.

© Colette Urbajtel / Archivo Manuel Álvarez Bravo, s.c.

Contrairement à l'étiquette dont il était catalogué, la volonté de Manuel Alvarez Bravo était plutôt axée sur l'image elle-même que sur la volonté de représenter le Mexique à travers des images.
Cette rétrospective nous permet d'appréhender l'imaginaire de ce photographe, qui donnait des schémas poétiques de la réalité, re-construisant de manière illusoire le réel.

Des images essentielles pour la plupart méconnues, qui donnent la part belle aux choses infimes.

Le poète guatémaltèque Luis Cardoza y Aragon disait des photographies d'Alvarez Bravo : « ...nous trouvons surtout, ce qui n'était pas là, ce qui n'existait pas, ce qu'il met lui-même : son évidente personnalité... »

« Manuel Alvarez Bravo, un photographe aux aguets »
Jeu de Paume, 1 Place de la Concorde, 75008 Paris

Jusqu'au 20 janvier 2013
Du mercredi au dimanche de 11h à 19h, nocturne le mardi jusqu'à 21h.

www.jeudepaume.org
PARTAGER


Contact Vie privée, Cookies Conditions Générales d'Utilisation