"File choper le chat, je mets un filtre sur le flash, on va céder à l'appel du selfie" sont les premières paroles que j'ai prononcées en déballant le Lomo'Instant, nouvel appareil star de Lomography.

Un boîtier plastique imposant développant les célèbres Instax de Fuji, pour l'éternelle nostalgique de l'instantané que je suis, c'était un peu Noël sous les giboulées de mars.

Pack Lomo Instant édition Boston

Quoi qu'il en soit, le Lomo'Instant édition Boston ne laisse personne indifférent. D'une part, son design coloré en fait un bel appareil agréable à regarder. D'autre part, le contenu de la boîte a de quoi séduire. Le pack Boston contient en effet trois optiques : un fisheye, un équivalent portrait et un objectif macro. Par ailleurs, petite nouveauté qui fait la caractéristique principale de l'édition Boston du Lomo'Instant : le Splitzer. Il s'agit d'un petit bouchon d'objectif amovible qui permet de cacher différentes parties de l'image et de réaliser de multiples expositions sur un seul instantané. Vous disposerez également de 4 filtres gélatines colorés à fixer sur le flash. Bref, ce nouveau kit Lomo est une vraie mine d'or pour composer des instantanés uniques.

Prise en main

Plutôt léger malgré une taille imposante, cet argentique se prend en main assez intuitivement. En mode paysage, les doigts se placent facilement sur les différentes commandes de déclenchement, mise au point, compensation d'exposition. En revanche, la multiplicité des modes et réglages a tendance à enlever un peu de spontanéité à l'utilisation de l'appareil. Les différents modes, au nombre de trois (automatique, créatif sans flash et créatif avec flash), sont quant à eux réglables sous le boîtier. Il est donc impératif donc de savoir quel mode utiliser avant de déclencher.

Par ailleurs, les nombreux accessoires de cette très riche édition en font un appareil à transporter dans un sac spécifique. Oublié, donc, le petit sac à main qui contiendrait tout votre fatras et, dans un petit coin, votre Lomography. À noter également : la multiplicité des accessoires réduit significativement les prises de vues spontanées.

Test terrain

Pour cette partie, je tiens à rappeler au lecteur attentif qu'en aucun cas nous ne classons le Lomo'Instant dans la catégorie des appareils professionnels. En gardant en tête qu'il s'agit de photographie récréative, il faut avouer que les possibilités ont de quoi mettre l'eau à la bouche. J'évoquais plus haut le Splitzer, sorte de bouchon d'objectif percé et tournant permettant d'exposer une partie précise de la photo. Portraits originaux ou composition de paysages uniques, il faut avouer que le Splitzer est un puits sans fond d'essais photos qui vous demanderont un certain investissement en films Instax. Portraits à deux visages, création de paysages... : le Splitzer est sans doute l'atout majeur de ce kit Lomography.

Exemple de cinémagraphe avec Splitzer du Lomo Instant

Par ailleurs, l'ensemble de filtres colorés permettra d'harmoniser la colorimétrie de vos clichés. À noter : les filtres se plaçant sur le flash, vous n'obtiendrez rien si vous vous mettez en mode créatif sans flash. Efficaces en portraits, nous vous les déconseillons pour les paysages sur lesquels vous n'obtiendrez que très peu, voire pas du tout d'effet. 

Le Lomo Instant et ses filtres gélatines colorés
Les différents filtres donnent des résultats étonnants aussi bien en portrait qu'en paysage.

Est également fourni dans le kit un ensemble assez large d'optiques. Sur trois objectifs à visser sur l'optique de base, seul le grand-angle nous a convaincus. En effet, l'objectif macro couplé au système de zoom du boîtier rend la mise au point très aléatoire, en plus de révéler une distorsion plutôt disgracieuse. Concernant l'optique fisheye, comme toujours chez Lomography, le rond central ne prend pas assez de place sur le film. Habituellement, c'est un détail que l'on peut outrepasser sur un tirage 10 x 15 cm, mais que l'on ne peut pas ignorer sur un tirage format Instax mini (6,1 x 4,6 cm pour rappel). L'idée est donc plutôt bonne mais ne permet pas d'obtenir des résultats intéressants au vu de la taille des tirages, et c'est dommage.

En ce qui concerne l'appareil, il faut reconnaître que cette fois, Lomography a réussi le pari de coupler un boîtier esthétiquement réussi avec d'intéressantes options de prises de vues. Comme évoqué plus haut, sous le boîtier, trois modes sont disponibles : automatique, créatif avec flash et créatif sans flash.

Lomo Instant édition Boston, de dessous, sélection des modes
Trois modes différents, c'est une nouveauté sur un Lomography.

Un peu plus haut sur l'appareil, une petite molette à gauche du déclencheur permet la compensation d'exposition de +2 à -2. À droite, il est possible d'enclencher l'exposition multiple. Sur ce point, pas de limitation, vous pourrez exposer votre film autant de fois que vous le souhaitez. Il est d'ailleurs intéressant de coupler cette option au Splitzer. Juste en dessous est située la molette de mise au point allant de 0,4 à 1 m. Comme spécifié précédemment, cette option a le mérite d'exister, mais elle vous demandera un certain entraînement pour la maîtriser.

Lomo Instant édition Boston, côté droit, molettes d'exposition et curseur de mise au point
Une molette multi-exposition et une de mise au point font partie des nouveautés de ce Lomography.

Enfin, tout en dessous, à proximité des modes, il vous sera possible de choisir entre le mode normal ou B (bulb), ce qui est assez rare pour être précisé. Oui vous avez bien lu, ce Lomography permet de faire de la pose longue. Équipé d'un emplacement pour déclencheur manuel, vous pourrez donc vous essayer au lightpainting ou aux filés divers et variés.

Lomo Instant édition Boston, exemple de photos
Quelques exemples des modes et situations classiques : sous-exposition, paysages, mode auto, filtres colorés et double exposition.

Verdict

Lomo Instant édition Boston recommandé par Focus Numérique

En bref, le petit dernier (ou presque) de Lomography est une agréable surprise. Si on le compare à l'instantané de Fujifilm, le Neo classic qui entre dans une catégorie de prix similaire, les possibilités de personnalisation du Lomo'Instant sont bien plus grandes.

Les optiques se veulent vintage et pleines de défauts, mais le sont peut être un peu trop. Cependant, même si certains accessoires restent donc à améliorer, le Lomo'Instant Boston édition tire tout de même son épingle du jeu. Évidemment, son utilisation se limite à un usage purement récréatif, mais le ratio accessoire/prix est peut-être pour une fois chez Lomography justifié. Si un effort était fait sur les deux objectifs, on pourrait parler d'un quasi-sans-faute.

Malgré ces petits défauts dont on peut somme toute s'accommoder, c'est avec un certain plaisir que nous recommandons ce petit boîtier en plastique et ses optiques bon marché. Il est évident que cet appareil se prête bien mieux aux portraits qu'aux paysages, mais quelle que soit votre envie en termes de photos, tous les accessoires fournis vous donneront les moyens de la satisfaire.
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