Photo du profil de la page Facebook de Camille Lepage

Si les menaces se sont amplifiées à l'encontre des journalistes ces derniers temps en République centrafricaine, la liberté d'expression dans ce coin du monde est inexistante depuis mars 2013, date du début de la troisième guerre civile où s'affrontent la milice musulmane de la Séléka et les groupes d'autodéfense chrétiens anti-Balaka.

C'est dans ce climat de tension extrême, où crise humanitaire et chaos sécuritaire sont omniprésents, que la jeune photoreporter française Camille Lepage a été « assassinée » à l'âge de 26 ans, ce 13 mai 2014. Sa dépouille mortelle a été retrouvée dans un véhicule de miliciens anti-balaka — qu'elle suivait pour son reportage — intercepté par la force française Sangaris.

Portrait de son reportage "Vanishing Youth" au Sud Soudan © Camille Lepage

Camille Lepage le 19 février 2014 à Bangui © Fred Dufour/AFP

Après des études de journalisme à Southampton Solent en Angleterre, suivies d'une année à l'université Hogeschool Utrecht aux Pays-Bas et d'un stage en 2010 chez Rue 89, cette jeune journaliste était connue pour sa « déjà » forte implication sur les terrains difficiles au Sud Soudan puis, dès mars 2013, en Centrafrique afin de témoigner des populations en danger. Elle était rattachée à l'agence de photojournalisme Hans Lucas depuis plus d'un an.

« Sa mort odieuse montre à quel point les journalistes sont exposés au danger dans leur recherche de l'information, en République centrafricaine comme sur d'autres terrains de conflit », laisse entendre Christophe Deloire, le secrétaire général de Reporters sans frontières.
 
> www.camille-lepage.photoshelter.com
> http://hanslucas.com/clepage/photo
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In Memoriam. Le décès de Camille Lepage



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