Il y a tout juste un an, Fujifilm présentait un appareil stéréoscopique grand public : le FinePix 3D W1. Une petite révolution en soi, puisqu'il s'agissait du premier vrai compact stéréoscopique sans bidouillage : 2 capteurs CCD, 2 optiques zoom séparées de 7,7 cm et des fichiers spécifiques contenant à la fois la vue gauche et la vue droite afin de créer une image en relief, injustement appelée 3D. Encore plus fort, il était possible de visualiser ces images en relief sur l'écran au dos de l'appareil sans la moindre paire de lunettes.Le compact est également capable de filmer en "3D" et peut également prendre des clichés simultanément avec 2 focales différentes.

Malgré ces arguments pour le moins intéressants à l'époque, le W1 n'a rencontré qu'un succès d'estime, le compact présentant quelques lacunes (pas de grand-angle, pas de stabilisation, pas de vidéo HDTV, qualité des images décevante...) et une interface hors norme, pas franchement évidente...(lire le test du Fujifilm W1 sur LesNumériques.com).


Fujifilm FinePix 3D W3

Aujourd'hui, Fujifilm présente le W3 (449 euros), une nouvelle version du son appareil stéréoscopique qui apporte naturellement, quelques évolutions et notamment la vidéo 3D en haute définition HDTV 720 (AVI-3D, Motion JPeg sur 2 canaux, 24 i/s, son stéréo). La nouvelle version du compact stéréoscopique dispose également d'une sortie HDMI qui permet de diffuser les images et les films en relief directement sur un téléviseur 3D (comme le Sony Bravia KDL-46HX800, le Samsung UE46C8700 ou le Panasonic TX-P50VT20). Pour visualiser correctement vos enregistrements, il faudra toutefois utiliser une paire de lunettes spécifique.

Une contrainte que vous n'avez pas lorsque vous regardez vos images au dos du W3. Celui-ci dispose d'un large écran LCD de 8,9 cm affichant pas moins de 1 150 000 points. Une définition autrement plus confortable que les 230 000 points du précédent modèle. L'écran LCD présente un nouveau réseau lenticulaire. Ce réseau de microlentilles placé à la surface de l'écran  permet d'adresser à chaque œil une image différente, le cerveau de l'observateur reconstituant alors le relief. Point très appréciable, vous pouvez donc visualiser votre scène en relief avant de déclencher et ainsi ajuster correctement le cadrage et votre point de vue. Vous pouvez également ajuster la parallaxe et modifier l'impression de relief.

Fujifilm W3 dos

Sur les autres plans techniques, le W3 n'apporte pas beaucoup de changements. L'écartement entre les deux objectifs est un peu plus court (7,5 contre 7,7 sur le précédent modèle), mais celui-ci reste largement supérieur à l'écartement "naturel" des yeux (environ 6,5 cm) pour maximiser l'effet de relief.

Fujifilm conserve les deux optiques 35-105 mm (f/3,7-4,2) à la fois peu lumineuses et sans véritable grand-angle. Dommage. Côté captation, le W3 conserve également les deux CCD de 10 Mpix (1/2,3 pouce) qui ne nous avaient guère enchantés lors de notre test. Toutefois, le nouveau compact propose un nouveau processeur de traitement des images (3D Real Photo HD). Nous attendons avec impatience les premiers tests dans notre labo. Le W3 propose toujours une grande variété de prises de vue (mode P,A et M), la possibilité de photographier en 2D et 3D et  de jouer avec les "deux appareils photo" intégrés en les désynchronisant. Ainsi, vous pouvez photographier avec deux focales différentes, 2 rendus colorimétriques ou deux sensibilités différentes.

Fujifilm 3D W3

En réalité, les changements les plus notables concernent l'ergonomie de l'appareil. Si le W1 avait défrayé les chroniques par une interface étonnante, mais finalement peu pratique, le W3 s'assagit et propose une interface plus conventionnelle : vraie molette de zoom, tirette pour la gestion de la parallaxe, roue codeuse pour le choix du mode de prise de vue et trèfle de sélection pour modifier rapidement les principaux réglages (flash, macro, motorisation...). Voilà de quoi réconcilier la série W avec le grand public.

Le Fujifilm FinePix 3D W3 sera disponible au mois de septembre et conserve un prix assez élevé pratiquement identique au W1. Mais il ne faut pas oublier que l'appareil intègre deux capteurs et deux objectifs. Le prix à payer pour la stéréoscopie version Fujifilm.

Avec les différentes annonces de téléviseurs 3D, la photo et la vidéo stéréo sont en pleine effervescence et les constructeurs rivalisent d'ingéniosité pour proposer des solutions plus ou moins faciles à mettre en œuvre. Sony propose un système par balayage pour créer des panoramas en relief, mais qui rend impossible la prise de vue stéréo d'un sujet en mouvement. Panasonic, quant à lui, propose un objectif doté de deux lentilles pour sa gamme Lumix G qui viennent projeter les images sur un seul capteur. Reste à voir comment vont réagir les autres protagonistes de la 3D et notamment Samsung qui dispose déjà de téléviseur compatible.

Source : Fujifilm France


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