Le X-E2  ressemble comme deux gouttes d'eau au X-E1. Au premier coup d'oeil la seule différence semble n'être que le monogramme gravé sur l'avant du boîtier. Mais cette similitude cache en fait une très profonde évolution de l'appareil. Le X-E2 sera commercialisé en décembre, pour 999€ nu et 1 399€ avec un XF 18-55 mm. 



A commencer par le capteur, puisque le X-E2 utilise désormais le X-TRANS CMOS II APS-C du X-100s. Et pour accompagner ce changement de capteur, le X-E2 a doublé la puissance de calcul en l'équipant d'un processeur EXR Processor II, capable d'exploiter au mieux les 100 000 pixels de détection de phase implantés sur le capteur de 16 mpix. Et comme le X100s, le E-X2 utilise l'AF hybride de la marque, cumulant corrélation de phase et détection de contrastes. Et Fujifilm met volontiers l'accent sur la vitesse de l'appareil: vitesse de l'AF, vitesse au démarrage (0,5s), vitesse de mise au point (donnée à 0,08s avec un 14mm f/2.8). Et vitesse en rafale également, puisque les nouveaux composants permettent désormais au E-X2 d'atteindre les 7fps en rafale (avec un buffer de 28 images). C'est une image par seconde de mieux que le X-E1. 


Comme toujours avec les X-TRANS ce capteur est dépourvu de filtre passe bas, et doté d'une matrice différente de celle de Bayer habituellement utilisée sur les autres CMOS, et contribuant à éliminer ou à atténuer le moiré.



Autre modification, l'écran LCD a un peu grandi, passant de 2,8" à 3 pouces... mais il a surtout gagné en définition, passant de 460 000 points à plus d'un million. Sur l'arrière du boîtier une petite modification ergonomique pointe le bout de son nez. Le X-E1 disposait d'un bouton AE-L/AF-L et d'un second pour le mode Q. LEs deux boutons existent toujours au même endroit, mais désormais chacun pilote un mode de verrouillage, l'un pour l'AE-L, l'autre pour l'AF-L. Le mode Q étant désormais au dessus de l'écran LCD, à la place du bouton "View Mode" du X-E1. 

De plus l'E-X2 est compatible avec la technologie LMO, Lens Modulation Optimizer. Il s'agit d'un traitement appliqué à divers paramètres des optiques, corrigeant la diffraction périphérique affectant la netteté sur les bords de l'image. Une technologie qui sera compatible avec toutes les optiques XF. 



Autre nouveauté, le boîtier intègre désormais le WiFi. Le bouton Fn sur le dessus fait désormais office d'interrupteur WiFi, permettant de transférer les photos sur un périphérique comme une tablette ou un smartphone via une appli spécifique. Le bouton est situé tout près de la molette de compensation d'exposition qui, là encore, trahit une amélioration, puisqu'elle est désormais graduée de +3 à -3 EV alors que le X-E1 ne corrigrait que sur + ou - 2 EV. 

Enfin le mode vidéo a là encore été boosté. Le X-E2 filme désormais en full HD 60 fps avec un mode "high bitrate" atteignant les 36 mbps. Et si le boîtier enregistre en stéréo, il est aussi équipé d'une entrée micro. 

Pour le reste, on retrouvera le même EVF sur mini écran OLED de 2.36 millions de points, une ergonomie à peu près similaire (malgré quelques affectations de fonction différentes à quelques boutons), et une autonomie annoncée de 350 clichés sur une charge de batterie. 


PREMIER AVIS
Ne vous laissez pas abuser par la similitude esthétique, le X-E2 est une vraie refonte d'un système déjà bien plaisant. Sous le capot tout est éprouvé. Le capteur est excellent, l'AF correct (voir notre test du X100s), l'écran enfin bon, et le WiFi est même de la partie. Bref, c'est une évolution vraiment tentante. Reste à savoir comment Fuji va négocier le gros mois et demi séparant l'annonce de la commercialisation... face à autant de nouveauté, les ventes de X-E1 risquent de sérieusement plonger. 
Source : Fujifilm


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