Surfant sur la vague du moment, Fujifilm vient d'annoncer un nouveau bridge à zoom record (ex-æquo il est vrai) : le FinePix HS10 atteint en effet les 30x, à l'instar de l'Olympus SP-800 UZ annoncé à l'aube. Cependant, le Fuji est sur le papier plus intéressant, ne serait-ce que par son capteur, un CMOS rétro-éclairé de 10 Mpx.
Fujifilm FinePix HS10
 


Commençons par un petit mouvement d'humeur : cette brève est écrite dans des conditions particulières. En effet, alors que la quasi-totalité des autres constructeurs a choisi de collaborer avec nous, en nous fournissant les informations en avance, contre l'engagement de les garder pour nous jusqu'à l'instant fatidique (dans le jargon, on appelle ça un "NDA" : non-disclosure agreement), nous avons découvert les nouveautés Fujifilm sur le web en arrivant au bureau, et n'avons reçu le communiqué de presse qu'à 9 h 23.

Cela a plusieurs conséquences. La première, c'est que nous devons travailler dans l'urgence, sans prendre le temps d'analyser à froid les documents que nous avons ; nous risquons donc bien plus de rater un détail important. La seconde, c'est que cela chamboule notre planning, déjà tendu en ces périodes d'annonces massives, alors que nous avons des NDA en cours pour d'autres marques et que nous avions réservé la journée pour écrire les articles les concernant. C'est d'autant plus gênant que cela nous oblige à revoir des articles déjà écrits.

En conséquence, si nous ne pouvons passer sous silence le HS10, qui est sur le papier le bridge le plus prometteur du moment (on attendra un test définitif pour s'en assurer), nous irons à l'essentiel pour la flopée de bridges et de compacts qui l'accompagnent.

Fujifilm FinePix HS10
Olympus n'aura pas été longtemps seul détenteur du record de zoom : une heure à peine après la présentation du SP-800, Fujifilm égalise avec un autre zoom 30x. Mieux, alors que le premier s'est contenté d'allonger son zoom vers le téléobjectif, Fuji gagne des deux côtés : le HS10 commence à 24 mm et finit à 720 mm. La commande de zoom est, en outre, manuelle, via une bague autour de l'objectif, un vrai plus pour la prise en mains comme pour le confort de cadrage.

Avec un tel zoom, la stabilisation sera mise à rude épreuve ; le HS10 dispose d'un système mécanique (déplacement du capteur) et d'un "système de stabilisation numérique très élaboré" dont on ne saura rien de plus — d'autres constructeurs ont annoncé des systèmes numériques d'analyse et de réduction du flou, dont on vérifiera l'efficacité dès que possible.

Fujifilm FinePix HS10 dos

Le capteur est un CMOS "retourné" de 10 Mpx, que l'on retrouve sur un certain nombre d'appareils notamment chez Sony et Casio. On sait le bénéfice que cela avait apporté aux HX1 et TX1, et l'association de ce capteur avec un superzoom pourrait donner enfin un véritable héritier aux bridges experts dont Fuji s'était fait une spécialité — le S100fs en fut le dernier exemple, avant le décevant S200EXR.

La haute vitesse de lecture de ce capteur permet une rafale rapide à 10 im/s... sur 7 images seulement : certains Sony et Casio ont fait ici un peu mieux. Le HS10 peut également combiner plusieurs images d'une rafale pour en éliminer les éléments mobiles, simuler une pose longue, créer un panoramique automatique, autant de fonctions vues çà et là dans les mois passés.

En vidéo, le HS10 passe en Full HD 1080 à 30 im/s, ce qui ne manquera pas de faire sourire quand on pense que le récent S200EXR était limité au VGA... Le communiqué ne le précise pas, mais les visuels laissent supposer la présence de deux micros, et on peut donc en déduire que le son est capturé en stéréo. Un mode haute vitesse à 1000 im/s est également proposé, en définition réduite.

Les experts seront heureux de voir que le mode Raw n'a pas été oublié, et l'absence de capteur Super CCD EXR signifie l'absence des absurdités ergonomiques qui l'ont accompagné sur le S200EXR.

Au final, si l'on regrette l'écran fixe (7,6 cm, définition inconnue), le HS10 est fort prometteur. Restent à voir la qualité de l'optique, principal point d'interrogation sur cet appareil inédit, et les performances de l'autofocus notamment à la plus longue focale.
Source : Fujifilm France
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