Densifier l'offre d'optiques et améliorer les services. C'est avec cette martingale que les grands acteurs nippons de la photo comptent endiguer le déclin vertigineux de leurs ventes, mises à mal par les smartphones. Un article du Nikkei publié aujourd'hui fait le point sur les stratégies envisagées pour l'année fiscale japonaise en cours (de mars 2014 à avril 2015), et met en évidence une convergence des réponses privilégiant ce que le monde de la téléphonie ne peut offrir : des optiques, et des services spécifiquement "photo".

Primo, c'est le catalogue d'optiques qui sera étoffé. Canon devrait doubler ses lancements en passant de cinq optiques par an en moyenne à une dizaine, entrée de gamme comme de haut de gamme. Un volume identique à celui prévu chez Nikon pour cette nouvelle année fiscale. Chez Sony enfin, ce sont cinq optiques qui sont attendues, a priori destinées aux hybrides à grand capteur et incluant grands angles et macros. 


Secundo, ce sont les services qui vont faire l'objet de tous les soins. Chez Canon, on a carrément augmenté de 30 % les effectifs dédiés à la réparation dans l'usine d'Oita (Japon) afin de réduire les délais et d'améliorer la qualité générale des prestations. Les données des réparations seront en outre collectées afin d'être intégrées dans le développement de nouveaux produits.

Les autres acteurs ne sont pas en reste, et proposeront également des services revus à la hausse. Ricoh par exemple a déjà lancé un service permettant à un client potentiel d'emprunter le matériel avant de l'acheter. Pour l'année à venir, la marque va mettre l'accent sur les leçons de photo, en proposant encore plus que les 300 sessions déjà effectuées l'année passée. Chez Olympus, c'est le nettoyage gratuit des optiques déjà proposé dans les grandes métropoles (Tokyo et Osaka) qui sera étendu à plusieurs autres villes.

Le mouvement amorcé par ces acteurs est intéressant en soi, mais peut sembler timide, surtout face à l'ampleur de l'hémorragie. De plus, en ce qui concerne les services, il semble avant tout concentré sur le seul marché japonais.

D'après IDC, les ventes de boîtiers ont continué à fondre en 2013, tombant à 81 millions dans le monde, soit la moitié du volume global de ventes de 2010. Le gros de la chute est à mettre sur le compte des boîtiers compacts, premières victimes des smartphones. Les hybrides, longtemps vus comme la réponse au smartphone, peinent encore à convaincre et ont vu leurs ventes décroître de 10 % l'an dernier. Et les industriels ne voient pas l'année fiscale en cours sous de meilleurs auspices, anticipant encore un repli du marché des compacts de l'ordre de 20 à 30 %.
Source : Nikkei


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