On se souvient de la polémique déclenchée par l'intention d'Instagram de modifier ses conditions d'utilisation. Et depuis quelques heures c'est au tour de Getty Images de faire parler de lui dans une optique à peu près similaire. 
La polémique naissante porte sur un accord passé inaperçu et liant Google et Getty, et a été mise à jour par le site A Photo Editor

Le 6 décembre dernier, le blog de Google Drive annonçait l'arrivée de 5 000 nouvelles photos sur Google Drive. Ces images sont accessibles gratuitement aux utilisateurs du service de Google, et peuvent servir à loisir dans les documents créés par les usagers, et ce même si ces documents sont à portée commerciale. Une aubaine pour l'utilisateur de Drive. Mais certains y ont reconnu leurs photos... mises en vente sur la plateforme de Getty Images. Surprise, les images dans Google ne sont pas créditées. Pas plus de lien vers l'original, de licence, de métas... rien. 
C'est finalement du forum d'iStockphoto (racheté par Getty en 2006) qu'est venue la réponse. Un accord discret passé entre Getty et Google permet ceci:

"Google licensed these images for use by Google users through the Google Drive platform; Users of this platform are granted rights to place this imagery in content created using Google Docs, Google Sites, and Google Presentations, which end uses can be for commercial purposes."

Le photographe de son côté n'est pas totalement lésé... enfin façon de parler. Puisqu'il semble que les images retenues soient payées en tout et pour tout 12$ à leur auteur. Voilà qui fait vraiment peu, pour des images "à vendre" et potentiellement utilisables par les centaines de millions d'utilisateurs des services Google dans le monde entier. Voilà de quoi déclencher la fureur de plusieurs photographes dont les clichés se sont retrouvés dans le lot... sans qu'ils en soient informés au préalable. Plusieurs commentaires incendiaires sont lisibles à la suite du billet du blog Google Drive annonçant l'arrivée de ces clichés. 

Nous avons cherché sur Drive et sur Getty, et assez rapidement nous avons trouvé des correspondances, par exemple l'image du requin dans la capture d'écran ci-dessous.
On est encore loin de l'ampleur de l'affaire Instagram, et le contexte est un peu différent puisqu'il s'agit ici d'images commerciales confiées à des plateformes. Mais une fois encore voilà une histoire ayant le mérite de poser quelques bonnes questions quant à l'usage des clichés et à la rétribution de leurs auteurs. 



Source : A Photo Editor
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