Le CP+ 2014 est à peine ouvert et déjà les participants se massent devant l'une des grosses attractions de ce salon : les DP Quattro de Sigma.



Un peu de patience, et c'est à nous de jouer avec le dernier hybride de Sigma. Et dire que l'expérience est intéressante est assez loin de la réalité ! C'est surtout sur l'ergonomie que nous allons nous focaliser, n'ayant pas pu (encore) glisser de SD dans un modèle pour voir ce que le nouveau Foveon a sous le pied.

La prise en main est vraiment surprenante. Oubliez tout de suite votre poche : les Quattro n'y entreront pas. Car s'ils sont fins et bas, ils sont en revanche très larges. À vue de nez, on n'est pas loin du double d'un vieux DP en largeur. C'est beaucoup, mais Sigma utilise ce surplus pour loger une poignée et le gros des commandes. Deux molettes (une sous le pouce, l'autre sous l'index), quelques boutons le long de l'écran, et un sélecteur en croix. La préhension est inattendue : manipuler un boîtier aussi large est peu courant, mais on s'y fait vite. La poignée est une bonne idée (sauf pour les gauchers), et on trouve assez bien les boutons qui s'y trouvent. Mais ceux qui sont le long de l'écran nécessitent un pouce assez long, ce qui n'est pas le cas des miens, et on trouvera parfois certains boutons un peu éloignés, comme le bouton de lecture par exemple.



Côté prise en main, l'expérience est donc aussi déroutante qu'on pouvait l'imaginer, mais pas désagréable. Reste le problème de l'extrême largeur du boîtier qui sera certainement difficile à "vendre" au client final.



Par contre à l'allumage, c'est la bonne surprise. Les Quattro se mettent sous tension presque instantanément. Une fois allumés, ils offrent un menu moderne par onglets, très similaire à ce que proposent Sony ou Canon. C'est fluide, intuitif, et très réussi. On apprécie très vite la touche QS affichant à l'écran un résumé des paramètres de prise de vue, et la possibilité de les modifier très rapidement. Une implémentation particulièrement réussie, qui montre bien le soin apporté à l'interface par Sigma. On se prend cependant vite à regretter que l'écran LCD des Quattro ne soit pas tactile, ce qui aurait rendu la manœuvre encore plus intuitive. Ici pour modifier les menus on doit utiliser le trèfle et les molettes, ce qui est facile et rapide, mais tout de même... Ces icônes sont tellement claires et lisibles qu'on a envie de les toucher pour les modifier !



L'AF quant à lui semble correct. Un petit lag lorsque le point est fait vient encore perturber la prise de vue. Ceci peut nous faire douter de la capacité de l'ensemble à saisir facilement des sujets en mouvement, mais se faire un avis sur un coin de table, dans de mauvaises conditions d'éclairage, n'est pas franchement révélateur.



Un dernier point noir avant de conclure : si les boîtiers démarrent en trombe, les Quattro calent littéralement entre deux images, avec à vue de nez 3 à 4 secondes d'écran noir entre deux déclenchements. Notre guide sur le stand nous affirmait qu'il s'agissait de modèles "alpha", dont la qualité d'image et la réactivité ne présageaient pas totalement des modèles finaux. Espérons-le. En tout cas, qu'on aime le design ou non, force est de constater que Sigma tente une rupture et ne suit pas la voie du "rétro" à laquelle la concurrence s'adonne volontiers.

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CP+ 2014 : rapide prise en main des DP Quattro

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