Le D800 est déjà en précommande. Il sera sur les étagères de nos revendeurs dans à peine plus d'un mois. Et pourtant, Nikon reste inflexible et conserve un secret maximal autour de son nouveau fleuron. C'est à la limite de l'agaçant.

squelette du Nikon D800 en magnésium

Et la politique du secret s'étend cette année aussi aux optiques. Si les années précédentes Nikon offrait un "lens bar" (emplacement sur lequel on peut essayer des optiques à la demande), cette année... c'est non. Les optiques, on les regardera sous vitrine, rien de plus. Inutile donc d'espérer approcher le nouveau AF 85 mm f/1.8G fraîchement annoncé. Agaçant vous dit-on... et frustrant.

Mais au moins, on pouvait essayer le D800. Oh pas de fausse joie, les sessions sont limitées à 3 minutes par personne. Essai express. Mais rien n'empêche de faire la queue deux fois pour s'offrir le luxe de six minutes de prise en mains (pour près de 90 minutes de queue... le ratio est  ingrat). 

cp+ stand nikon D4 et D800

Première approche, et grosse claque. La prise en main se fait face à un podium sur lequel défilent deux mannequins. Éclairage digne d'un studio TV, modèles superbes... sauf que pour la session Nikon a affublé les D800 de 16-35mm f/4. Pour du portrait, on a vu mieux; idem pour juger du piqué d'une optique. Essayez d'aller chercher le grain de peau d'une fille navigant à 3m de vous au grand angle.... pas simple. Donc au premier contact, nous nous sommes focalisés sur le boîtier.

Peu de différences avec un D700: le D800 est plus haut, plus trapu, plus rond, mais on retrouve facilement les mêmes commandes, à l'exception du sélecteur de mode de zone AF qui sert à présent au Live View. De même le trèfle de sélection sur la partie supérieure gauche de l'appareil prend une quatrième feuille est voit apparaître un bouton servant au bracketing (une fonction qu'il fallait attribuer à l'un des boutons programmables sur le D700). On s'y fait... le plus agaçant étant sans conteste le fait que Nikon ait inversé les boutons + et - sur la gauche de l'écran. Enfin l'écran ACL du haut adopte à présent des typos plus fines, rappelant celles d'un D90. Mais dans l'ensemble, la prise en mains est sans surprise quand on vient du D700.

Nikon D800 prise en mains

Deuxième approche... et là bonne surprise, Nikon a décidé de visser des zooms sur les boîtiers. Des 28-300 mm en l'occurrence. On va enfin pouvoir se rapprocher des modèles ! Et nous concentrer à présent sur l'image. Comme il est interdit de glisser la moindre carte mémoire dans le boîtier (aux trappes de toute façon scotchées), il faudra se contenter du rendu à l'écran. Premier cliché, 200 mm ISO 100, un gros plan sur le visage du mannequin.

Déclenchement ultra rapide (normal vu la débauche de spots éclairant la scène)... et rendu à l'écran bluffant. En zoomant à fond sur l'image on perçoit une quantité de détails phénoménale et on imagine facilement un résultat "à tomber" sous Lightroom tant le grain de peau transparaît déjà bien à l'écran. Poussons les ISOs: 800: rien à dire. 1600, idem. 3200, encore excellent... et même 6400 était impeccable, plein de détails et de textures. Mais ne vous emballez pas... monter les ISO avec un éclairage de studio est aussi inutile que peu révélateur. Ne nous faisons donc pas de fausse joie... d'autant qu'un troisième essai nous a un peu calmés aussi.

séance photo avec un Nikon D800

Troisième essai... à la dérobée. Sur le stand Nikon un espace était dédié à Edius qui propose des solutions de montage vidéo... et qui en faisait la démonstration avec un D800. Comble de joie leur exemplaire de démo était chaussé en 85 mm f/1,4G. Un boîtier haut de gamme hyper défini et l'un des meilleurs 85 mm du moment. Normalement ça ne devrait être que du bonheur. 

Mais une variable changeait radicalement: nous ne regardions plus un podium éclairé, mais un stand mal illuminé. Et dans ces conditions le D800 s'est avéré extraordinairement difficile à dompter. La chose était d'autant plus facile à voir que nous étions également en 85 mm sur le D700, au même moment et sur le même stand (qui a dit pour photographier les mannequins Nikon ?).

Toujours est-il que le D800 ne pardonne rien. Même en se débrouillant pour des vitesses d'obturation rapides supérieures au 1/100, rien à faire. Le piqué noté plus haut avec nos mannequins hyper éclairés n'y était pas. Le sujet était pourtant à peine à 1,50m... et l'optique est bonne. La bonne nouvelle à priori étant que pour atteindre des vitesses élevées nous avons poussé la sensibilité... et que même à 1600 ISO le bruit ne se voyait pas à l'écran. 
Toutefois ceci fera très certainement parti des points qu'il sera important de vérifier lors que nos tests. Il semble bien qu'un capteur aussi défini associé à de bonnes optiques ne pardonne que peu d'erreurs !
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CP+ 2012 - Le D800 (rapidement) pris en mains



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