L'hybride de JVC est l'un des incontournables de ce CP+. Annoncé juste avant le salon, il occupe logiquement la plus grande part du stand "Victor" et attire pas mal de curieux. Il est vrai que le concept de la machine est assez exceptionnel. 

JVC PX1 prise en mains

Nous avons déjà détaillé ses caractéristiques lors de l'annonce du produit. Nous nous permettrons donc de passer directement à la prise en mains sans revenir sur ces dernières. Une petite information avant de commencer. Le GC-PX1 de JVC est lancé à 100 000 Yens au Japon, soit près de 900 euros. Et s'il est pour le moment réservé au seul marché japonais, sa commercialisation serait également envisageable en Europe. A suivre de près donc...

Le PX1 marie donc un caméscope et un appareil photo. La prise en main est d'ailleurs celle d'un compact; on s'en serait douté. On filme idéalement avec deux mains, la droite tenant la poignée et la seconde soutenant l'objectif. Ceci plus par confort que pour soutenir un appareil sommes toutes léger (430g). Et avec cet hybride, on filmera "plus bas", exactement comme avec un reflex ou un compact. L'écran LCD tactile et inclinable est en cela d'un grand secours. 

La main gauche récupère le gros du boulot, puisque la molette PSAM et les principales commandes sont sur le côté de "l'objectif". C'est d'ailleurs l'une des petites surprises pour l'utilisateur de reflex qui a l'habitude de trouver les molettes sous le pouce et l'index droit, juste sous le déclencheur. Ici pour régler l'ouverture en cours de tournage ou pour modifier la vitesse de déclenchement, on doit utiliser une molette située en bout d'objectif. 

JVC GC-PX1 prise en mains test review

Les menus sont accessibles via l'écran tactile (et disponibles en anglais pour notre plus grand soulagement). Deux menus spécifiques cohabitent, un pour le mode photo, et un autre pour la vidéo. On y retrouve les réglages habituels aux deux univers (exposition, qualité vidéo et audio, collimateurs de mise au point, etc.)

JVC CG-PX1 écran orientable au dos

Une fois les réglages effectués, on peut commencer à filmer ou à photographier. L'interface est alors assez conventionnelle.

En mode vidéo, le petit bouton figurant une caméra marquée d'un H sert à passer en mode d'enregistrement "High speed" (à 300 images par seconde) ou à revenir en mode "normal" (tel que défini dans le menu de paramétrage de la vidéo) et celui à sa droite commande une sorte de fonction de prise de vue en rafale sur laquelle nous reviendrons un peu plus loin. 

Si on utilise le mode A (priorité à l'ouverture) on pourra ajuster valeur F à la volée en cours d'enregistrement, alors qu'en mode S (priorité à la vitesse) c'est la vitesse d'obturation qu'on modifiera à la volée, créant ainsi des ralentis pendant la prise de vue. Facile.  En mode M les deux valeurs sont modifiables, mais la disponibilité d'une seule molette impose de régler l'ouverture, d'appuyer sur le bouton Set (immédiatement derrière la molette), puis de régler la vitesse. 

JVC PX1 un air de ressemblance avec les NEX de Sony

Lorsqu'on est en mode vidéo, les deux déclencheurs de la poignée fonctionnent. Le rouge lançant l'enregistrement, et le rond permettant de prendre un instantané sans interrompre le tournage. Ce dernier aura une définition de 5,7 Mpx.

La rafale dont nous parlions nu peu plus tôt est quant à elle disponible dans les deux modes, en photo comme en vidéo. En mode vidéo, on pourra ainsi prendre 2, 30 ou 60 images par seconde d'une même scène, à 5,7 Mpx de définition. Il suffit de régler la cadence de la rafale (L,M ou H) et de démarrer un enregistrement, puis de l'arrêter. L'appareil traite alors les images et les affiche dans le menu de visualisation. En mode photo cette même rafale permet de prendre 2, 15 ou 30 images par seconde à pleine définition, soit 10 Mpx. La nuance dépend donc du mode. 

Comme la fiche technique le mentionne, l'hybride est capable d'enregistrer à haute vitesse (300 images seconde), en dégradant automatiquement la résolution pour passer en 640x380. Autant que nous avons pu en juger sur l'écran du PX1 la fonction semble marcher du tonnerre. Ce sera à confirmer sur un écran un peu plus grand.

JVC PX1 : griffe accessoire pour une transformation en vrai caméscope

Alors... quelle impression en retire-t-on ?

Difficile à dire en aussi peu de temps. Au début on est un peu décontenancé par le concept. Ne pas savoir si on doit l'utiliser comme un APN ou comme un caméscope est assez déstabilisant de prime abord. Et j'avoue que, plus habitué au reflex qu'au caméscope, l'absence de molettes de réglage sur la poignée fut mon plus gros problème au départ. 

L'autre concerne l'interface qu'il faut dompter au début. Tout comme il faut bien intégrer que le comportement et les performances ne sont pas les mêmes en mode photo ou en mode vidéo. Logique, mais primordial. Et le petit bouton de sélection de modes devient vite votre meilleur ami. Mais tout appareil a sa logique, et celle de l'hybride est assez vite acquise. Bien que déroutante au premier abord, elle est acquise en cinq minutes, même par un vidéaste plus qu'amateur. C'est un bon point. 

Quel sera l'avenir de ce concept ? Trouvera-t-il son public ? Difficile à dire. Bon nombre de concepts plus ou moins révolutionnaires se sont cassés les dents une fois en rayonnage. Reste que le JVC dispose d'une fiche technique intéressante qui pourrait bien jouer en sa faveur. Et vous, qu'en pensez-vous ?
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