Samedi 13 février Journée de grand froid à Paris. Une fine poussière de neige tombe sur la capitale. J'enfile ma chapka en sortant du métro pour rejoindre le stade de France. Cet après-midi, c'est France-Irlande, un grand classique du tournoi des six nations de rugby.

Des objectifs Canon (blanc) et des objectifs Nikon (noir) en bordure de stade
Au bord des aires de sport, la proportion d'objectifs "noirs" (Nikon) et "blancs (Canon) tend à s'équilibrer, mais les "blancs" conservent l'avantage.crédit : Guillaume Cuvillier

Le coup d'envoi est dans trois heures, mais déjà, des grappes de supporters chauffent leurs voix autour des buvettes d'où émane une vapeur chaude à l'odeur âcre de graillon. Je me dirige vers l'entrée réservée aux journalistes. Une accréditation m'y attend, précieux sésame qui va me permettre de suivre un autre face à face, qui se jouera au bord de la pelouse celui-là. Cet après-midi en effet, le Nikon D3s et le Canon 1D Mark IV seront dans la mêlée...

Canon EOS 1D Mark IV Nikon D3s

Parce qu'un test de terrain de matériels de haute volée ne peut se concevoir qu'avec des spécialistes, je me suis entouré pour l'occasion d'une véritable « dream-team » : à ma droite avec son Nikon D3s, Bernard Papon, photographe à l'Équipe, et à ma gauche avec un Canon EOS 1D Mark IV, Michel Birot et Julien Poupart, respectivement Rédacteur en Chef et photographe du prestigieux magazine Attitude Rugby. Tous sont fidèles à leurs équipementiers depuis plus de dix ans. Ils ont donc connu toutes les phases de la révolution numérique. Utilisateurs intensifs et exigeants, ils nous donnent leur point de vue éclairé sur les dernières moutures des deux boîtiers sportifs de référence : très haute sensibilité, autofocus, mode vidéo : qu'est-ce que ça vaut, qu'est-ce que ça change ? Réponse en deux interviews. Il ne s'agit pas ici de confronter directement les deux boîtiers (vous pouvez vous faire une idée de la qualité des images délivrées par les reflex en regardant les clichés en pleine définition), mais bien d'avoir un retour d'expérience de professionnels aguerris et habitués à leur matériel concernant les deux nouveaux reflex.

Nous débutons notre rencontre du côté des jaunes avec Bernard Papon de l'Équipe et son Nikon D3s.

Bernard Papon, l'Equipe, NIkon D3s
Bernard Papon de l'Equipe et son Nikon D3s. Crédit : Guillaume Cuvillier.

Focus Numérique
: Le Nikon D3 a marqué un tournant technologique important dans la dynastie Nikon. Le D3s en est la première évolution. Quelle impression te fait-il ?

Bernard Papon : Le D3 n'a pas eu trop de mal à faire oublier le D2Hs, qui n'était pas un bon boîtier en raison notamment de ses médiocres performances en haute sensibilité. Le D3s ne va pas forcément faire « oublier » à son tour le D3 en ce sens que ce dernier a marqué son époque. Il n'en est pas moins une évolution importante, en raison de ses progrès impressionnants en sensibilité.

Focus Numérique : Justement, ce gain de sensibilité n'est-il pas un peu survendu par le marketing ?

Bernard Papon : Au départ, j'étais moi aussi assez sceptique par rapport aux échelles de sensibilité annoncées par Nikon. La première fois que j'ai pu tester le D3s sur un match en nocturne, j'y suis donc allé prudemment. En première mi-temps, je me suis limité à 4000 ISO, sachant qu'avec mon D3 je n'allais pas au-delà de 3200 ISO. J'ai regardé les résultats à la mi-temps. C'était tellement bon, que j'ai fini à 6400 ISO. C'était encore très bon. Donc au match suivant, j'ai poussé l'appareil dans ses retranchements, en montant jusqu'à 12800 ISO. Et à ma grande surprise, c'était tout à fait potable et à peu près équivalent à ce que j'obtiens sur mon D3 à 3200 ISO. Désormais, j'utilise donc le nouveau mode sensibilité ISO auto, en fixant la limite haute à 12800 ISO. Comme ça je choisis le couple vitesse-diaph dont j'ai besoin – généralement le 1/1000e s à f/5,6, et je laisse l'appareil ajuster la sensibilité ISO à la volée pour chaque image, avec une marge de manoeuvre confortable. C'est dans ce changement de méthode de travail que se trouve véritablement le progrès. Et c'est en cela que le D3s est lui aussi révolutionnaire à mes yeux.

France - Irlande Stade de France rugby Nikon D3s. Crédit Bernard Papon.
Crédit : Bernard Papon. Nikon D3s, zoom 200-400 mm à 400 mm, 1/1000e s à f/5, 10000 ISO.
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Focus Numérique
: Avec quelle panoplie de matériel travailles-tu habituellement ?

Bernard Papon : Je dispose d'un D3, d'un D3s et de cinq optiques : un 200-400 mm f/4, un 70-200 mm f/2,8 un 24-70 mm f/2,8, un 14-24 mm f/2,8 et un 10 mm.

Focus Numérique : Tu n'utilises pas de téléobjectif à focale fixe et large ouverture ?

Bernard Papon : Une fois encore, c'est une option que j'ai prise au regard des progrès réalisés en sensibilité. Avant, j'étais sans cesse en train de jongler avec deux boîtiers : l'un monté avec un 400 mm pour les actions lointaines et un 70-200 mm pour les actions proches. Et il y avait toujours un moment critique quand il fallait passer de l'un à l'autre, le risque de manquer une image importante. Maintenant, j'ai une amplitude de focale idéale pour suivre toutes les actions. Ce zoom 200-400 mm Nikkor offre un piqué fabuleux et comme je l'utilise à f/5,6, je dispose d'un peu de profondeur de champ, ce qui est une sécurité supplémentaire. Enfin, et ce n'est pas un moindre avantage, je n'ai plus à trimbaler la caisse rigide et lourde de mon 400 mm. Le 200-400 mm est plus compact, plus léger et tout mon matériel tient dans une seule valise.

Focus Numérique : Pour la transmission de tes images, as-tu adopté le nouveau transmetteur WiFi ?

Bernard Papon : Pas pour l'instant. Je commence à me pencher sur la question. Mais le transmetteur WiFi Nikon coûte très cher et il est compliqué à mettre en oeuvre. En attendant, je passe par un ordinateur portable.

France - Irlande Stade de France rugby Nikon D3s. Crédit Bernard Papon.
Crédit : Bernard Papon. Nikon D3s, zoom 200-400 mm à 400 mm, 1/1000e s à f/5, 10000 ISO.
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Focus Numérique : As-tu noté une différence sur la performance de l'autofocus du D3s ?

Bernard Papon : En terme de précision de la mise au point, le fait d'utiliser une optique ouvrant au maximum à f/4 procure un léger gain de profondeur de champ qui laisse une marge d'erreur un peu plus grande qu'à f/2,8. cela se traduit par un taux de réussite plus élevé des images, sans que ce soit forcément lié intrinsèquement à l'autofocus. Cela dit, j'atteins désormais presque toujours 100% de photos nettes. Je l'ai encore vérifié sur le dernier match de foot que j'ai couvert où, sur les 650 photos que j'ai réalisées, il n'y avait pas une seule floue. Quant à la vélocité de l'AF, elle s'est un peu améliorée , mais il m'est difficile de dire à quoi cela est lié exactement, sachant que je n'utilise plus la même optique qu'avant. Il faut aussi tenir compte du fait que le boîtier est neuf, et que l'autofocus est donc plus rapide.

Focus Numérique : Tu veux dire que les performances des autofocus s'altèrent avec le temps ?

Bernard Papon : Oui, enfin c'est ce que j'ai constaté. Plus l'appareil vieillit, moins son autofocus est performant. Et un réglage en atelier ne suffit pas à le recaler.

France - Irlande Stade de France rugby Nikon D3s. Crédit Bernard Papon.
Crédit : Bernard Papon. Nikon D3s, zoom 200-400 mm à 400 mm, 1/1000e s à f/5, 12800 ISO.
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Focus Numérique : Dans quel mode AF travailles-tu habituellement ?

Bernard Papon : Je travaille en autofocus continu en mode AF Dynamique sur 11 plages.

Focus Numérique : Tu n'utilises pas le mode AF Dynamique 3D avec suivi intelligent du sujet ?

Bernard Papon : Non, parce que je préfère contrôler moi-même le choix de la plage autofocus. En revanche, je travaille avec une temporisation assez longue du suivi AF, afin que l'appareil ne décroche pas immédiatement du sujet si un autre joueur traverse le champ.

Focus Numérique : Quel réglage d'exposition utilises-tu pour un sport comme le rugby ?

Bernard Papon : Je me cale au 1/1000ème s à f/5,6. C'est la vitesse qu'il faut pour figer les actions et surtout les tampons qui produisent des images spectaculaires. Et à f/5,6, je me réserve une petite marge de sécurité en profondeur de champ tout en restant dans une plage de sensibilité ISO moyenne.

France - Irlande Stade de France rugby Nikon D3s. Crédit Bernard Papon.
Crédit : Bernard Papon. Nikon D3s, zoom 200-400 mm à 400 mm, 1/1000e s à f/5, 12800 ISO.
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Focus Numérique : As-tu essayé le mode vidéo ?

Bernard Papon : Je l'ai testé un peu pour m'amuser ; mais comme je n'en ai pas l'utilité, je n'ai pas mené d'investigations sérieuses. En revanche, ma femme, qui est vidéaste, porte un regard beaucoup plus intéressé que le mien sur cette fonction.

Focus Numérique :  Lorsque je t'avais rencontré à l'époque du lancement du D3, je me souviens que tu étais séduit par les résultats obtenus avec le système D-lighting pour le débouchage des ombres. Est-ce que tu l'utilises encore ?

Bernard Papon : C'est vrai que j'ai beaucoup utilisé cette fonction au départ parce que je pensais que ça me faisait gagner en sensibilité. Mais en fait, ça faisait aussi monter le bruit dans les zones éclaircies. De plus, le traitement D-lighting consomme des ressources et c'est au détriment des performances en rafale. Désormais, je ne l'utilise plus que dans des stades mal éclairés, pour « réveiller » un peu les images si le petit gain de contraste et de saturation que j'applique systématiquement n'y suffit pas. Mais dans un cas général, les images issues du D3 comme du D3s sont tellement propres qu'il n'y a réellement besoin d'aucun artifice. Elles sont mêmes tellement lisses qu'on a envie d'ajouter un peu de grain…

France - Irlande Stade de France rugby Nikon D3s. Crédit Bernard Papon.
Crédit : Bernard Papon. Nikon D3s, zoom 200-400 mm à 400 mm, 1/1000e s à f/5, 12800 ISO.
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Focus Numérique : Si je t'échange ton D3s et tes optiques contre un EOS 1D Mark IV et des optiques équivalentes, est-ce que tu prends ?

Bernard Papon : Il m'est arrivé de loucher sur les boîtiers Canon à l'époque du D2H, car les EOS étaient clairement meilleurs à l'époque. Mais j'accorde une grande importance à la qualité du support technique fourni par Nikon. Je sais que je peux toujours compter sur l'aide et la disponibilité de Nello Zoppé, dont les compétences et le professionnalisme valent toutes les caractéristiques de boîtier du monde. En fait, il faudrait d'abord qu'il passe chez Canon pour que je change de crèmerie.

Nous changeons de camp et nous rejoignons les rouges. Nous retrouvons 2 canonistes, Michel Birot et Julien Poupart du magazine Attitude Rugby.

Birot. Crédit Guillaume Cuvillier
Miche Birot du magazine Attitude Rugby et son Canon EOS 1D Mark IV.

Ce samedi après-midi, c'est Michel qui prend l'EOS 1D Mark IV. Julien quant à lui l'a essayé la veille sur le match qui opposait les équipes féminines. La parité, ça se respecte !

Focus Numérique : Avant de le prendre en mains, qu'attendiez-vous de cet EOS 1D Mark IV ?

Michel Birot : Personnellement, je n'attendais rien de particulier, car je trouve déjà l'EOS 1D Mark III très bon dans l'ensemble.

Julien Poupart : De mon côté, j'attendais surtout de retrouver confiance dans l'autofocus, dont le fonctionnement était assez capricieux sur le Mark III. J'attendais aussi une meilleure gestion du bruit de fond, Canon ayant du retard sur Nikon à ce niveau-là.

France - Irlande Stade de France rugby Canon 1D Mark IV. Crédit Michel Birot.
Crédit : Michel Birot. Canon EOS 1D Mk IV, téléobjectif 500 mm, 1/800e s à f/4, 3200 ISO
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Focus Numérique
: Et qu'en pensez-vous après cette prise en mains ?

Michel Birot : Je n'ai pas l'impression que l'autofocus du Mark IV soit plus rapide que celui du Mark III. En revanche, et c'est un gros problème, le Mark IV est beaucoup plus poussif en rafale : après quelques vues, la cadence ralentit et l'appareil finit par caler assez rapidement. Je n'ai jamais connu ce problème avec le Mark III. Heureusement, je me suis aperçu de cette paresse au déclenchement dès les hymnes, alors que j'enchaînais les portraits de joueurs. J'ai donc immédiatement décidé de quitter le mode Raw que je privilégie d'habitude pour passer en Jpeg Fine. Mais même là j'étais encore limité en profondeur de rafale. C'est bien d'avoir de la définition en plus, car mes images ne sont pas seulement publiées : elles sont aussi tirées en grand format pour être exposées. Mais le progrès en définition ne doit pas être au détriment de la cadence de prise de vue. En sport, la cadence prime ! Le seul moyen de travailler en Raw avec ce boîtier, c'est de passer en sRaw, en sacrifiant la définition. Mais pourquoi changer de boîtier dans ce cas ?

Julien Poupart : J'ai également constaté que le Mark IV engrange les images moins vite que le Mark III. J'utilise pourtant des cartes mémoire performantes. C'est dommage, parce que sinon l'appareil est excellent à tout point de vue ! Je n'ai pas eu de mauvaise surprise avec l'autofocus, et je l'ai trouvé quand même un peu plus véloce que celui du Mark III, plus prompt à accrocher le sujet. Le progrès le plus flagrant concerne la gestion du bruit de fond. Sur ce point, le Mark IV fait beaucoup mieux que son prédécesseur.

France - Irlande Stade de France rugby Canon 1D Mark IV. Crédit Michel Birot.
Crédit : Michel Birot. Canon EOS 1D Mk IV, téléobjectif 500 mm, 1/250e s à f/4, 3200 ISO
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Focus Numérique : Jusqu'à quel niveau de sensibilité les images restent-elles exploitables ?

Michel Birot : D'après mes premiers résultats, je dirais qu'il vaut mieux ne pas trop s'aventurer au-delà de 6400 ISO, ce qui est déjà très bien. Je n'ai pas besoin de plus, sachant que je travaille généralement à f/2,8 au 1/500ème s. Si le stade est bien éclairé, ça me laisse encore de la marge.

Julien Poupart : Je ne suis pas allé au-delà de 5000 ISO, seuil auquel j'obtiens un bruit de fond à peu près équivalent à celui du Mark III à 2000 ISO, ce qui représente un gain d'à peu près un diaph. L'aspect du bruit de fond a aussi changé. Les images sont plus lisses, ce qui donne un rendu un peu "artificiel". On a presque envie d'y rajouter du grain pour obtenir un peu plus de « naturel ».

France - Irlande Stade de France rugby Canon 1D Mark IV. Crédit Michel Birot.
Crédit : Michel Birot. Canon EOS 1D Mk IV, téléobjectif 500 mm, 1/500e s à f/4, 3200 ISO
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Focus Numérique : Que pensez-vous du maintien d'un capteur de format APS-H malgré une définition beaucoup plus élevée (ndlr : 16 Mpix vs 10 Mpix sur le ID Mk III) ?

Michel Birot : Le format du capteur et la taille des pixels m'importent peu. Je regarde plutôt la qualité de l'image finale. Pour les photos en studio, à 100 ISO, le rendu de mon Mark III est tout simplement bluffant. Ce sera sans doute encore mieux avec le Mark IV. Mais cela ne m'empêche pas de continuer à faire aussi du 6x6 en film. Ce que je veux dire, c'est que les moyens importent peu pour moi, tant que le résultat en bout de chaîne correspond à ce que je veux, tant sur le plan technique qu'esthétique.

Julien Poupart : On s'est fait à ce format de capteur et à l'allongement de focale qu'il procure. Pour moi, le problème n'est pas tant d'avoir concentré plus de pixels sur la même surface que d'avoir une électronique sous-dimensionnée qui cale en rafale. Parce que du coup, on est obligé de travailler en Jpeg, or la compression est, au même titre que la montée du bruit de fond, dommageable pour l'image.

France - Irlande Stade de France rugby Canon 1D Mark IV. Crédit Michel Birot.
Crédit : Michel Birot. Canon EOS 1D Mk IV, téléobjectif 500 mm, 1/500e s à f/4, 3200 ISO
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Focus Numérique : De votre point de vue, la fonction vidéo du 1D Mark IV est-elle un gadget ou un plus important ?

Michel Birot :  Pour moi, ce n'est pas qu'un gadget. Ca va nous servir pour faire des clips vidéo pour animer le site Internet. Ce sera très bien aussi pour faire des interviews. Mais bien évidemment, on ne l'utilisera jamais pour filmer au bord des terrains, parce que cela risquerait de poser des problèmes par rapport aux droits de diffusion.

Focus Numérique : Dans votre magazine, vous utilisez largement le noir et blanc. Ce choix esthétique influe-t-il sur la configuration du boîtier et sur les réglages que vous adoptez à la prise de vus ?

Michel Birot : Pas du tout. Je livre des images brutes à ma retoucheuse qui s'occupe de leur conversion. Mais je préfèrerais pour cela pouvoir travailler en Raw.
Attitude Rugby

Focus Numérique : Quels est votre panoplie de matériel ?

Michel Birot : J'ai un Canon EOS 1D Mark III, un 300 mm f/2,8 L IS, un 500 mm f/4 L IS, un 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS, un 70-200 mm f/2,8, un 50 mm f/1,4 et un 24-70 mm f/2,8.

Focus Numérique : Et quel est votre optique de prédilection ?

Michel Birot : Je travaille le plus souvent avec le 500 mm. Depuis le bord de touche, ca me permet de faire des gros plans sur les joueurs. C'est ce que je recherche.

France - Irlande Stade de France rugby féminin Canon 1D Mark IV. Crédit Julien Poupart.
Crédit : Julien Poupart. Canon EOS 1D Mk IV, 420 mm, 1/500e s à f/4, 6400 ISO
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Focus Numérique
: Si je vous échangeais votre matériel Canon contre l'équivalent en Nikon, l'accepteriez-vous ?

Michel Birot : Je ne vois pas bien l'intérêt de changer, quand bien même les boîtiers Nikon seraient meilleurs. Dès qu'une innovation arrive chez Canon ou Nikon, ce n'est qu'une histoire de semaines - ou au pire de quelques mois - pour que l'autre comble son retard. Je ne vais pas m'amuser à changer mon matériel tous les six mois. Je suis habitué à Canon, je reste en Canon. Ce sont de bons boîtiers.

Julien Poupart : Malgré sa paresse en rafale, je crois que je préfèrerais échanger mon Mark III contre un Mark IV, plutôt que contre un D3. Changer de fournisseur, cela veut dire remettre beaucoup de choses en question dans la manière de produire ses images. Ca n'a rien d'anodin. Malgré le petit péché de gourmandise sur la définition du capteur qui pose un problème en rafale, les performances du Mark IV sont globalement remarquables. Avec lui, Canon est à nouveau sur les talons de Nikon. En revanche, il n'aurait pas fallu qu'il se fasse attendre plus longtemps…

France - Irlande Stade de France rugby féminin Canon 1D Mark IV. Crédit Julien Poupart.
Crédit : Julien Poupart. Canon EOS 1D Mk IV, 31 mm, 1/200e s à f/3,5, 2000 ISO
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Canon 1D Mark IV et Nikon D3s dans la mêlée



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