Arles 2016 – Pour fuir la chaleur caniculaire des ruelles pourtant ombragées, nous vous recommandons de franchir les portes — peu avenantes il faut bien l'admettre —- de la chapelle Saint-Laurent / Le Capitole, située à un jet de pierre du quartier vivant de la Roquette.

Arles 2016 - Andrès Serrano / La chapelle saint laurent
Andrès Serrano.

Andrès Serrano – America

Ce ne sont pas moins de 3 expositions qui vous y attendent et  la première vous happe la porte à peine refermée. La fraîcheur du lieu vous permet d'apprécier les imposants portraits de stars ou d'inconnus. Andrès Serrano n'est pas à son coup d'essai et il est plutôt connu pour le côté corrosif de ses œuvres. On se souvient de Piss Christ que certains jugent blasphématoire. Ici, les portraits de l'artiste sont beaucoup plus gentillets.

Arles 2016 Andrès Serrano America portrait
Andrès Serrano.

Cette série, baptisée America, immortalise les archétypes de la société américaine avec une pointe d'ironie sous la forme d'un glaçage kitsch bien dosé.

Arles 2016 -  Serano Andres portrait America
Andrès Serrano.

Yan Morvan – Champs de bataille

Il faut emprunter un large escalier en bois pour atteindre la deuxième exposition consacrée aux champs de bataille et réalisée par le photographe français Yan Morvan. L'imposante salle est couverte de tirages de belles dimensions sans la moindre vitre, contrecollés contre d'épais morceaux de bois. Une mise en scène "brute" mais juste et équilibrée.

Depuis maintenant plusieurs années, le photographe se rend sur les lieux de batailles célèbres ou de combats restés dans les mémoires. Plusieurs années ou siècles séparent la prise de vue de l'effroyable événement historique. Chaque lieu est accompagné d'un vaste cartel qui vient replacer l'image dans son histoire.

Arles 2016 - Yan Morvan Champs de bataille
Yan Morvan

Armé d'une chambre 20 x 25 cm, le photographe a d'abord parcouru la France pour finalement traverser les continents. Et le résultat est impressionnant ; il oppose le plus souvent des noms de batailles plus ou moins glorieuses à des zones géographiques le plus souvent anodines, preuve s'il en fallait de l'hérésie des hommes. On pourra regretter l'absence d'une empreinte esthétique très forte, mais l'ensemble de l'oeuvre est remarquable.

Arles 2016 - Yan Morvan Chapelle Saint Laurent
Yan Morvan.

Arles 2016 - Yan Morvan champs de bataille
Yan Morvan.

Nothing But Blue Skies

Enfin, une troisième partie vous entraîne en 2001, et plus précisément à New York. Une date, un symbole qui restera à jamais gravé dans la mémoire des gens. Un acte de guerre. Nothing But Blue Skies revient sur l'image médiatique du 11 Septembre. Dans les salles suivantes, différents artistes approfondissent la symbolique forte et la surmédiatisation de l'événement. L'effondrement des tours jumelles reste une icône dont les artistes tentent de décrypter le cheminement médiatique.

Arles 2016 Googlegramme / Joan Fontcuberta
Joan Fontcuberta

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