Sans titre. Brésil, 2006 © Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris


En cette fin d'hiver 2013, les photographies d'Antoine d'Agata investissent deux lieux. Le Bal jusqu'au 14 avril, avec l'exposition dérangeante, mais monumentale « Anticorps » qui retrace vingt de travail de ce photographe français, et à la galerie Les Filles du Calvaire vient de débuter un accrochage des images iconiques de l'artiste.
Deux lieux, deux scénographies aux antipodes l'une de l'autre. L'une saturée telle un sanctuaire, la seconde faite de grands formats isolés qui semblent hanter la galerie.

Le langage photographique de cet écorché vif ne se conçoit pas sans l'immersion absolue dans l'épaisseur du monde, invoquant la part la plus obscure de l'être humain. Se questionnant sur l'état du monde et sur lui-même.
Pas de voyeurisme chez Antoine d'Agata, car il participe activement à ces espaces alternatifs qu'il cristallise dans ses photographies. Son écriture pulsionnelle, comme le rythme d'une respiration haletante nous donne à voir le désespoir, la noirceur pour la transfigurer en une œuvre d'art unique et absolue.

« D'Agata ne compose pas une image, il l'arrache à la réalité de sa propre vie. Ses images sont des lambeaux de chair. Une chair aimée, triturée, violentée, droguée... L'obscénité des corps photographiés est à comprendre comme le contre-champ (le contre-feu) radical d'une obscénité sociale et médiatique, autrement plus prégnante et redoutable. » Bernard Marcadé

On aime ou pas, on adhère ou pas, mais une visite s'impose !

© Katia Cordova

Le Bal
Anticorps, jusqu'au 14 avril 2013
6, Impasse de la Défense - 75018 Paris
www.le-bal.fr

La galerie Les Filles du Calvaire
Noia, jusqu'au 27 avril 2013
17, rue des Filles du Calvaire - 75003
www.fillesducalvaire.com

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D'Agata au Bal et aux Filles du Calvaire



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