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C'est une étude particulièrement intéressante que vient de publier API/IPSOS sur une commande du SIPEC; elle a pour titre 2000-2010: le triomphe de la photo personnelle et quantifie un phénomène que l'on a bien perçu au cours de la décade écoulée: la photo numérique est un phénomène en plein boom. Mais comment se développe-t-il ?

Changer de méthodologie pour suivre le marché

La première réponse apportée par l'étude est quantitative. Jusqu'à 2007, l'institut IPSOS avait une méthodologie consistant à suivre le niveau d'équipement des foyers. Il était alors communément admis que les appareils photo, quels qu'ils soient, étaient des objets que l'on se partageait dans le foyer. Mais dès 2007 IPSOS a dû s'adapter à la réalité d'un marché très dynamique en changeant sa méthodologie. Entre les appareils photo (reflex, compacts ou bridges) les smartphones et téléphones, et tous les autres accessoires capables de prendre des photos, il a bien fallu intégrer une nouvelle réalité.  
IPSOS situe l'année charnière en 2006, date à laquelle le numérique a définitivement supplanté l'argentique dans les foyers français. Cette évolution s'est entre autres bâtie sur l'association de la photo et d'Internet (on publie ses photos sur les réseaux sociaux, on se les envoie par mail, on les publie sur internet, etc.)

2010: le numérique à la fête

Pour la première fois en France, 2010 marque un changement de motivation d'achat. En effet, la décision d'achat d'un appareil photo numérique n'a plus été de passer de l'argentique au numérique, mais de de renouveler un ancien appareil numérique. 
Au total, 92% du panel des sondés possédait un appareil numérique en 2010. 82% de ces APN sont des compacts, 16% des bridges et 9% des reflex. 58% du panel est propriétaire d'un téléphone avec appareil photo intégré. Quant aux caméscopes, seuls 22% des sondés déclarent en posséder un; c'est le parent pauvre. À noter que la possession de reflex et de compacts va croissante, au contraire de celle des bridges qui semblent moins populaires avec le temps. Une tendance confirmée par les intentions d'achat des sondés qui sont 14% à déclarer vouloir acheter un reflex dans les six mois, contre 10% pour les compacts et 6% seulement pour les bridges. 



Utilisation: on possède beaucoup de compacts, mais c'est le reflex qui mitraille le plus

Format préféré des sondés, le compact est aussi logiquement celui qu'on utilise le plus. 92% l'utilisent au moins une fois par an, ce qui est beaucoup plus que l'utilisation de l'appareil photo intégré aux téléphones puisque seulement 56% du panel indique s'en servir au moins une fois par an. 
Note intéressante, il semble que le reflex reste emblématique de la qualité auprès des français. Et d'ailleurs, même si relativement peu de français disposent d'un reflex, ces dernier mitraillent lors de leurs sorties. En moyenne ce sont 960 photos prises par les possesseurs de reflex au cours des six derniers mois, contre 620 pour les propriétaires de bridges; les compacts eux n'ont servi qu'à prendre 470 photos, presque deux fois moins. À titre de comparaison les smartphones avec accès internet arrivent loin derrière avec 181 clichés. 




Ces photos sont pour beaucoup données à imprimer à des professionnels

Tous ces clichés, sont soit imprimables à la maison, soit à confier aux bons soins d'un professionnel ou d'une borne d'impression rapide. La tendance pour 2009-2010 est assez stable et 47% des interrogés ont eu recours à un professionnel. Il est intéressant de constater que les volumes d'impression ne sont pas les mêmes. Chez soi on imprime de petites quantités de clichés: 30% de ceux ayant imprimé chez eux ont sorti de 1 à 10 photos, et 19% de 10 à 50 clichés. 
A l'inverse chez le professionnel si 28% n'y sont allés que pour 1 à 10 images, 17% leur ont confié le tirage de 100 à 500 photos. 
Autre tendance marquante: les images confiées à ces professionnels sont de plus en plus destinées à des produits "complexes": la demande pour les albums imprimés, les calendriers ou les posters est en effet en nette hausse. Les possibilités offertes par les professionnels sont de mieux en mieux connues du grand public, que ce soit en boutique ou sur le web. Ce dernier semble avoir le vent en poupe puisque 21% des sondés déclarent savoir que le service existe et l'avoir utilisé (contre seulement 4% en magasin). La marge de progression reste toutefois extrêmement forte puisque le taux de personnes connaissant le service, mais ne l'ayant jamais utilisé reste supérieur à 60%... 
Alors oui, Internet reste "le lieu" de développement préféré des français. Mais la borne ou le photographe sont en train de se refaire une petite santé si l'on en croit les chiffres et le photographe de quartier, laminé par la fin de l'argentique semble enfin parvenir à sortir de l'impasse. 



  

Stockage des photos: le Net à la peine

S'il est plébiscité pour les tirages, le Net souffre d'un énorme manque de crédit quant à la pérennité des stockages photos. Malgré les efforts déployés par les acteurs du secteur, le photographe numérique préfère toujours, et de loin, son disque dur externe aux sites de stockage ou de partage. 



Source : SIPEC
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